NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Que ce soit en passant des heures à dévorer des documentaires ou en naviguant sur TikTok, l’artiste textile de Moisie, Laurence Lainesse, puise son inspiration dans une profonde fascination pour l’être humain. Dans l’exposition ICÔNES, ses tapisseries colorées réalisées au crochet rendent hommage à des personnalités queers, féministes et dissidentes qui, à ses yeux, incarnent avant tout le courage d'être radicalement authentiques.
Laurence Lainesse, alias La Laine, ne s’est pas toujours considérée comme une artiste à proprement parler. La travailleuse sociale de profession a découvert le crochet il y a cinq ans. Ce qui n'était au départ qu'un simple passe-temps artisanal est rapidement devenu son moyen d'expression privilégié.
C’est en surfant sur le Web qu’elle a découvert qu’il était possible de faire des tapisseries à l’aide de ce médium. Ça a comme ouvert une porte dans ma tête, confie-t-elle. Aussitôt, j’ai commencé à reproduire des portraits de personnes que j’adore.
Irrémédiablement soi
De Céline Dion, son idole d’enfance, à des icônes queers comme la drag-queen Divine, jusqu'aux figures de résistance culturelle comme l’autrice innue An Antane Kapesh, Laurence Lainesse s'est entourée de modèles forts dans son atelier.

Un vibrant hommage à l'autrice innue An Antane Kapesh, figure de proue de la résistance culturelle et de la décolonisation par la plume.
Photo : gracieuseté de Laurence Lainesse
Elle a rapidement compris que la force de ces personnalités résidait dans leur authenticité, un constat qui a agi comme un véritable moteur dans son propre cheminement vers l'acceptation de soi.
Je me suis pleinement acceptée dans mon identité de lesbienne queer à la mi-vingtaine, partage l’artiste. C’est un peu de rendre hommage à ces personnes qui m'ont vraiment permis d'être qui je suis, d'apprécier la personne que je suis, d'être fière de qui je suis, puis de construire mon identité encore aujourd'hui.
Être queer, finalement, c’est être soi-même, c’est d’apprécier qui on est.
De fil en aiguille
Derrière l’approche profondément intuitive de Laurence Lainesse se cache un investissement colossal. Son portrait de plus de deux mètres de la Septilienne Martine Michel a exigé plus de 300 heures de travail à lui seul. Lors de sa résidence artistique à Guadalajara, au Mexique, il lui arrivait parfois de travailler 12 heures par jour pendant des semaines pour achever certaines pièces.
Au-delà de l'orientation sexuelle, cette collection célèbre des personnalités animées par une authenticité sans compromis.
Photo : gracieuseté de Laurence Lainesse
Pour réaliser ces œuvres monumentales sans succomber au coût exorbitant des fournitures, la créatrice s’appuie sur des matériaux abordables, comme l’acrylique, mais surtout la solidarité de sa communauté.
C'est pourquoi elle dédie son exposition ICÔNES à la regrettée designer québécoise Louise Daoust derrière la marque de maillots de bain Lili-les-Bains. Une rencontre faite sur TikTok, cette dernière l'a toujours encouragée et lui a même légué sa précieuse laine ainsi que ses outils de travail.

Le choix des couleurs vibrantes de ses tapisseries repose sur une approche intuitive. Aux dires de l’artiste, cette sélection de nuances « semble se faire tout seule ».
Photo : gracieuseté de Laurence Lainesse
C’était une personne flamboyante, intense, magnifique.
Aujourd'hui, cet héritage s'intègre dans les créations de l'artiste. À travers chaque maille, Laurence Lainesse ne célèbre pas seulement ses icônes, mais rend aussi un vibrant hommage à l'entraide qui nourrit son art.
ICÔNES sera présentée à l’Espace Foyer de l’Alternative, à Baie-Comeau, du 19 juin au 16 août 2026.


9 hour_ago
24



























.jpg)






French (CA)