NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Marc Gabriel Draghi est un des brillants trentenaires qui œuvrent dans la réinfosphère de la dissidence, catégorie économie géopolitique. Son parcours est expliqué dans cet article de Géopolitique Profonde. J’ai retrouvé dans mes archives la première mention de cet anti Mario Draghi dans mon « journal de la chute & décadence du national-covidisme » à la date du 13 novembre 2022, lors de la parution de son précédent opus sur le « great reset ». J’avais chroniqué cette émission : « Monnaies numériques : la fin du cash et de la vie privée ? » – Poléco n°363. Voici mon commentaire : « Vers la 7e minute, ce dernier évoque brièvement l’étymologie de « numismatique », la monnaie. Je fais des recherches dans mes livres (on ne peut pas trouver ces infos sur Internet pour l’instant) et j’apprends qu’effectivement la racine commune à « nomade », « numismatique », « binôme », « astronomie » ou « autonome » est le verbe grec nemein, partager, en particulier « attribuer à un troupeau une partie de pâturage », d’où nomos, « ce qui est attribué en partage ». Au passage, l’accent circonflexe est une « fantaisie orthographique, non justifiée par l’étymologie » (Dictionnaire étymologique du français, Le Robert, éd. 1991). »
Cette vidéo est représentative du nouveau livre de Marc Gabriel Draghi. Comme de nombreux savants passionnés d’un savoir cryptique, on est séduit par sa faconde nourrie par une culture humaniste, mais à moins d’être au niveau, comme ses deux interlocuteurs dans l’émission, on est incapable de suivre. Cela a été mon cas en lisant son livre. Pendant la lecture, j’ai l’impression de comprendre, mais j’aurais du mal à résumer l’idée, d’où cet article qui ne contiendra pas d’explications, mais des extraits significatifs, pour pallier ma mémoire défaillante. J’avais rencontré l’auteur dans les locaux de GPTV, entre deux émissions ; il m’avait offert ce livre.
Le livre s’ouvre sur la citation de l’Apocalypse de Jean dans la version Bible du Semeur, que j’ai exposée dans mon cours sur Les Animaux fantastiques, mise en rapport avec les allusions de macron à la « bête de l’événement ». L’auteur a de la suite dans les idées, car il faisait déjà référence à cela dans cette émission de 2022.
La bête de la terre marque les habitants de son chiffre (vers 1400), Apocalypse flamande.
© Wikicommons / BNF
Extraits
Avant-propos. « L’intelligence artificielle (IA), avec son potentiel de transformer chaque secteur de la société, incarne à la fois une promesse d’avancée sans précédent et une menace existentielle pour l’humanité. Dans des fictions dystopiques comme 1984 ou Blade Runner où la technologie est utilisée pour oppresser (sic), on peut craindre que l’intelligence artificielle, combinée à l’explosion des données, façonne un avenir où notre liberté individuelle serait étouffée par une surveillance constante et intrusive ainsi qu’un contrôle algorithmique incessant. Les monnaies numériques de Banque centrale (CBDC) émergent ainsi comme un pivot central du monde d’après, fusionnant les pouvoirs de l’argent et de l’information dans une infrastructure capable de redéfinir les rapports de force à l’échelle mondiale » (p. 12-13).
I Qu’est-ce que la monnaie ?.« Car, comme nous allons le voir, les monnaies numériques de Banque centrale visent finalement à détruire le concept de nomisma (ce qui provient de la loi) et, avec lui, le nomos ». Note : « Le nomos (du grec) νομός désigne la loi, la norme ou l’ordre établi dans une société, souvent en lien avec les coutumes, les règles morales ou juridiques qui régissent les comportements collectifs » (p. 32).
II Le Bitcoin et les débuts du narratif CBDC. « Là où l’on devrait ramener nos systèmes économiques et financiers vers un Peu de concret et les faire pencher davantage vers le travail véritable (création de valeur ajoutée), cette technologie (véritable révolution technologique en matière de système de paiement) nous pousse vers une fuite en avant sur la question monétaire, soit en direction de la numérisation et de la virtualisation du monde.
De ce constat, il ressort que le mécanisme financier du bitcoin est d’une simplicité désarmante : une performance hors norme… ne reposant sur rien de tangible. Certains objecteront que sa valeur provient justement de la technologie blockchain, souvent présentée comme une révolution à part entière.
Mais cet argument mérite d’être nuancé — nous y reviendrons plus loin, en abordant la question de sa fiabilité, ainsi que le rôle central de la fonction de hachage SHA-256. À vrai dire, le problème principal, et donc de fond du bitcoin et des cryptomonnaies en général, repose sur la nature même de cet actif.
Contrairement à l’or, auquel il est souvent comparé, le bitcoin ne possède aucune valeur intrinsèque et sa reconnaissance demeure loin d’être universelle.
