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Par Tanguy Berthemet, envoyé spécial à Ceuta
Publié le 02/08/2026 à 19h10, mis à jour le 02/08/2026 à 20h57
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Faute de débouché, la plupart des candidats à l’exil ont pris le chemin du retour. Choquée, ébranlée, la population tente de reprendre le contrôle de la ville. Mais les migrants sont l’objet de désaccords, entre partisans de l’accueil et tenants de la fermeté.
Passer la publicitéÀ Ceuta, la Calle Real et ses jolies boutiques est, le samedi soir, un endroit de promenade. Mais, le week-end dernier, la petite rue piétonne avait une tout autre allure. On s’y affronte avec véhémence, entre habitants tendus par le choc migratoire qui, pendant trois jours, a secoué l’enclave. Alvaro, la mèche blonde en bataille, crie sa rage contre le président du gouvernement, Pedro Sanchez. Le jeune homme, qui se dit proche de Vox, le parti d’extrême droite espagnol, fustige moins les migrants qui ont submergé la ville que ses adversaires.
« Ils ne veulent pas comprendre que l’on ne peut pas ouvrir les portes à tout le monde. Si tous les Marocains arrivent, il n’y aura pas d’autres solutions pour nous que de fuir à notre tour », vocifère-t-il, avant d’être repoussé par des policiers casqués. Un peu plus bas, sur la Calle Real, quelques dizaines de manifestants brandissent le poing vers leurs rivaux. Ici, on se dit « de gauche » et « honteux » du traitement subi par les migrants


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