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Étudiante à l'Université de Calgary, Sabine Lecorre-Moore mène un projet de recherche-création afin de dresser le portrait des personnes qui composent la communauté francophone de Calgary.
Je suis vraiment intéressée à découvrir la diversité de notre communauté et de l’élargir d’une certaine manière, dit-elle. Son objectif est de montrer qu’on vient de partout en tant que francophone. Il y a des gens qui sont à Calgary depuis cinq générations et d’autres qui sont arrivés il y a deux mois.
En plus de la recherche, l’étudiante à la maîtrise à l’Université de Calgary invitait les membres de la communauté à venir se faire prendre en photo. Elle utilisera ces photos pour faire une fresque en tissu.
Cette activité, réalisée en partenariat avec la section régionale de Calgary de l’Association canadienne-française de l'Alberta, se tenait dans la Maison Rouleau, au centre du quartier historique francophone de la ville.
Le lieu est important pour l’auteure du projet. C’est un lieu historique, la maison d’un des deux frères fondateurs de Rouleauville [aujourd’hui Mission], les gens ne connaissent pas, mais c’est important de faire découvrir [cet endroit] pour se réunir dans un milieu qui était le nôtre il y a 100 ans, explique-t-elle.

L'événement se déroulait à la Maison Rouleau, un symbole de la francophonie calgarienne.
Photo : Radio-Canada / Félix Gagné
À Calgary depuis 36 ans, la femme avoue ne pas avoir été intéressée par la francophonie de la ville de prime abord. Elle l’a découverte par le biais de son mari, un anglophone aux origines francophones. Son arrière-grand-père est arrivé ici en 1900, souligne l’artiste.
Les cousines de son mari, dont Suzanne Bourbonnais, sont venues l’aider à organiser l’événement. Alors qu’elle ne s’exprime plus en français, cette dernière explique avoir grandi en parlant français, mais qu’après avoir marié un anglophone, elle n’avait plus autant l’occasion de le pratiquer.
Elle soutient que sa grand-mère était une des fondatrices de l’église francophone Sainte-Famille. D’ailleurs, son identité francophone se vivait beaucoup à travers le lieu de culte. On a perdu contact avec beaucoup de personnes après qu’on ait arrêté d’aller à l’église, explique-t-elle.
Alors qu’elle a grandi à Rouleauville et qu’elle reconnaît que le français fait partie de son patrimoine, elle ne s’identifie plus à la communauté francophone.
Danielle Launière, une participante au projet, exprime qu’il est important pour elle de participer à ce genre de projet. Son mari et elle sont originaires de la région de Québec et ils font partie de la francophonie de Calgary depuis 1974 et on y participe activement depuis.
Je vois tout le chemin qui a été fait depuis 1974, tous les gens qui se sont impliqués et ça continue de pousser pour agrandir les écoles, par exemple.
Elle se réjouit de voir que des immigrants d'autres pays parlent français et s'impliquent dans la communauté. Le pays devrait être bilingue, on a des droits acquis [comme francophone] et c'est pour ça on doit s’impliquer ajoute-t-elle.


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