De plus, de manière encore plus concrète, l’accès à un bitcoin nécessite de l’électricité, une connexion Internet et une plateforme d’exchange pour pouvoir acquérir un portefeuille électronique, désigné plus communément comme un wallet, un code d’accès à celle-ci, etc., ce qui ne facilite pas son « universalisation ». On peut donc d’ores et déjà affirmer objectivement que ce n’est pas simple de « posséder » un bitcoin, à la différence d’une pièce d’argent métal que l’on a dans la poche. De même, ces cryptos, que l’on qualifie abusivement de monnaies, ne sont en aucun cas des monnaies au sens légal du terme. Il serait même plus approprié d’utiliser les termes cryptoactifs, car ces « coins » (pièces de monnaie numériques en français) s’apparentent plus à des actions ou à des produits obligataires qu’à une véritable monnaie. De surcroît, même celles qui se disent éthiques et vertueuses sont créées uniquement pour la spéculation. Le qualificatif « monnaie » accolé au mot « crypto » vise depuis plus de quinze ans à subvertir le concept de monnaie et à habituer le grand public à cette conception viciée de l’objet monétaire. L’objectif étant de préparer les esprits à la digitalisation de la monnaie.
Ce que certains qualifient de cryptomonnaie, comme le bitcoin, ne présente pas les caractéristiques d’une véritable convention — c’est-à-dire un accord de volonté entre parties créant ou modifiant des obligations juridiques. Détenir un bitcoin ne relève en rien d’une norme impérative, autrement dit d’une règle de droit contraignante. On n’est donc pas en présence d’un objet monétaire au sens légal du terme. C’est précisément cette absence de fondement légal et conventionnel qui explique pourquoi il reste difficile d’acheter son pain ou de payer ses impôts avec du bitcoin, malgré l’adhésion de certains acteurs – comme l’État du Salvador – à ce type de pratique. Par ailleurs, l’extrême volatilité du bitcoin empêche d’en faire une unité de mesure fiable.
Pour aller droit au but : le bitcoin repose sur un mécanisme proche d’un schéma de Ponzi, ne fonctionnant que par la confiance d’une communauté restreinte. Cette notion de communauté reste au cœur de la majorité des projets en cryptomonnaies. Dans la grande majorité des cas, il suffit que les investisseurs continuent d’alimenter la machine jusqu’à ce que la musique s’arrête. Il s’agit, au fond, d’une vaste pompe à liquidités, un transfert de richesse quasi unilatéral vers ceux qui ont émis le token (jeton) et levé les fonds, lors d’une ICO. Aucune réalité économique ou financière tangible ne soutient ces cryptomonnaies : leur « valeur » repose uniquement sur la croyance de ceux qui les achètent et sur le gain espéré via un effet de levier. Comme à la roulette ou au poker, certains peuvent gagner..., mais à la fin, c’est toujours le Casino qui rafle la mise. Le véritable bénéficiaire reste celui dont le nom figure sur le jeton » (pp. 38-40).
III Les origines du Bitcoin . « Pour commencer, le créateur de la première blockchain – le bitcoin – demeure un parfait inconnu. Selon les rares informations disponibles, il se ferait appeler Satoshi Nakamoto. Ce personnage, réputé être d’origine japonaise, serait un mathématicien, un informaticien, un cryptographe et, d’après certaines rumeurs, un révolutionnaire ! Il aurait même précisé sa date de naissance : le 5 avril 1975. Pourtant, à ce jour, il est toujours impossible de savoir s’il s’agit réellement d’une seule personne… ou d’un collectif. Ce mystérieux Nakamoto, qui n’a jamais donné le moindre signe de vie concrète ni prouvé son existence, serait aussi à l’origine du forum Bitcointalk, première plateforme d’échange de la communauté bitcoin » (p. 49).
« Monnaie numérique et fin du cash
Force est de constater que la blockchain a été mise au service d’un projet visant à supprimer justement l’argent liquide une fois pour toutes. Un article du journal Bloomberg, intitulé « Inside the Secret Meeting Where Wall Street Tested Digital Cash ! », nous apprend qu’une centaine de hauts dirigeants des plus grandes institutions financières anglo-américaines se sont réunis en 2016 dans les locaux new-yorkais de la société Nasdaq. Parmi ceux-ci, on compte des représentants de Citigroup, de Visa, de Fidelity Investments, de Fiserv et de Pfizer. Avec le recul et la crise du coronavirus, on peut, à raison, se poser la question de la présence des dirigeants de Pfizer (entreprise pharmaceutique qui se trouve être le plus grand vendeur de vaccins anti-Covid) à cette réunion » (p. 57).
IV L’institutionnalisation du Bitcoin en marche. « L’institutionnalisation s’est également traduite Par des avancées réglementaires et des initiatives étatiques. À cet égard, en septembre 2021, le Salvador est devenu le premier pays à adopter le bitcoin comme monnaie légale, permettant son utilisation dans les transactions quotidiennes. Cette décision, bien que critiquée par le Fonds monétaire international pour ses risques d’instabilité, a marqué une étape symbolique. Au bout du compte, en 2025, soit 4 ans après, la « Ley Bitcoin » du Salvador s’avère être un échec cuisant, car le bitcoin n’a jamais été utilisé par la majorité des Salvadoriens, d’autant plus qu’il n’a plus cours légal aujourd’hui dans le pays : « Un pari raté pour le président Nayib Bukele, qui avait fait du pays le premier à adopter officiellement le bitcoin en 2021. Le terme de "monnaie" a d’ailleurs été supprimé de l’article 1, qui dispose dorénavant que les transactions en bitcoins doivent être acceptées volontairement par des personnes physiques ou morales. Selon la nouvelle réglementation, l’utilisation du bitcoin dans l’économie dollarisée du Salvador sera facultative, et le secteur privé sera libre d’accepter les paiements en cryptomonnaie pour les biens et les services. Les commerçants ne sont plus obligés de convertir les prix en dollars en cryptomonnaie. » C’est ce qu’a révélé le journal Le Figaro dans un article publié en février 2025 » (p. 67).
