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Plus de 3000 personnes ont pris d'assaut les rues de Saguenay samedi pour participer à la 58e édition des 15 km des Pichous. Malgré un épisode de verglas tôt en matinée, les participants ont profité de conditions météorologiques favorables pour relier Jonquière à Chicoutimi.
L'engouement pour la course à pied ne se dément pas dans la région. Cette année, quelque 2600 coureurs ont pris le départ de cette épreuve mythique, auxquels se sont ajoutés 400 marcheurs.

Lina Tremblay est la présidente du conseil d’administration des 15 km des Pichous.
Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais
Selon la présidente du conseil d'administration de cet événement, Lina Tremblay, la distance de 15 km demeure attrayante pour les sportifs.
C'est un beau parcours descendant qui est assez facile [...] et c'est sécuritaire. On est tout du long sur le boulevard Saguenay, c'est vraiment plaisant et l’effet de la foule t’emporte aussi, explique-t-elle.
Conditions optimales
Si le froid mordant avait corsé l’épreuve l’an dernier, le temps a été beaucoup plus clément cette fois-ci. Avec un mercure près du point de congélation et l'absence de précipitations durant l'effort, plusieurs athlètes disent avoir fracassé des records personnels.

Âgé de 77 ans, Daniel Harvey participait aux Pichous pour la 35e fois.
Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais
Daniel Harvey, 77 ans, est un fidèle au rendez-vous depuis plus de trois décennies. C'est un événement incontournable, le feeling, les gens, c'est merveilleux, confie cet homme qui court encore plusieurs fois par semaine.
Défi de résilience
Au-delà de la performance chronométrée, les Pichous servent de terrain d'entraînement pour certains. Des réservistes du Régiment du Saguenay ont notamment complété le parcours en transportant une charge d'environ 20 kilos sur le dos.

Des réservistes du Régiment du Saguenay ont marché les 15 km avec un sac à dos d’une quarantaine de livres.
Photo : Radio-Canada / Roby St-Gelais
Pour la caporale-cheffe Laurianne Pelletier, ce type d'exercice est commun dans le métier de fantassin, mais il demande une grande force de caractère.
C'est la résilience mentale. Plus que l'effort physique, c'est long et pesant à la longue sur le corps et sur les jambes, souligne-t-elle.
Un doublé pour Pierre-Yves Normandin
Le Jonquiérois Pierre-Yves Normandin a survolé l'épreuve pour une deuxième année de suite. Il a franchi la ligne d'arrivée avec un temps de 47 minutes et 29 secondes.
Bien que l'organisation ait admis que des imprévus peuvent survenir lors d’une telle journée, le bilan demeure largement positif. En gros, je pense que ça a très bien été, les gens ont tous le sourire, a reconnu Lina Tremblay.


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