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Voici un cours sur l’évolution de la Nomenclature des animaux, des bestiaires médiévaux à Buffon. Il fallait présenter les réponses à la thèse de Descartes exprimée dans le sujet d’examen « Les animaux sont-ils des machines ? ». Nous verrons la réponse de La Fontaine, celle de Buffon, avec un point sur les castors ; enfin celle de Rétif de la Bretonne à Descartes et à Buffon. Nous terminerons sur quelques exemples d’animaux sociaux.
Documents 1. Les bestiaires médiévaux
Brunetto Latini, Le Livre du Trésor (1266).
Ce livre est un des « bestiaires médiévaux », qui s’efforcent de recenser tous les animaux existants, y compris ceux qui n’existent pas en Europe.
« Ypotame est un poisson qui est appelé cheval d’eau parce qu’il naît dans le fleuve du Nil. Son dos et ses crins et sa voix sont comme ceux d’un cheval et ses sabots sont fendus comme ceux du bœuf, ses dents sont comme celles du sanglier ; et il a la queue retroussée ; il mange le blé des champs et il va à reculons pour éviter les pièges des hommes ; quand il mange trop et qu’il s’aperçoit qu’il s’enfonce (pour avoir trop mangé), il s’en va sur les roseaux nouvellement taillés, jusqu’à ce que le sang sorte par ses pieds en grande quantité ; il guérit de cette manière de sa maladie. »
L’hippopotame dans un bestiaire médiéval.
© Valenciennes, Bibliothèque municipale, ms. 320, fol. 116r
– Voir 3 illustrations imaginaires de l’hippopotame dans cet article
Exemple de la « Licorne »
☞ Article & vidéo « À l’origine de la licorne, le rhinocéros », Elsa Mourgues, avec entrevue de Bruno Faidutti, auteur de Licornes ! Métamorphoses d’une créature millénaire (2022). Durée : 4 min 30. Une exposition « Licornes ! » est proposée par le musée de Cluny à Paris, de mars à juillet 2026.
Document 2. Jean de La Fontaine, Fables, Livre IX.
Extrait du « Discours à Madame de la Sablière »
« […] Ce fondement posé ne trouvez pas mauvais,
Qu’en ces Fables aussi j’entremêle des traits
De certaine Philosophie
Subtile, engageante, et hardie.
On l’appelle nouvelle. En avez-vous ou non
Ouï parler ? Ils disent donc
Que la bête est une machine ;
Qu’en elle tout se fait sans choix et par ressorts :
Nul sentiment, point d’âme, en elle tout est corps.
Telle est la montre qui chemine,
À pas toujours égaux, aveugle et sans dessein.
Ouvrez-la, lisez dans son sein ;
Mainte roue y tient lieu de tout l’esprit du monde.
La première y meut la seconde,
Une troisième suit, elle sonne à la fin.
Au dire de ces gens, la bête est toute telle :
L’objet la frappe en un endroit ;
Ce lieu frappé s’en va tout droit
Selon nous au voisin en porter la nouvelle ;
Le sens de proche en proche aussitôt la reçoit.
L’impression se fait, mais comment se fait-elle ?
Selon eux par nécessité,
Sans passion, sans volonté :
L’animal se sent agité
De mouvements que le vulgaire appelle
Tristesse, joie, amour, plaisir, douleur cruelle,
Ou quelque autre de ces états ;
Mais ce n’est point cela ; ne vous y trompez pas.
Qu’est-ce donc ? une montre ; et nous ? c’est autre chose.
Voici de la façon que Descartes l’expose ;
Descartes ce mortel dont on eût fait un Dieu
Chez les Païens, et qui tient le milieu
Entre l’homme et l’esprit, comme entre l’huître et l’homme
Le tient tel de nos gens, franche bête de somme.
Voici, dis-je, comment raisonne cet Auteur.
Sur tous les animaux enfants du Créateur,
J’ai le don de penser, et je sais que je pense.
Or vous savez Iris de certaine science,
Que, quand la bête penserait,
La Bête ne réfléchirait
Sur l’objet ni sur sa pensée.