V BlackRock et le minage de BTC. « Cette stratégie s’inscrit dans la vision large du bitcoin de BlackRock car, en capitalisant sur le secteur du minage, le Rocher noir table sur l’explosion du marché (qui est totalement sous son contrôle), tout en consolidant son influence dans l’écosystème du bitcoin. La firme de Larry Fink profite également du fait que, depuis 2020, le phénomène bitcoin a encore pris de l’ampleur. Sa démocratisation et son institutionnalisation par Wall Street sont presque similaires à l’adoption du christianisme comme religion d’État dans l’Empire romain sous Constantin… » (p. 78).
VI La religion New Age Bitcoin. « Initialement conçu comme une monnaie numérique décentralisée, il a transcendé son rôle de simple outil financier pour devenir un phénomène culturel, social et, pour certains, quasi religieux. Derrière son infrastructure, reposant sur la cryptographie, l’informatique et Internet, le bitcoin fédère surtout une communauté mondiale autour de croyances, de pratiques et de symboles qui évoquent les caractéristiques d’un culte naissant. Et c’est cet aspect religieux du bitcoin que l’on peut qualifier de bitcoinisme. Alors, on peut remarquer, dans ses dynamiques communautaires, ses rituels et les tensions qui émergent de son évolution, qu’il ressemble à une sorte de secte New Age (avec ses gourous, ses adeptes, ses convertis tardifs, ses déçus, ses opposants et ses apostats).
À première vue, associer le bitcoin à une religion peut sembler paradoxal, car ce système pseudo-monétaire s’établit sur des technologies modernes (algorithmes de hachage, signatures numériques, réseaux décentralisés) et incarne un rationalisme scientifique hérité du XXe siècle. Pourtant, au niveau politique, le bitcoin dépasse sa dimension technique. Il englobe un protocole, une blockchain, un logiciel (« Bitcoin Core »), un réseau et, surtout, une communauté diverse unie par une vision partagée. Cette communauté, les « bitcoineurs », se fonde sur une confiance collective, non pas en une autorité centrale, comme pour les monnaies fiat, mais en la robustesse présumée des mécanismes techniques et économiques du bitcoin. Cette foi en la pérennité des mineurs honnêtes et en l’acceptation croissante par les commerçants confère au bitcoin un caractère fiduciaire, où la valeur naît de la croyance collective » (p. 81).
« Toutefois, la démocratisation du BTC et son institutionnalisation ont fait voler en éclats ses objectifs et principes éthiques de départ. En 2025, la valeur commune, partagée par 98 % des détenteurs de BTC, est clairement l’appât du gain, l’esprit cypherpunk d’origine étant progressivement remplacé » (p. 83).
X La NSA est toujours là ! « Le bitcoin, bien qu’il ne soit pas totalement anonyme (s’agissant d’un pseudonyme), offre un certain niveau de confidentialité, grâce à ses clés de chiffrement et à son système décentralisé, la blockchain, où les utilisateurs sont identifiés par des adresses pseudonymes. C’est cette caractéristique, au départ, qui a attiré non seulement des investisseurs et des libertariens, mais aussi des acteurs criminels, comme des groupes terroristes, des mafieux, des trafiquants de drogue ou des individus liés à des pays sous sanctions, comme l’Iran. La NSA, dans le cadre de sa mission antiterrorisme, avait prétexté cibler ces groupes, mais son programme allait bien au-delà de la simple analyse des transactions sur la blockchain. Les documents fuités suggèrent que l’agence collectait des informations personnelles sensibles, telles que les adresses IP, les mots de passe et les activités en ligne des utilisateurs par le moyen de son moteur de recherche interne, XKeyscore, capable de surveiller presque n’importe qui sur Internet sans supervision hiérarchique. On retrouve ici la société Palantir, financée initialement par In-Q-Tel (branche d’investissement de la CIA), qui a fourni des logiciels facilitant l’utilisation de XKeyscore, notamment des outils de visualisation pour analyser les vastes données collectées (courriels, réseaux sociaux, historiques de navigation). Ces outils permettent aux analystes de la NSA de cartographier les connexions sociales et idéologiques des cibles identifiées » (p. 109).
XII Le code fait la loi !. Ce chapitre présente la traduction d’un article de Lawrence Lessig rédigé en 1999, publié en 2000, qui fait référence : « Code is Law ». « Cette régulation est en train de changer. Le code du cyberespace aussi. Et à mesure que ce code change, il en va de même pour la nature du cyberespace. Le cyberespace est un lieu qui protège l’anonymat, la liberté d’expression et l’autonomie des individus, il est en train de devenir un lieu qui rend l’anonymat plus difficile, l’expression moins libre et fait de l’autonomie individuelle l’apanage des seuls experts » (p. 120).
