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Des agriculteurs de la région doivent jongler avec des incivilités de la part de citoyens, ce qui a des conséquences sur leur travail.
Certains doivent notamment composer avec des déchets dans leurs champs qui peuvent tuer leurs animaux.
En majorité, ce sont les canettes qui sont un gros problème. Nous, on essaie de faire beaucoup de prévention au niveau de l'UPA là-dessus. Une canette, ça a l'air bien banal de la tirer dans le champ, mais c'est qu’on la ramasse dans les fourrages. Puis, quand elle est hachée par les couteaux pour amenuiser le foin, ça fait en sorte que les vaches l'assimilent, puis survient un décès par la suite, a précisé le président régional de l’Union des producteurs agricoles (UPA) et producteur de bovins, Jean-Thomas Maltais.

Les propriétaires de la Ferme Tournesol ont surpris des gens en train de voler des bleuets dans leurs champs.
Photo : Radio-Canada / Léa Morin-Letort
D’autres producteurs agricoles ont même déjà constaté des vols dans leurs récoltes. C’est le cas à la Ferme Tournesol à Shipshaw. Les propriétaires ont surpris des voleurs dans leur bleuetière, en pleine nuit.
On est arrivés directement sur des gens qui cueillaient à la lampe frontale dans la nuit avec des peignes, puis des bacs. En une heure, si tu es 4 ou 5, tu peux ramasser beaucoup de livres de bleuets. Ce ne sont pas d’immenses pertes, mais, par contre, c'est de l'argent que nous on a travaillé pour, a raconté le responsable de la ferme, Samuel Gogniat.

Une ferme d'Hébertville offre de partager la cueillette de framboises avec ses clients.
Photo : Radio-Canada / Léa Morin-Letort
Bien que des événements de ce genre surviennent, la plupart des agriculteurs désirent continuer de faire confiance aux gens. La ferme Les Moutaines, située à Hébertville, va même jusqu’à offrir de partager les récoltes.
J'ai toujours des gens qui veulent des fruits ramassés, puis je n’ai pas le temps d'en ramasser. Souvent je proposais un échange. Tu en cueilles, tu pars avec ta moitié, moi je garde l'autre moitié. Moi, je vendais ces framboises-là aux gens qui en veulent des cueillies. Au bout du compte, on est gagnant-gagnant. Des fois, je me dis que de travailler avec les gens autour, ensemble dans le fond, on fait partie d'une communauté, a expliqué la copropriétaire de la ferme, Marilou Laprise.


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