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Le coup d’envoi de la saison estivale 2026 est officiellement donné au parc national de l’Île-du-Prince-Édouard. Pour la deuxième année consécutive, l'entrée sera gratuite du 19 juin au 7 septembre grâce au renouvellement du programme national Un Canada fort.
L’an dernier, la gratuité avait attiré plus de 700 000 visiteurs — un bond de 25 % et un record absolu pour le parc. L'histoire semble vouloir se répéter cette année, alors que 90 % des emplacements de camping affichent déjà complet pour les mois de juillet et d’août.
Lesley Quinn, cheffe de conformité du parc national, s’en réjouit.
On sait qu’on va avoir beaucoup de personnes. Je veux que ce soit encore une autre saison de record breaking!
Toutefois, d'ici le 19 juin, les visiteurs devront payer leur droit d'entrée aux barrières, les dates du programme national n’étant pas parfaitement alignées avec l’ouverture locale.
Un décalage qui suscite l'incompréhension de certains vacanciers arrivés tôt. En visite pour 10 jours sur l’île, Louis Belair, originaire de Gatineau au Québec, a dû débourser 10 $ pour accéder au site avec sa famille pendant une journée.
S'il trouve ce montant plutôt raisonnable , il avoue être perplexe : je comprends mal pourquoi c'est payant pour une dizaine de jours.
Même constat pour Roxanne Cloutier, également du Québec, qui pointe du doigt le manque de clarté de cette mesure transitoire. Si habituellement c'est gratuit et qu'on charge juste pour 10 jours, je pense que ça peut être confondant , estime-t-elle.
Le casse-tête du stationnement
Qui dit gratuité et achalandage record dit aussi défis logistiques, particulièrement pour le stationnement. L'été dernier, le secteur situé entre les plages de Brackley et de Stanhope a enregistré des pointes de 3000 à 4000 véhicules par jour, pour seulement 800 places disponibles. Même constat du côté de Cavendish.
Malgré ces chiffres, Lesley Quinn se montre rassurante, tout en reconnaissant que certaines journées pourraient s’avérer compliquées pour les vacanciers.
Je sais qu’il va y avoir des journées où il n’y aura pas de place, je veux que tout le monde soit flexible et aient des plans alternatifs pour visiter d’autres places.
La responsable appelle au civisme et à la préparation. Elle invite les visiteurs à consulter l'état des stationnements en temps réel sur la plateforme PEI Actual avant de prendre la route. Elle les invite aussi à éviter les heures de pointe. Le pic d'affluence se situant entre 12 h et 15 h, arriver tôt le matin ou en fin d'après-midi est la clé pour trouver une place.

« Il y a beaucoup de places sur l'île, pas seulement dans le Parc national, tu dois être flexible », insiste Lesley Quinn de Parcs Canada.
Photo : Radio-Canada / Marine Ernoult
Pour l’instant, le parc n’envisage pas de créer de nouvelles places de stationnement, indique Lesley Quinn.
On veut protéger le parc premièrement avant de faire un stationnement. On veut garder les arbres, les places pour les animaux, les dunes protégées.
Les options de navettes ou de réservations obligatoires ont été étudiées, mais écartées pour préserver la liberté des vacanciers. Le stationnement en bordure de route reste toléré, à condition de ne pas empiéter sur les sentiers, les lignes blanches ou les dunes.
Pour préserver l'écosystème, l’équipe des gardes de parc sera déployée en effectif complet cet été, épaulée par la GRC et des agents de conservation provinciaux. Le garde Doug Campbell rappelle que des règles strictes sont en vigueur, sous peine d'amendes.

L'été dernier, les gardes du parc ont infligé un grand nombre d'amendes, rapporte le garde Doug Campbell.
Photo : Radio-Canada / Marine Ernoult
Interdiction des flotteurs de piscine
Introduite l'an dernier, l’interdiction des flotteurs de piscine est maintenue. Les matelas, bouées et petits canots ne sont pas conçus pour les vagues et le vent, explique Doug Campbell.
Auparavant, ils représentaient 50 % des sauvetages de nos sauveteurs. L'an dernier, nous n'avons eu aucun incident, se réjouit-t-il.
Il est également strictement interdit de marcher sur les dunes, sous peine d’une amende de 150 $. Quatre passages suffisent à tuer l'ammophile, l’herbe qui stabilise le sable des dunes, provoquant leur effondrement, rapporte Doug Campbell.
De même, l'accès aux falaises de grès instables à Ocean View est interdit en raison des risques d'érosion et de chutes de pierres.
Du 1er avril au 15 octobre, les chiens sont interdits sur les plages pour assurer la tranquillité des baigneurs et protéger la faune, notamment le pluvier siffleur, un oiseau de rivage en voie de disparition dont les zones de nidification sont balisées et inaccessibles. L’amende encourue est de 100 $.

Il est interdit de marcher sur les dunes du parc national de l'Île-du-Prince-Édouard, sous peine d'une amende de 150 $.
Photo : Radio-Canada / Marine Ernoult
Un autre enjeu concerne la vitesse. La vitesse maximale varie entre 40 et 60 km/h, particulièrement près des campings et des traverses piétonnes. Des contrôles radar fréquents seront menés avec la GRC.
Vous êtes en vacances, prenez votre temps et faites attention aux familles qui marchent sur le bord des routes, insiste Lesley Quinn.
Le parc national veut réussir à trouver l'équilibre entre l'accueil de centaines de milliers de vacanciers et la préservation rigoureuse de sa faune et de sa flore. Car, comme le rappelle Lesley Quinn, si les visiteurs aiment tant le parc, c’est d’abord pour sa beauté naturelle.
Avec des informations de Laura Meader


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