« Ce n’est pas entre régulation et absence de régulation que nous avons à choisir. Le code régule. Il implémente – ou non – un certain nombre de valeurs. Il garantit certaines libertés, ou les empêche. Il protège la vie privée, ou promeut la surveillance. Des gens décident comment le code va se comporter. Des gens l’écrivent. La question n’est donc pas de savoir qui décidera de la manière dont le cyberespace est régulé : ce seront les codeurs. La seule question est de savoir si nous aurons collectivement un rôle dans leur choix — et donc dans la manière dont ces valeurs sont garanties — ou si nous laisserons aux codeurs le soin de choisir nos valeurs à notre place. Car c’est une évidence : quand l’État se retire, la place ne reste pas vide. Les intérêts privés ont des objectifs qu’ils vont poursuivre. En appuyant sur le bouton antiétatique, on ne se téléporte pas au Paradis. Quand les intérêts gouvernementaux sont écartés, d’autres intérêts les remplacent. Les connaissons-nous ? Sommes-nous sûrs qu’ils sont meilleurs ? » (p. 128).
Conclusion de Draghi :
« En somme, l’article de Lessig nous invite à une réflexion urgente : voulons-nous un monde où le Verbe, incarné par la loi, cède la place au Nombre, incarné par le code ? Ce choix, spirituel autant que politique, engage l’avenir de l’humanité. À l’heure où les dynamiques de contrôle de l’information s’intensifient, il est impératif de préserver un Internet libre et de défendre la primauté de la loi sur le code pour garantir la liberté humaine face à l’émergence d’un ordre numérique potentiellement totalitaire » (p. 130).
XV La programmabilité des CBDC. « Politiquement, ces outils sont vantés pour leur potentiel à moderniser les politiques monétaires et sociales, avec des annonces comme celle de la Banque d’Angleterre en avril 2025, visant à utiliser les CBDC pour automatiser les aides sociales. Cependant, cette programmabilité soulève des risques majeurs pour les libertés individuelles. La centralisation des données par les banques centrales, combinée à des algorithmes surveillant chaque transaction, pourrait déboucher sur un contrôle sans précédent, notamment si les gouvernements imposent des restrictions arbitraires, comme l’exclusion de certains individus ou groupes pour des raisons politiques ou sociales. En Russie, des tests de rouble numérique en 2024 ont montré des blocages de portefeuilles pour des citoyens opposants, ce qui donne déjà un avant-goût sur la dangerosité d’un tel système. De plus, la collecte massive de données personnelles, souvent stockées dans des systèmes centralisés vulnérables, expose à des piratages ou abus, comme en témoigne la fuite de 12 millions de profils financiers en Inde via Aadhaar, en 2023 » (p. 153).
XIX Les CBDC et les BRICS.
« D’ailleurs, pour avoir une vision plus globale de la tendance à propos des monnaies numériques programmables en Afrique noire, l’article « Africa CBDC » du Fonds monétaire international, dresse une brève synthèse de la situation des pays comme le Ghana, la Zambie, le Kenya, Ouganda, etc. Mais, rappelons-le, après les Bahamas, pays des Caraïbes, c’est le Nigeria (avec son eNaira) qui est le deuxième pays du monde à avoir émis une monnaie numérique de Banque centrale complète au début de l’année 2023, rejoint, depuis, par la Jamaïque et le Zimbabwe.
Le Nigeria a, il est vrai, connu quelques heurts en 2023, suite à l’adoption de son fameux eNaira, mais la situation semble s’être apaisée depuis quelques mois. Et, en 2025, la monnaie numérique de la Banque centrale du Nigeria (CBN), lancée officiellement en octobre 2021, reste en phase d’adoption limitée, malgré des efforts pour stimuler son usage. Le cadre réglementaire, établi dès 2021, inclut des directives strictes sur la conformité KYC, la cyber-sécurité et l’interdiction des transactions non autorisées, avec une intégration au Nigeria Inter-Bank Settlement System, en 2022, pour faciliter les transferts. En 2024, la Banque centrale nigériane a renforcé les normes anti-blanchiment et autorisé les institutions financières à collaborer avec les fournisseurs de services d’actifs virtuels, signalant une approche plus ouverte » (p. 183).
« Pour conclure sur l’état de l’agenda CBDC en Afrique, il convient de rappeler qu’en 2025, certains pays ont même choisi de faire marche arrière. C’est notamment le cas du Kenya, grand pays d’Afrique de l’Est, qui a décidé d’annuler son projet de monnaie numérique, à l’instar de l’Équateur en Amérique du Sud. En 2023, la Banque centrale du Kenya a ainsi reporté le projet à long terme, considérant que les défis structurels – notamment la faible pénétration des smartphones (44 % de la population) et les risques liés à la cybersécurité – ne justifiaient pas, à ce stade, un quelconque bénéfice immédiat pour la population. Si un cadre réglementaire est toujours en cours de préparation, aucun pilote n’a été lancé » (p. 186).