Descartes va plus loin, et soutient nettement,
Qu’elle ne pense nullement.
Vous n’êtes point embarrassée
De le croire, ni moi. Cependant quand aux bois
Le bruit des cors, celui des voix,
N’a donné nul relâche à la fuyante proie,
Qu’en vain elle a mis ses efforts
À confondre, et brouiller la voie.
L’animal chargé d’ans, vieux Cerf, et de dix cors,
En suppose un plus jeune, et l’oblige par force,
À présenter aux chiens une nouvelle amorce.
Que de raisonnements pour conserver ses jours !
Le retour sur ses pas, les malices, les tours,
Et le change, et cent stratagèmes
Dignes des plus grands chefs, dignes d’un meilleur sort !
On le déchire après sa mort ;
Ce sont tous ses honneurs suprêmes.
Quand la Perdrix
Voit ses petits
En danger, et n’ayant qu’une plume nouvelle,
Qui ne peut fuir encor par les airs le trépas ;
Elle fait la blessée, et va traînant de l’aile,
Attirant le Chasseur, et le Chien sur ses pas,
Détourne le danger, sauve ainsi sa famille,
Et puis, quand le Chasseur croit que son Chien la pille ;
Elle lui dit adieu, prend sa volée, et rit
De l’homme, qui confus des yeux en vain la suit.
Non loin du Nord il est un monde,
Où l’on sait que les habitants,
Vivent ainsi qu’aux premiers temps
Dans une ignorance profonde :
Je parle des humains ; car quant aux animaux,
Ils y construisent des travaux,
Qui des torrents grossis arrêtent le ravage,
Et font communiquer l’un et l’autre rivage.
L’édifice résiste, et dure en son entier ;
Apres un lit de bois, est un lit de mortier :
Chaque Castor agit ; commune en est la tâche ;
Le vieux y fait marcher le jeune sans relâche.
Maint maître d’œuvre y court, et tient haut le bâton.
La république de Platon,
Ne serait rien que l’apprentie
De cette famille amphibie.
Ils savent en hiver élever leurs maisons,
Passent les étangs sur des ponts,
Fruit de leur art, savant ouvrage ;
Et nos pareils ont beau le voir,
Jusqu’à présent tout leur savoir,
Est de passer l’onde à la nage.
Que ces Castors ne soient qu’un corps vide d’esprit,
Jamais on ne pourra m’obliger à le croire […] »
Le poème se poursuit avec l’exemple d’animaux évoqués par le roi de Pologne, dont La Fontaine ne donne pas le nom, et qui sont difficiles à identifier, des « boubacks » ou « bobaques », apparentés au blaireau ou au renard. Puis il propose la fable « Les deux Rats, le Renard et l’Œuf », et conclut sur l’hypothèse qu’il existerait deux types d’âmes, l’une « imparfaite et grossière », commune à l’homme et aux animaux, et « L’autre encore une autre âme, entre nous et les anges / Commune en un certain degré ».
Document 3. Georges-Louis Leclerc de Buffon (1707-1788). Histoire naturelle des animaux (1749-1788).
Buffon, né à Montbard le 7 septembre 1707 et mort à Paris le 15 avril 1788 est un naturaliste, mathématicien, biologiste, cosmologiste, philosophe & écrivain français. À la fois académicien des sciences & académicien français, il participe à l’esprit des Lumières. Il a été salué par ses contemporains pour l’ouvrage qu’il a dirigé, Histoire naturelle, à la fois œuvre littéraire & scientifique. Avec 36 volumes et 3200 gravures, c’est l’ouvrage le plus répandu en Europe au XVIIIe siècle, avec L’Encyclopédie.
