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Le parc naturel de la Narbonnaise vient de lancer une étude qui doit mesurer les conséquences d'un feu de forêt sur les oiseaux et sur leur comportement après le passage du feu.
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Par Antoine Allart Publié le 9 août 2026 à 18h02
Dans le parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée, il faut tendre l’oreille… Depuis le mois de mai 2026, Thomas Pradel, étudiant en Master 1 à AgroParisTech, mène une étude pour savoir ce que devient la biodiversité après un incendie. « Notre étude se concentre sur une population bien précise : les oiseaux », renseigne ce dernier.
Ainsi, pour mener à bien l’étude, Thomas, accompagné de Yanis Vicente, chargé de mission Natura 2 000 au sein du parc naturel, ont placé une quinzaine de micros. « Une moitié est répartie dans les zones sinistrées lors des incendies de l’été 2025, et l’autre moitié dans des secteurs épargnés par les flammes », explique le chargé de mission.

Chaque micro a été placé à un endroit spécifique. « Nous avons travaillé conjointement avec des chercheurs pour définir chaque zone en amont du projet », souligne Yanis Vicente.
Plusieurs étapes nécessaires pour repérer chaque espèce
Ces micros arrivent à capter les sons émis par les oiseaux sur un rayon de 10 mètres. « Plusieurs paramètres rentrent en jeu et peuvent empêcher la bonne lecture des sons », interpelle Thomas. Cependant, plusieurs sons ont déjà pu être enregistrés et récoltés par les deux écogardes. Pour repérer les espèces, Thomas traite informatiquement les informations et les passe dans un système alimenté par de l’intelligence artificielle qui recoupe les sons obtenus avec une base de données collective.

Ces différentes étapes permettent ainsi de repérer les espèces mais pas de mesurer leur population. Pour ainsi dire, l’étude menée ne cherche pas à savoir combien d’animaux d’une même espèce sont présents mais plutôt si une espèce est de retour, ou non, dans une zone sinistrée.
Une étude sur trois ans
L’objectif est ainsi de comprendre pourquoi et comment telle ou telle espèce revient dans une zone incendiée. L’étude se déroule sur trois ans et devrait ainsi permettre de voir à quel moment chaque espèce fait son retour… ou malheureusement si certaines espèces désertent totalement ces secteurs ravagés par les flammes. Au total, « entre 200 et 250 espèces d’oiseaux », sont présentes dans parc naturel de la Narbonnaise. Certaines d’entre elles sont scrutées de près car elles sont rattachées au classement zone Natura 2 000 du parc.
« Pour le moment, nous ne pouvons tirer aucun résultat concret car l’étude vient tout juste de commencer », explique l’étudiant.
Une étude en lien avec le projet QWERTY
Le choix de se focaliser sur les oiseaux a été fait car c’est l’une des catégories d’animaux les plus faciles à repérer. Aussi, les oiseaux sont situés à tous les niveaux de la chaîne alimentaire. De plus, le parc naturel de la Narbonnaise dispose de moyens financiers limités, et l’installation des micros ne nécessite pas un investissement trop important.
L’étude menée par Thomas s’inscrit dans le projet de recherche QWERTY. Ce dernier est un programme scientifique français qui étudie l’impact réel des incendies sur les écosystèmes forestiers et la biodiversité. Ainsi, plusieurs professionnels, dont des écogardes de parcs naturels à l’échelle de toute la France, y contribuent, chacun se focalisant sur une catégorie d’animaux précise.
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