XX Les CBDC et l’Occident. « D’un point de vue technique, des prototypes sont testés en 2025, intégrant l’interopérabilité avec les systèmes bancaires existants et des portefeuilles numériques. Cependant, les défis restent nombreux : résilience, scalabilité, cybersécurité et surtout acceptabilité sociale » (p. 203). L’auteur ne jargonne pas trop, mais ici on a une exception. La « scalabilité » ou « extensibilité » désigne la capacité d’un produit à s’adapter à un changement d’ordre de grandeur de la demande.
Sur Israël, l’auteur ne mâche pas des mots et renonce à toute invitation dans les médias de la mafia :
« Le point sur Israël
En préambule de ce sous-chapitre sur le shekel numérique, il nous faut préciser qu’Israël ne peut être considéré comme une nation véritable, en raison de l’absence de frontières définies, d’une Constitution formelle, d’une économie autonome et d’une armée indépendante, au niveau logistique et opérationnel (armement propre). L’entité Israël est en fin de compte un consortium d’entreprises soutenu par les grandes banques commerciales anglo-américaines et de grands groupes internationaux. Sa création, proclamée à la face du monde en 1948, après les deux guerres mondiales (la Première ayant démantelé les empires, notamment le califat ottoman, et la Seconde ayant été marquée par le massacre important de populations juives et la liquidation des nations européennes), s’inscrit dans une dynamique orchestrée par des puissances financières oligarchiques.
L’entité sioniste terroriste, souvent dénommée, à tort, « État d’Israël », a émergé de l’histoire grâce à des organisations terroristes et criminelles violentes, telles que l’Irgoun, la Haganah et le Betar. Ces organisations ont été réincarnées en services de renseignement et en armée conventionnelle (Tsahal, Mossad et Shin Beth). Il faut souligner, par conséquent, que la majorité des responsables politiques israéliens proviennent d’un milieu terroriste. Ils ne se contentent pas de l’approuver, ils y prennent même part activement.
L’entité sioniste, qui représente aujourd’hui une menace majeure pour la paix au Moyen-Orient, voire pour la stabilité mondiale, poursuit sa stratégie de dissuasion par la nucléarisation, notamment à travers le projet Samson. La communauté internationale, tout comme la majorité des grandes puissances, semble prise en otage par cette entité qui incarne à la fois une vitrine du Nouvel ordre mondial et l’avant-garde de la quatrième révolution industrielle. Il n’est donc guère surprenant de constater ses avancées technologiques, surtout dans le développement de prototypes d’outils de contrôle des populations.
Par ses agressions récurrentes contre le Yémen, le Liban, la Syrie et l’Iran, ainsi que par ses campagnes d’épuration ethnique dans les territoires palestiniens occupés — à Gaza comme en Cisjordanie —, Israël s’impose aujourd’hui comme l’un des principaux laboratoires d’expérimentation des instruments de domination techno-politique propres à la quatrième révolution industrielle » (p. 205).
« Cependant, l’usage du numéraire demeure significatif au sein de certaines franges de la population, notamment les communautés sépharades (sic) de culture arabe ou encore les Israéliens russophones, fortement attachés, par tradition, aux paiements en espèce. Consciente de ces réalités socioculturelles, la Banque d’Israël entend observer de près l’évolution de l’usage du cash avant de trancher définitivement sur l’émission d’une monnaie numérique programmable » (p. 208).
J’ai été étonné de ne trouver dans cette partie aucune mention des déclarations de Yuval Harari
« Le point sur le Royaume-Uni
Ce scepticisme, qui est un véritable changement de cap de la part de la Bank of England, intervient dans un contexte de forte défiance de l’opinion publique britannique envers les monnaies numériques programmables (influencée aussi par le contexte américain et le décret d’interdiction des CBDC pris à la fin janvier 2025 par Donald Trump). Par cette attitude (une énième perfidie), la Banque d’Angleterre privilégierait maintenant une alternative interbancaire. Andrew Bailey a confirmé l’avancement d’une version « de gros » de la livre numérique, destinée aux échanges entre établissements financiers, en expliquant que ce modèle s’inscrit dans une logique de modernisation des infrastructures de règlement, avec un objectif de transparence, de sécurité et de réduction des délais de transaction » (p. 215). Lors de mon dernier séjour à Londres en 2024 j’ai clairement eu l’impression contraire, d’une nation enchaînée par les banksters de la City, au contraire de Prague, visité en 2026.
« Le point sur les États-Unis
C’est donc à ce niveau idéologique que se cristallise une grande partie de la lutte politique autour des
CBDC aux États-Unis. Car si l’État profond, qui structure l’appareil fédéral, relaie le même narratif technocratique que dans les autres grandes puissances, il existe bel et bien une opposition politique réelle, structurée et croissante, qui commence à influencer d’autres sphères à l’échelle internationale.
Vers la fin du mandat de Joe Biden, souvent qualifié par ses détracteurs de président sénile, le gouvernement fédéral s’est montré particulièrement déterminé à faire avancer le dossier des CBDC. Mais, comme pour la question récurrente du plafond de la dette américaine, un large consensus politique était nécessaire – notamment avec un Congrès dominé par les républicains – pour permettre un éventuel déploiement du dollar numérique. Dans ce contexte de défiance, Ron DeSantis a fait adopter, en mai 2023, une loi interdisant l’utilisation des CBDC en Floride, marquant ainsi l’un des premiers actes législatifs d’opposition explicite aux monnaies numériques de Banque centrale sur le sol américain » (p. 221).
