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Sur les pâturages de La Ferme Lulu, les vaches Aubrac côtoient les chevaux de Pauline, pour une agriculture en harmonie avec son environnement, ses habitants, la biodiversité.
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Par David Kerhervé Publié le 9 août 2026 à 18h10
Sur des prairies surplombant la rivière qui coule non loin en contrebas, un troupeau de vaches reconnaissables immédiatement : cornes en forme de lyre, pelage couleur froment, les yeux soulignés de noirs, comme l’extrémité des oreilles et de la queue. Pourtant, on n’est pas sur les plateaux de l’Aubrac, mais en Ille-et-Vilaine, au sud de Rennes, à Guichen.
Une ferme diversifiée
C’est ici que Pauline Joulaud a posé son projet : une ferme diversifiée articulée autour d’un élevage bovin conduit en pâturage tournant et d’une activité équine. Une installation hors cadre familiale, et une nouvelle page pour celle qui s’est forgé une expérience en équitation western, discipline issue du travail de ranch et de l’élevage bovin, 10 ans en France ainsi qu’aux États-Unis.
Ces 52 hectares disponibles et son troupeau d’Aubrac cochaient toutes les bonnes cases pour son nouvel objectif : revenir à l’élevage, le sol, les prairies permanentes, sans céréales ni intrants chimiques. Des vaches et leurs veaux élevés grâce à l’herbe et le foin produits sur la ferme, pour une commercialisation d’une viande de qualité vendue majoritairement en direct, dans une logique de valorisation locale.
Ateliers bovins et équins
L’exploitation s’inscrit dans une démarche globale intégrant réduction de l’empreinte carbone, innovation dans les pratiques et la complémentarité entre ateliers bovins et équins. « Mes chevaux sont éduqués pour bouger les vaches », explique la cavalière. « Dissuasifs, ils sécurisent le troupeau. Et si les Aubrac ont du caractère, les chevaux ont toujours le dessus ».

Plusieurs expérimentations sont menées, notamment sur le pâturage hivernal (Bale Grazing) et l’utilisation de bois déchiqueté en litière, avec Collectif Bois Bocage 35. « Par couches successives de 10 cm, le bois est hyper asséchant pour des vaches hyper propres ».
Loin d’être à cours d’idées, Pauline à d’autres projets pour renforcer la résilience du système : plantation d’arbres, de haies bocagères et fruitières, création de mares, diversification des productions et conversion en agriculture biologique.
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