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Plusieurs politiciens de la Colombie-Britannique critiquent « un rapprochement » entre la cheffe du Parti conservateur de la Colombie-Britannique, Kerry-Lynne Findlay, et le mouvement séparatiste en Alberta.
Mme Findlay s’est rendue vendredi à Calgary pour assister à un dîner de la première ministre albertaine, Danielle Smith, qui rassemblait plus de 2000 membres de son parti afin de parler du référendum en octobre et de l’indépendance de l’Alberta.
Lors de cet événement, la nouvelle cheffe conservatrice a décliné une demande d’entrevue.

La cheffe du Parti conservateur de la Colombie-Britannique, Kerry-Lynne Findlay, était à Calgary vendredi pour assister à un souper de financement du Parti conservateur uni de la première ministre de l'Alberta, Danielle Smith.
Photo : Radio-Canada
Elle a également affirmé au National Post qu’elle maintiendrait la relation économique entre l’Alberta et la Colombie-Britannique si les Albertains décidaient de quitter le Canada.
Kerry-Lynne Findlay a précisé qu’elle comprenait pourquoi l’Ouest canadien se sent aliéné, notamment en raison de l’ancien gouvernement de Justin Trudeau et de ses politiques fédérales qui, selon elle, ont freiné la production et l’acheminement des produits pétroliers et gaziers vers les marchés internationaux.

La première ministre de l'Alberta, Danielle Smith, s'est entretenue avec des membres de son parti lors d'un dîner de collecte de fonds vendredi à Calgary. Elle a affirmé qu'elle voterait pour le maintien de l'Alberta au sein du Canada.
Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh
Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, estime que la cheffe conservatrice préfère se concentrer sur les enjeux d’une autre province, au lieu de se pencher sur les besoins des Britanno-Colombiens.
Il croit que son homologue albertaine utilise le mouvement séparatiste pour obtenir une entente avec Ottawa, notamment pour un prix préférentiel sur la tarification du carbone industriel et un projet de pipeline de pétrole brut vers la côte de la Colombie-Britannique.
Je ne sais pas ce qui doit se produire pour que son parti défende le Canada et les Britanno-Colombiens. Pour insister sur le fait que notre pays est meilleur s'il est uni pour affronter les défis majeurs auxquels nous sommes confrontés, comme la guerre commerciale avec les États-Unis.
L’ancienne première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, a tenu à dénoncer les propos de la cheffe conservatrice.
Je suis rarement en accord avec David Eby, mais là je ne comprends pas pourquoi Mme Findlay est à une soirée de collecte de fonds dans une province qui pourrait déstabiliser le Canada, avoue celle qui a été à la tête du Parti libéral de 2011 à 2017.
Le Parti libéral, devenu BC United en 2023, a été englouti par le Parti conservateur pour éviter de diviser le vote de la droite.
Si Christy Clark comprend pourquoi Kerry-Lynne Findlay veut former une alliance de l’Ouest, l'ancienne première ministre croit qu’il est possible de défendre les intérêts de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de la Saskatchewan sans y intégrer le mouvement séparatiste de l’Alberta.
Ce que les gens veulent entendre, c’est que leur gouvernement va s’occuper de l’économie et qu’il va créer des emplois. Notre première ministre potentielle se demande plutôt comment elle peut rendre l’Alberta heureuse à un moment où la province pense se séparer du pays.
D’après Mme Clark, ce rapprochement avec le mouvement séparatiste de l’Alberta pourrait envoyer le mauvais message aux Britanno-Colombiens, alors que son parti profite d’un élan selon les derniers sondages.
À mon avis, elle a été élue parce que les gens sont en colère contre le NPD et David Eby qui ont tué notre économie et qui sont contre le développement de nos ressources. Je pense qu’elle espère miser sur ça, mais elle pourrait aussi envoyer le mauvais message.
Mais le président de la firme de sondage Research.co, Mario Canseco, pense que les gestes de Mme Findlay seront vite oubliés, puisque le référendum en Alberta doit se tenir en octobre et les élections provinciales en Colombie-Britannique sont prévues en 2028.
Je pense qu'elle peut s'en tirer parce que le référendum en Alberta a lieu avant la fin de l'année. C'est une occasion pour Kerry-Lynne Findlay de faire valoir essentiellement ses compétences en tant que personne qui comprend le fédéralisme, certainement à un meilleur degré que John Rustad ne l'a jamais fait.
Avec des informations de Katie DeRosa


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