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Le corridor de soins de santé en Ontario pour l'Abitibi-Témiscamingue est pleinement de retour, et ce, en permanence, a assuré la première ministre du Québec, Christine Fréchette.
Le sud du Témiscamingue avait subi difficilement l’interruption de cet accès aux services de santé dans la province voisine. Le rétablissement était particulièrement important pour le secteur du Témiscamingue où, plus tôt cette année, Santé Québec avait aussi affirmé vouloir rendre les services de soins en anglais plus accessibles.
« Santé Québec s'inscrit dans la continuité de ce qui prévalait jusqu'au moment de la suspension et on ramène ça de manière permanente. Ce n'est donc pas une mesure transitoire, c'est permanent », a mentionné Mme Fréchette jeudi matin lors de son passage à l'émission Des matins en or.
« Ça permet à des gens d'avoir accès à des soins à plus grande proximité pour ceux aussi qui veulent des soins en anglais. Je sais que ça répondait aux besoins de la population », a-t-elle ajouté.
Fiscalité régionale et redevances
Par ailleurs, le déséquilibre fiscal entre l'Abitibi-Témiscamingue et le reste du Québec fait partie des éléments que souhaite corriger la première ministre.
« Je le vois dans les chiffres, vous contribuez énormément au produit intérieur brut du Québec, et puis en termes d'investissements, vous ne récupérez pas l'équivalent », reconnaît Christine Fréchette.
« Pour moi, il y a un équilibre à rétablir parce que votre contribution est notable et elle va l'être encore davantage parce qu'on est dans une mouvance où les minéraux critiques et stratégiques, toute la planète en parle, poursuit-elle. Tout le monde est à la recherche aussi de joueurs stables et fiables dans ce domaine. Et le Québec, on en est un. »
La chef de la Coalition avenir Québec souligne que l’Europe observe le Québec avec un regard intéressé pour de possibles investissements. Sans s’avancer sur les moyens pour rétablir cet équilibre, Mme Fréchette a réitéré son ouverture exprimée plus tôt ce printemps pour revoir les redevances ou encore de possibles contributions dans la région.
Il faut trouver des mesures qui vont changer la donne pour l’Abitibi-Témiscamingue et les régions minières.
« Je sais que, chez les entreprises, il y a de fortes attentes en matière de réduction des délais et que, dans les communautés locales adjacentes, il y a aussi des attentes. Je pense qu’on peut réussir à trouver un équilibre qui va répondre à l’une et l’autre », estime Mme Fréchette.


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