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Un jardin communautaire fait face à l’éviction à Regina

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L’Université de Regina veut récupérer et développer un terrain de cinq hectares qu'elle a prêté à l’association South Zone Community Garden durant 40 ans. L'organisme utilisait cette terre pour en faire un grand jardin communautaire.

Cette éventualité planait au-dessus de la tête de l’organisation depuis qu’elle s’est installée sur ces terres. Dès le premier jour, le bail stipulait que nous étions les bienvenus pour cultiver un potager ici, mais qu’un jour, l’Université aurait probablement besoin de ce terrain et que nous devrions partir, lance Dale Hjertaas, président de l’association South Zone Community Garden.

Le bail qui lie le jardin communautaire au terrain prêté vient à échéance en novembre 2026. Après quoi, les jardiniers devront se trouver une autre terre à cultiver.

Il n'y a pas beaucoup d’endroits dans la ville où l'on peut trouver cinq hectares de terrain inoccupé.

M. Hjertaas comprend toutefois la décision prise par l’Université. Il compare la situation à quelqu’un qui lui prêterait sa voiture pour l’hiver et qui voudrait la récupérer par la suite. Je ne lui en voudrais pas parce qu’il veut récupérer son auto.

L'Université de Regina a indiqué à CBC que le site conviendrait mieux à des projets commerciaux et immobiliers.

Jardiner pour combattre l’inflation

Plus de 400 familles profitaient des fruits et légumes cultivés dans le jardin. En 2025, environ une tonne de surplus alimentaires ont été donnés à des banques alimentaires.

Markie Flaterud cultive une panoplie de fruits et légumes avec sa famille pour combattre la hausse constante du coût de la vie.

Markie Flaterud et son fils Avery devant le jardin communautaire.

Markie Flaterud a grandi près du jardin. Attristée, elle refusait de croire la nouvelle lorsqu'elle a été annoncée.

Photo : Radio-Canada / Katie Swyers

Les prix montent en flèche. Mon conjoint et moi avons trois garçons [...] Ça fait donc cinq personnes à nourrir. J’ai consulté leur site web à plusieurs reprises, juste pour vérifier si c’était vraiment vrai [...] Je ne peux pas imaginer que ces terres ne soient plus un jardin communautaire.

Dennis Layrysyn, âgé de 92 ans, y a récolté des fruits et légumes durant les 15 dernières années. C’est là tout le bonheur du jardinage : de l’activité physique et une alimentation saine en cultivant des produits chez soi, a-t-il déclaré.

Dennis Lawrysyn se tient devant le jardin communautaire.

Dennis Lawrysyn se dit très déçu de devoir cesser de jardiner sur ces terres.

Photo : Radio-Canada / Katie Swyers

La parcelle de terre sur laquelle cultive M. Layrysyn héberge quelques rares arbres du jardin communautaire, plantés pour offrir de l’ombre durant les chaudes journées d’été. Ils ont poussé avant la politique de l’association South Zone Community Garden qui interdit de planter des arbres et bénéficient d’une clause de droits acquis.

Il espère que ces arbres resteront à leur place, même après le déménagement du jardin communautaire.

Avec les informations de Katie Swyers

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