« Dans les animaux domestiques et dans l’homme, nous n’avons vu la Nature que contrainte, rarement perfectionnée, souvent altérée, défigurée, et toujours environnée d’entraves ou chargée d’ornements étrangers : maintenant elle va paraître nue, parée de sa seule simplicité, mais plus piquante par sa beauté naïve, sa démarche légère, son air libre, et par les autres attributs de la noblesse et de l’indépendance. Nous la verrons parcourant en souveraine la surface de la Terre, partager son domaine entre les animaux, assigner à chacun son élément, son climat, sa subsistance ; nous la verrons dans les forêts, dans les eaux, dans les plaines, dictant ses lois simples, mais immuables, imprimant sur chaque espèce ses caractères inaltérables, et dispensant avec équité ses dons, compenser le bien et le mal ; donner aux uns la force et le courage, accompagnés du besoin et de la voracité ; aux autres, la douceur, la tempérance, la légèreté du corps, avec la crainte, l’inquiétude et la timidité ; à tous la liberté avec des mœurs constantes ; à tous des désirs et de l’amour toujours aisés à satisfaire, et toujours suivis d’une heureuse fécondité.
Amour et liberté, quels bienfaits ! Ces animaux, que nous appelons sauvages parce qu’ils ne nous sont pas soumis, ont-ils besoin de plus pour être heureux ? ils ont encore l’égalité, ils ne sont ni les esclaves, ni les tyrans de leurs semblables ; l’individu n’a pas à craindre, comme l’homme, tout le reste de son espèce ; ils ont entre eux la paix, et la guerre ne leur vient que des étrangers ou de nous. Ils ont donc raison de fuir l’espèce humaine, de se dérober à notre aspect, de s’établir dans les solitudes éloignées de nos habitations, de se servir de toutes les ressources de leur instinct, pour se mettre en sûreté, et d’employer, pour se soustraire à la puissance de l’homme, tous les moyens de liberté que la Nature leur a fournis en même temps qu’elle leur a donné le désir de l’indépendance » (p. 704). […]
« C’est donc l’homme qui les inquiète, qui les écarte, qui les disperse, et qui les rend mille fois plus sauvages qu’ils ne le seraient en effet ; car la plupart ne demandent que la tranquillité, la paix, et l’usage aussi modéré qu’innocent de l’air et de la terre ; ils sont même portés par la Nature à demeurer ensemble, à se réunir en familles, à former des espèces de sociétés. On voit encore des vestiges de ces sociétés dans les pays dont l’homme ne s’est pas totalement emparé : on voit même des ouvrages faits en commun, des espèces de projets, qui, sans être raisonnés, paraissent être fondés sur des convenances raisonnables, dont l’exécution suppose au moins l’accord, l’union et le concours de ceux qui s’en occupent ; et ce n’est point par force ou par nécessité physique, comme les fourmis et les abeilles, que les castors travaillent et bâtissent ; car ils ne sont contraints ni par l’espace, ni par le temps, ni par le nombre, c’est par choix qu’ils se réunissent, ceux qui se conviennent demeurent ensemble, ceux qui ne se conviennent pas s’éloignent, et l’on en voit quelques-uns qui, toujours rebutés par les autres, sont obligés de vivre solitaires. Ce n’est aussi que dans les pays reculés, éloignés, et où ils craignent peu la rencontre des hommes, qu’ils cherchent à s’établir et à rendre leur demeure plus fixe et plus commode, en y construisant des habitations, des espèces de bourgades, qui représentent assez bien les faibles travaux et les premiers efforts d’une république naissante. Dans les pays au contraire où les hommes se sont répandus, la terreur semble habiter avec eux, il n’y a plus de société parmi les animaux, toute industrie cesse, tout art est étouffé, ils ne songent plus à bâtir ; ils négligent toute commodité ; toujours pressés par la crainte et la nécessité, ils ne cherchent qu’à vivre, ils ne sont occupés qu’à fuir et se cacher ; et si, comme on doit le supposer, l’espèce humaine continue dans la suite des temps à peupler également toute la surface de la terre, on pourra dans quelques siècles regarder comme une fable l’histoire de nos castors » (p. 707).
☞ « Un barrage au bon endroit : en Tchéquie, une poignée de castors soulagent les finances publiques ». Article de Courrier international.
Vidéo sur les castors bâtisseurs :
Document 4. Nicolas Rétif de La Bretonne (1734-1806), Monsieur Nicolas (1796-1797). Première époque. Édition de la Pléiade, p. 100.