« Au final, la décision de lancer un dollar numérique aux États-Unis ne pouvait décidément pas être prise avant 2025 hormis un coup de théâtre spectaculaire, c’est-à-dire un événement de sidération important : guerre, black-out, etc.) La plupart des experts crypto ont pensé qu’il se pourrait bien que, pendant un certain moment, il y ait, sur le territoire américain et dans leur sphère d’influence, une « coexistence » entre les stablecoins et le dollar numérique. C’est au cours de l’année 2025 que ce scénario se précise, car le retour de Donald Trump a changé la donne à court terme. En effet, le projet de dollar numérique est vraiment au point mort aux États-Unis, en raison de la réélection de Donald Trump. Dès janvier 2025, Trump a signé un décret interdisant à la Réserve fédérale de développer une CBDC, arguant que celle-ci menacerait la stabilité financière, la vie privée et la souveraineté nationale. Cette décision s’inscrit dans sa stratégie pro-cryptomonnaies, favorisant les stablecoins adossés au dollar et le bitcoin pour renforcer la domination économique américaine » (p. 223).
XXI Analyse du narratif Bitcoin et de son lien avec les CBDC. « Partout, comme nous l’avons déjà souligné, le bitcoin est brandi comme une menace pour les monnaies fiat et, par extension, pour le pouvoir monétaire des États. En réalité, rien n’est plus faux : l’adoption et l’usage des cryptomonnaies (toutes confondues, au-delà du seul BTC) ne concernent même pas 10 % en moyenne de la population en âge d’effectuer des paiements ou transactions. Et pour-tant, depuis plus d’une décennie, on nous répète le même refrain selon lequel le bitcoin serait la monnaie du futur et concurrencerait les devises souveraines. Rappelons que le premier rapport de la BCE sur le bitcoin date de 2012 ! Depuis, le FMI et les banquiers centraux n’ont cessé d’en faire la promotion, souvent par le biais d’un « bad buzz » médiatique ou d’une couverture massive, présentée comme un « good buzz », alors même que le phénomène est resté marginal » (p. 228).
« Il est manifeste que, depuis la crise des subprimes de 2008 et l’avènement du bitcoin, l’hyperclasse a cherché à promouvoir massivement l’utilisation des monnaies numériques (décentralisées puis centralisées). En effet, la numérisation du monde et l’influence croissante de la technologie de big data/IA (manipulation de l’information) doivent s’imposer aux nations à l’heure de la Grande réinitialisation.
Au final, le bitcoin aura donc (sciemment ou malgré lui) servi de prétexte de marchepied aux banquiers centraux pour imposer les monnaies numériques programmables, sans parler des relents de la révolution technologique de la blockchain sur laquelle reposent toutes ces monnaies numériques de banques centrales.
En termes simples, le Grand récit monétaire qui nous est servi depuis plus de quinze ans peut se résumer ainsi : les monnaies fiduciaires (fiat) en constituent la thèse, les cryptomonnaies (bitcoin, Ethereum, stablecoins, etc.) représentent l’antithèse, et les CBDC en sont la synthèse. L’hyperclasse a donc parfaitement exploité la dialectique hégélienne, accompagnant pas à pas les populations pour amener, même les opposants acculturés sur le plan monétaire – notamment une partie du monde geek – à « collaborer », malgré eux, à la construction de l’infrastructure mondiale des CBDC, outil ultime de contrôle total » (p. 230).
XXII L’identité numérique : base de la quatrième révolution industrielle. « Cette dématérialisation des services publics s’est accélérée à l’échelle mondiale. Au Danemark, NemID (remplacé par MitID) a atteint 100 % d’adoption et est obligatoire pour accéder aux services d’e-gou-vernement. Présenté comme « inclusif », il propose même des solutions adaptées aux personnes âgées.
Ainsi, la crise du Covid-19 a transformé l’identité numérique d’un outil « pratique » en un instrument devenu « indispensable » pour les gouvernements, sous l’impulsion du Forum économique mondial, comme en témoigne l’une des nombreuses conférences de Davos consacrées à ce thème, notamment :
« Le pouvoir des identités numériques », en 2024. »
XXIII Le Green Pass : autopsie d’un échec. « Les mouvements de contestation contre les mesures liées au Covid-19 se sont manifestés dans tout le territoire, de Paris à la Guadeloupe, révélant une profonde appréhension vis-à-vis des politiques sanitaires officielles. À cela s’ajoute l’ampleur des fraudes : en décembre 2021, près de 182 000 faux pass sanitaires [1] avaient été recensés en France, souvent facilités par des cyberattaques ou la complicité de soignants courageux. Le dispositif a rapidement montré ses limites, officiellement incapable d’empêcher la transmission du virus, notamment face au variant Omicron, et générant un faux sentiment de sécurité. Dès mars 2022, le pass vaccinal a été suspendu en France, quelques mois avant que l’UE ne lève toutes ses restrictions de voyage.
