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Life 01/08/2026 08:10
En vadrouille ou chez soi, les chaleurs extrêmes ont aussi un impact sur notre capacité à prendre du repos pendant les congés.

Maria Korneeva / Getty Images
« Rester enfermés toute la journée, qui plus est dans le noir, c’est moralement très difficile — encore plus avec un bébé de 12 mois très dynamique », témoigne Ambre.
Un été sous le signe du réchauffement climatique. Alors que la « belle saison » devient de plus en plus anxiogène et que ceux qui passent l’été au travail voient la fatigue s’accumuler à cause des vagues de chaleur successives, les vacanciers aussi doivent s’adapter aux températures.
S’il est plus simple de récupérer et d’adapter nos journées aux chaleurs extrêmes quand on est en congé, les canicules — conséquences de l’activité humaine sur la planète — viennent quand même bouleverser la manière dont nous prenons du repos physique et mental durant les mois les plus chauds de l’année. Chez eux ou en vadrouille, Charles* et Ambre en témoignent auprès du HuffPost.
Tenter de se lever à 5 heures
Au mois de juillet, Charles* avait prévu des vacances sportives : quelques jours de randonnée autour d’un tronçon du GR10, qui va de l’Atlantique à la Méditerranée via les Pyrénées. « C’était un trek alternant les nuits en bivouac et les nuits en gîte. Je devais marcher entre 15 et 20 kilomètres par jour, avec un dénivelé raisonnable », raconte le trentenaire.
Mais son périple tombe en plein durant la canicule du mois de juillet et, sur les sentiers, les températures dépassent parfois les 35 degrés. « Je n’avais pas anticipé qu’il ferait aussi chaud, aussi tôt : parfois, dès 10 heures du matin, le soleil tapait et il y avait peu d’ombre. » D’autant que sur son tracé, de nombreuses sources sont à sec, ce qui oblige le randonneur amateur à marcher avec beaucoup d’eau sur le dos. De manière générale, tout est plus compliqué sur la route : « Mon corps chauffait vite, il fallait faire plus de pauses pour s’hydrater, pour se rafraîchir… »
Les randonneurs autour de lui sont nombreux à choisir une solution drastique : se lever à 5 heures pour commencer à marcher avant le lever du soleil. « J’ai essayé, mais c’était vraiment une épreuve ! D’autant plus qu’avec les températures élevées, difficile de s’endormir avant que l’air devienne plus frais, parfois un peu tard dans la soirée. » Avec la fatigue et un corps qui récupère moins bien avec la chaleur, ce qui devait être un parcours sympathique devient vite dangereux. « J’ai fini par changer mon itinéraire, tout diviser par deux et passer par des chemins plus faciles, dans les vallées plutôt que par les sommets, quitte à rater certaines vues et à être un peu moins dans la nature. »
« J’ai l’impression de gâcher mes jours de congé »
Si Charles a réussi à voir du paysage malgré la chaleur, pour celles et ceux qui passent leurs vacances chez eux, l’angoisse est encore plus forte. Ambre, mère d’une petite fille de 12 mois, s’en inquiète : en cette fin de mois de juillet, elle est en congés pendant deux semaines. « J’ai choisi ces dates en fonction des congés de l’assistante maternelle », explique-t-elle.
Elle se réjouissait du programme qu’elle avait concocté pour elle et sa fille sur cette période. « J’avais fait en sorte que nous ayons une sortie prévue tous les jours. Aller au zoo, à un parc animalier, à l’aquarium, faire des sorties culturelles… » Les températures ne jouent pas en sa faveur. « Ces prochains jours, il pourra faire jusqu’à 38 degrés dans ma région, s’inquiète-t-elle. Ma fille supporte très mal la chaleur et peut très vite faire un coup de chaleur. Donc finalement, tout ce qui est prévu en extérieur doit être annulé, ou reporté au matin assez tôt plutôt qu’en après-midi. Ça demande de tout réorganiser. » Elle se reporte sur des activités d’intérieur, et cherche des endroits où il peut y avoir la climatisation, mais n’a pas encore réussi à « combler tous les trous causés par la chaleur ».
Or, les journées peuvent être difficiles par temps caniculaire. « Rester enfermés toute la journée, qui plus est dans le noir, c’est moralement très difficile — encore plus avec un bébé de 12 mois très dynamique. » Une situation qu’Ambre trouve « assez déprimante ». « Je pense que nous allons beaucoup nous ennuyer. Et j’ai l’impression de “gâcher” mes jours de congé pour ne rien faire au final », déplore-t-elle. « Je n’ai pas pour habitude de rester enfermée chez moi dans le noir toute la journée. J’aime sortir avec ma fille et mon conjoint, prendre l’air en pleine nature. »
Elle s’inquiète aussi que sa fille ne puisse pas suffisamment se dépenser à l’intérieur de leur appartement. « Si ma fille n’est pas suffisamment fatiguée la journée, elle dort très mal la nuit. Et c’est un cercle vicieux. Car au lieu de me reposer durant mes congés et de profiter, je vais m’épuiser. »
*Le prénom a été modifié


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