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Des mesures de sécurité exceptionnelles sont mises en place par la police de Trois-Rivières autour du chantier de construction de son futur quartier général.
Tous les ouvriers affectés au chantier devront préalablement montrer patte blanche.
Comme il s'agit d'une installation sensible, des contrôles d'identité et d'antécédents judiciaires seront imposés à tous les travailleurs, quelle que soit leur tâche.
Selon les résultats, il pourrait arriver que des ouvriers ne soient pas autorisés à intégrer le chantier ou soient affectés à des tâches ne présentant aucun risque pour l'intégrité des installations.
Le responsable, l’entrepreneur, nous envoie le formulaire complété par l’employé qui va venir travailler sur le chantier accompagné de deux pièces d'identité avec photo, par exemple : permis de conduire, carte d'assurance maladie, passeport. Une fois le document reçu, on le passe dans notre système qui fait la vérification pour savoir les antécédents, l'historique du travailleur et après ça, on prend la décision à savoir s’il peut travailler ici , explique le chef de la police de Trois-Rivières, Maxime Gagnon.
Excavation, fondations, installation des serveurs informatiques ou des caméras de surveillance, ce sera du cas par cas, selon la nature d'une faute passée, s’il y en a. Un vieux délit ramené à la surface pourrait donner lieu à une exclusion du chantier, mais plus probablement, à une restriction des tâches accessibles ou encore à rien du tout.
Les contrôles de sécurité sont déjà en cours. Du personnel policier et civil y est affecté. Pour une même personne, ils seront répétés chaque année. Jusqu'ici, rien à signaler.
Dans le cours des opérations à l'intérieur de l'actuel poste, il faudra composer avec des désagréments provenant du chantier. Par exemple, le bruit. Ainsi, il est prévu, s'il y en avait trop et qu'on ne peut faire autrement, de déplacer l'interrogatoire de suspects vers les locaux de la Sûreté du Québec.
Rien n'est laissé au hasard, étant donné la vocation de l'édifice. Un budget de 400 000 dollars a même été prévu pour contrôler la qualité de tous les matériaux qui entrent.
Dans ce futur poste, tout a été pensé pour harmoniser les différentes phases du travail policier. Chaque chose a sa place pour ne plus se marcher sur les pieds. Par exemple, les salles d'interrogatoire vidéo ne seront surtout pas voisines de la salle d'entraînement au tir.


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