L’échec du pass sanitaire et vaccinal, dû à la fois à sa fragilité technique, à une contestation populaire massive et à son inefficacité sanitaire, a mis en lumière la suspicion des citoyens envers la surveillance numérique étatique. Ce constat vaut également pour les monnaies numériques de banque centrale (CBDC). Comme le Green Pass, elles nécessitent une infrastructure technique robuste, une acceptation sociale et une confiance institutionnelle, trois conditions qui font aujourd’hui défaut » (p. 257).
XXIV Une réinitialisation du monde au ralenti. « De nombreux objectifs de ce programme se sont heurtés aux contraintes du monde réel et rencontrent désormais une résistance croissante, soutenue par certaines populations et relayée par des médias alternatifs, qui participent à l’émergence d’une information dissidente face au Grand récit dominant. Peu à peu, les opinions publiques prennent conscience des enjeux politiques et civilisationnels que recouvre cette nouvelle révolution industrielle. Pour autant, l’hyperclasse conserve une carte maîtresse : la capacité de déclencher ou de laisser advenir une grande crise systémique – à l’image de celle du Covid –, un « cygne noir » destiné à forcer l’adhésion des populations. Une telle sidération collective ouvrirait la voie à l’imposition accélérée de l’identité numérique et des monnaies programmables, présentées comme des solutions inéluctables à la crise » (p. 260).
« Sans surprise, les banques commerciales – en particulier les plus petites – redoutent une érosion de leurs revenus et une concurrence directe avec la BCE dans un contexte déjà miné par la rivalité avec les stablecoins américains. Mais, en réalité, l’opposition au projet ne s’exprime pas uniquement sur le terrain financier. Depuis 2023, en effet, une inquiétude centrale agite l’hyperclasse : la perte de contrôle du récit. Les canaux d’information indépendants, désormais largement suivis, relaient un discours critique de plus en plus influent pour mettre en doute les narratifs officiels. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Christine Lagarde ou François Villeroy de Galhau insistent régulièrement sur la survie des espèces, allant jusqu’à rebaptiser l’e-euro en « cash+ » pour rassurer l’opinion publique » (p. 266).
XXVI Palantir : l’œil du big data au service du mondialisme. « En fait, le cœur de l’offre de Palantir réside dans sa capacité à ingérer et analyser des volumes colossaux de données hétérogènes : empreintes digitales, appels téléphoniques, images satellites, relevés bancaires ou encore interactions sur les réseaux sociaux, pour en extraire des informations exploitables. Son logiciel Gotham, doté d’une interface intuitive, permet de cartographier des réseaux invisibles, de détecter des menaces terroristes et même d’anticiper des attaques. Il répond ainsi à un défi historique du renseignement : transformer un flot massif de données en connaissances opérationnelles, sans recourir systématiquement à une intervention humaine » (p. 277).
« Carbyne, comme Palantir, propose ainsi des solutions de surveillance prédictive utilisées, notamment, par le Shin Bet pour monitorer les réseaux sociaux palestiniens et anticiper des soi-disant pré-crimes. Sur le terrain, il s’agit pour Israël de surveiller la population autochtone palestinienne afin d’organiser ces différentes opérations d’épuration ethnique, sans que les Palestiniens soient en mesure de riposter à ces agressions. Human Rights Watch a d’ailleurs souligné les dérives potentielles de ces technologies, pointant la similitude entre une application de Carbyne, utilisée aux États-Unis, et le système chinois SenseNet, employé pour surveiller les Ouïghours dans le Xinjiang. Ce parallèle met en évidence le risque d’exportation de modèles oppressifs sous couvert d’outils de sécurité. Ces solutions, couplées aux contrats conclus avec le complexe militaro-technologique israélien, montrent combien le big data et l’intelligence artificielle servent simultanément des objectifs sécuritaires et répressifs, notamment dans le contexte du conflit israélo-palestinien » (p. 279).
« Encore une fois, Jacques Attali avait prédit ce contrôle numérique totalitaire dans une de ses chroniques de 2013 parues sur son site Internet : « Si l’on veut encore éviter ce monde, et ce qu’il a d’invivable, sans doute est-il urgent d’établir une charte considérant la vie privée comme un élément de la personne, interdisant à qui que ce soit d’en faire usage sans son accord ou celui d’autorités judiciaires. D’établir une réglementation, au moins européenne, instituant et approfondissant le "droit à l’oubli numérique", c’est-à-dire la possibilité pour les internautes de faire effacer leurs données de façon permanente. Cela ne suffira pas. Et reviendra alors aux questions les plus anciennes des démocrates, inquiets des pouvoirs de l’État, de Thoreau à Tocqueville. Et aujourd’hui, il faut ajouter aux États des entités privées bien plus envahissantes. Alors, comme ils le recommandaient, la meilleure défense restera de se débrancher ; le grand luxe sera la déconnexion, l’isolement, l’anonymat. La clandestinité sera le privilège des puissants et des criminels. Et on développera des logiciels permettant de ne résider que furtivement dans les réseaux, d’utiliser des avatars changeants et aléatoires. » (p. 280).