Il s’agit d’une autobiographie plus ou moins romancée subdivisée en dix « époques ». Voici un extrait de la première, dans laquelle Rétif relate une anecdote dont il a été témoin, qui lui permet de répondre à Descartes et même à Buffon.
« Un soir, que la journée avait été brûlante, je laissai paître mon troupeau à la fraîcheur. J’étais d’abord monté sur le pommier sauvage ; mais, le jour baissant, j’en descendis et je m’assis au pied de l’arbre. J’étais à peine tranquille, que j’entendis les cris aigus d’un jeune cochon. Effrayé, je remontai sur l’arbre, et, au même instant, j’aperçois au pied un loup qui semblait me menacer ; et, à vingt pas plus loin, un combat qui m’étonna ! La mère-truie était accourue au secours de son marcassin (car il était presque noir comme le sanglier son père) ; elle s’était jetée sur le loup ravisseur, et, d’un coup de groin, elle l’avait lancé en l’air à plus de dix pieds. J’étais ravi ! mais je n’osais descendre, à cause du loup qui gardait le pied de l’arbre, l’œil étincelant. Cependant, je criais : « Au loup ! » de toutes mes forces. On m’entendit de la maison ; les chiens, qui s’y étaient rendus pour boire, arrivèrent les premiers, et Friquette m’eut bientôt délivré de mon assiégeant. L’autre loup, qui avait attaqué le cochon, était au-delà du champ de blé qui bordait la prairie, assis et regardant ce qui se passait. Les deux mâtins le galopèrent, tandis que Friquette, attachée à son camarade, lui faisait sentir sa dent aiguë. Je descendis alors. Mon père arrivait avec son fusil ; les garçons de charrue avec des fourches de fer à épandre le fumier. Un des loups, celui qui m’avait assiégé, avait adroitement donné le change à Friquette, en passant devant l’autre loup, sur lequel la chienne s’était jetée, et il était revenu, voyant les chiens s’éloigner. Mais, contre son attente, il trouva mon père, qui le tira si heureusement, qu’il lui cassa une patte. Le vieux loup voulut fuir alors ; mais il fut rencontré par les deux mâtins qui s’en revenaient, et qui le retinrent assez pour donner à mon père et aux garçons de charrue le temps de le joindre ; ils l’assommèrent. Mon père le jugea anthropophage ou prêt à le devenir. Il fit observer la sagacité de ce loup gris, qui avait exposé le jeune loup en l’envoyant à l’assaut, tandis qu’il se tenait à l’écart. Ce qu’il y a de vrai, c’est que le jeune loup était un imprudent d’attaquer un cochon ; s’il avait pris un agneau, je ne m’en serais pas aperçu, et j’aurais perdu, pour la première fois, une de mes ouailles. Je ne dois pas omettre la scène qui se passa lorsque la mère-truie eut délivré son petit : tout le troupeau de cochons, composé alors de trois ventrées complètes moins un, c’est-à-dire de trente-trois, se mit en rond autour du blessé, les plus jeunes en dedans, les plus gros en dehors, et ils se mirent à répondre à ses plaintes par un grognement si semblable à une conversation, que j’en fus frappé ! Je ne doutai pas alors qu’ils ne le consolassent. La mère était en dehors du cercle, le poil hérissé d’une manière horrible, et poussant de temps en temps une sorte de soupir qui avait quelque chose d’effrayant. L’impression que fit sur moi cette scène singulière a été profonde, et elle m’a toujours, depuis, éloigné du système de Descartes, si mal à propos renouvelé par Buffon, qui n’a que trop souvent sacrifié la vérité à la crainte de la Sorbonne, dans son éloquent et mauvais Discours sur la nature des Animaux ; quoiqu’il revienne ensuite aux vrais principes dans sa courte Histoire du Castor. Comme nous nous en retournions, Friquette revint de la poursuite du jeune loup, le corps rempli d’épines, que mon père arracha : ce qui prouvait qu’elle s’était accolée avec l’ennemi. »
Documents 5 : phénomènes de comportement social chez différents animaux.
