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Par Le Figaro avec AFP
Le 30 décembre 2025 à 15h00

1900 «trafiquants» de drogue, allant des petites mains aux donneurs d’ordre, ont également été mis en cause cette année dans le département du Rhône et la métropole de Lyon.
Passer la publicité Passer la publicitéUne quinzaine de points de deal ont été démantelés dans le Rhône en 2025 et près de 2000 trafiquants poursuivis en justice, a annoncé mardi la préfète Fabienne Buccio qui s'est saisie des nouveaux moyens alloués par la loi sur le narcotrafic.
Des petites mains jusqu'aux «donneurs d'ordre», ce sont 1900 «trafiquants» qui ont été mis en cause à Lyon et dans le reste du département en 2025, explique la préfète dans un entretien au site ActuLyon, en précisant qu'il s'agit d'un chiffre stable par rapport à 2024.
La saisie des avoirs criminels liés au trafic de drogues, autre nerf de la guerre, a bondi de 69% par rapport à 2024 pour atteindre plus de 21 millions d'euros en date du 30 septembre 2025, précise-t-elle. La «pression sur les consommateurs» est aussi plus forte, souligne la préfète, avec une hausse de 17% des amendes forfaitaires délictuelles (7944 amendes). Les amendes pour occupation de halls d'immeubles ont également fortement augmenté, de 69% (812 amendes).
Les premiers effets de la loi narcotrafic
Interrogée par l'AFP, la préfecture explique s'adapter «à l'évolution des méthodes des trafiquants», très présents sur les réseaux sociaux et qui développent «techniques de marketing» et «livraison à domicile», rendant le trafic «parfois moins visible dans la rue».
Dans un premier bilan des nouvelles prérogatives offertes par la loi du 13 juin, la préfète rapporte avoir signé 115 «arrêtés d'interdictions d'apparaître sur le territoire», qui interdisent de revenir près de points de deal et permettent notamment d'agir sur les guetteurs, difficiles à traduire en justice. 22 cas de non-respect ont conduit à des poursuites pénales. Autre levier créé dans la loi : sept commerces ont été fermés administrativement à Lyon et Vénissieux pour lien avec le trafic de stupéfiants ou de cigarettes, ou encore du recel.
Enfin en ce qui concerne les expulsions de logements sociaux de familles liées au trafic, Fabienne Buccio explique être intervenue dans une dizaine de dossiers, précisant que les bailleurs ont de leur côté enclenché une cinquantaine de procédures.


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