XXVIII Le bimétallisme moderne : la voie pour restaurer la souveraineté monétaire nationale. « Une solution alternative pragmatique et concrète (non parfaite, mais facile à mettre en œuvre dans le cas de la France ou encore de l’Italie) se dégage pour rétablir la souveraineté monétaire des nations : la réintroduction d’une monnaie gérée par l’État, adossée à des métaux précieux (or et argent) dans un système bimétallique modernisé. Ce modèle, qui s’inspire du franc germinal et du bimétallisme d’avant 1914, mais qui est adapté aux réalités actuelles, propose une parité flottante entre l’or et l’argent. Il offre une voie pour libérer les nations de l’usure et préserver ainsi leur indépendance. Pour cela, il nous faudra impérativement sauver la monnaie de Paris, vieille institution fondée par le roi Charles le Chauve en 864 (plus vieille entreprise du monde). Cette institution, qui a été protégée par le pouvoir politique pendant des siècles, est sur le point d’être démantelée par le golem de la Finance, Emmanuel Macron, qui a été le liquidateur de la nation française depuis 2014 (et qui est devenu président en 2017). En effet, depuis une décennie, la Monnaie de Paris est littéralement attaquée par le phénomène de Grande numérisation faisant face à une baisse de son activité principale, la frappe de monnaies courantes, en raison de la dématérialisation des paiements (baisse de 50 % des commandes de l’État en 10 ans) » (p. 288).
« Certains pays montrent déjà la pertinence d’un tel modèle. La Russie, par exemple, qui accumule plus de 2 300 tonnes d’or en 2024 pour contourner les sanctions occidentales, nous enseigne comment l’adossement aux métaux précieux peut devenir un instrument de souveraineté nationale dans un contexte géopolitique tendu. Cependant, il faut le rappeler avec force, la préservation d’une part de monnaie fiduciaire (billets et pièces) est indispensable pour garantir la fongibilité de la monnaie, c’est-à-dire son usage anonyme et non traçable. Contrairement aux CBDC, l’argent liquide échappe naturellement à la surveillance centralisée et protège les libertés fondamentales. L’éliminer reviendrait à livrer les citoyens à un contrôle totalitaire, où chaque transaction pourrait être suivie ou restreinte.
Un système monétaire équilibré, associant monnaie numérique publique et cash, tous les deux adossés à l’or et à l’argent, offrirait à la fois l’efficacité technologique et la garantie des droits fondamentaux » (p. 292).
« Ainsi, pour contrer le projet du Nouvel ordre mondial, les nations doivent impérativement restaurer leur souveraineté monétaire. Cela suppose d’accumuler des réserves stratégiques d’or, d’argent et d’autres métaux rares ou précieux, de nationaliser la création monétaire et de réformer les cadres légaux, afin d’exclure les banques centrales indépendantes du processus et, in fine, de les détruire. Une telle démarche implique également de sensibiliser les citoyens au rôle fondamental de la monnaie comme instrument de liberté et de souveraineté » (p. 293).
« En 2025, la France dispose encore de 2 436,8 tonnes d’or, principalement entreposées dans les coffres de la Banque de France à Paris, à 27 mètres sous terre. Avec un cours d’environ 93 000 € le kilo en mai 2025, ce stock représente une valeur théorique de 227 milliards d’euros. Ce potentiel rappelle que des États ont déjà su financer leur développement sans dépendre de créanciers privés, même dans des contextes de guerre ou de crise. Parallèlement, des alliances internationales pourraient renforcer cette orientation, à l’image des BRICS qui explorent des alternatives au dollar. Un bimétallisme moderne, soutenu par des réserves stratégiques et des partenariats souverains, offrirait une issue crédible face à la domination persistante, mais déclinante du système occidental de l’argent-dette » (p. 294).
Conclusion
« Ce combat contre le chiffre de la Bête est à la fois politique et spirituel. La monnaie, le nomisma issu du nomos, demeure notre arme de pouvoir suprême ; elle ne doit pas être abandonnée. En l’ayant confiée aux banques centrales, les nations ont permis aux marchands du Temple, ces usuriers modernes, de dicter leur destin. Cette caste financière, nomade et apatride, prospère sur la dette et l’asservissement des États. Son projet ultime est clair : esclavagiser l’humanité par une dette éternelle que les peuples porteront jusqu’à leur dernier souffle » (p. 303).
Avant la lecture de ce livre, j’avais repéré cette intervention géopolitique de MG Draghi sur GPTV : « Contrôle & guerre de l’IA, Israël & Charlie Kirk ».
Je termine sur une réflexion personnelle inspirée par les feux d’artifices trumpo-sheitanyaesques actuels au Proche-Orient. Est-ce qu’une solution aux problèmes de privation de liberté que nous posent ces monnaies numériques ne résiderait pas dans la destruction physique des bases de données ? Je suppose que ces bases sont doublées par sécurité, sur deux continents ; reste à détruire les deux. Après tout, si on en est à trouver chrétien de bombarder une école de petites filles, pourquoi avoir des scrupules à détruire un centre de données numériques ?
Au moment où j’achève cet article, MG Draghi intervient sur Tocsin sur une question de géopolitique qui n’a rien à voir avec l’économie : « L’administration Trump fait tout pour enterrer l’affaire Epstein ! »


2 month_ago
68



























.jpg)






French (CA)