1. Nids collectifs d’oiseaux :
– Le nid du républicain social (« philetairus socius » ; « sociable weaver » (= tisserins)) peut accueillir jusqu’à 500 habitants. À ne pas confondre avec d’autres sortes de tisserins, dont l’habileté à tisser des nids avec leur bec donne lieu à de nombreuses vidéos bluffantes.
Nid de républicain social (Philetairus socius ; sociable weaver).
© Lionel Labosse
– le guêpier à front blanc (« merops bullockoides » ; « White-fronted bee-eater » en anglais) vit en colonies de nids creusés sur les rives de l’Okavango (Namibie) par exemple (ci-dessous).
Guêpier à front blanc, habitat collectif, Okavango.
© Lionel Labosse
2. Les bancs de poissons
Wikipédia : « Un banc est un groupement important de poissons de la même espèce qui se déplacent ensemble, sans hiérarchie. Il correspond à un comportement d’agrégation. Le terme « banc » désigne surtout les groupements de poissons, mais par extension, il peut également désigner ceux de calmars, de copépodes, de méduses, etc.
À la différence d’autres structures sociales, il n’existe aucune hiérarchie dans un banc : le poisson qui mène le groupe dans sa nage est simplement celui qui se trouve le plus à l’avant. Lorsque le banc de poissons change de direction, chaque poisson se tourne, et se met à suivre le poisson qui le précède immédiatement, et le poisson qui se trouve alors le plus en avant prend spontanément (et provisoirement) la tête du groupe, cette structure étant permise par l’existence d’un système sensoriel, la ligne latérale. »
3. Nuées d’oiseaux (murmuration) (Wikipédia)
« Une agrégation désigne un regroupement plus ou moins temporaire d’animaux grégaires. Lorsque ce regroupement a tendance à devenir permanent et développe de nombreuses relations sociales, il s’agit d’une société animale.
Quand l’agrégation concerne des oiseaux, l’éthologie comportementale parle de nuée, voire de ronde ; certains phénomènes impressionnants de vols de nombreux oiseaux qui décrivent des figures dans le ciel sont appelés murmuration (anglicisme). Il s’agit principalement de l’étourneau.
Lorsqu’il s’agit de poissons, on parle de banc. Certains insectes se rassemblent en essaims. Lorsque des mammifères s’attroupent, il s’agit d’un troupeau. On parle alors d’espèce sociale.
Une espèce est dite sociale lorsqu’elle présente une communication réciproque de nature coopérative. Cette communication est définie comme l’ensemble des actions individuelles qui influencent la probabilité d’apparition d’un comportement chez un autre individu
4. Structures sociales : eusocialité (Wikipédia)
« L’eusocialité est un mode d’organisation sociale chez certains animaux suivant lequel un même groupe d’individus vivant ensemble est divisé en castes d’individus fertiles et non fertiles.
Les individus fertiles sont chargés de la reproduction tandis que les autres s’occupent de les nourrir et de les protéger, accordant ainsi aux petits, plus nombreux, une plus grande chance de survie. À long terme, le fait que tout individu du groupe travaille pour la colonie et non pour lui-même engendre un superorganisme, par exemple, une fourmilière. Les blattes ou les locustes, bien que grégaires, ne sont pas eusociaux. »
☞ Vidéo de 23’ qui évoque différents types de comportements sociaux chez les animaux, notamment les bancs de poissons et les nuées d’étourneaux, en retraçant l’historique des tentatives d’explications scientifiques.
Ces différents scientifiques ont du mal à trancher la question de l’animal-machine. Le sens de la vue est évoqué, mais l’ouïe est oubliée. Lorsque le youtubeur utilise le mot « unisson », cela m’a fait penser aux phénomènes de synchronisation des métronomes, qui font partie je pense des phénomènes de résonance. Quand cent métronomes se mettent à l’unisson mécaniquement, on retrouve les « horloges » de Descartes, et la question n’est pas tranchée : si les poissons et les étourneaux sont mus par des phénomènes purement physiques, alors ils sont comme ces métronomes, des animaux-machines !


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