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Alors que l'hiver s'est installé rapidement sur la Côte-Nord cette année, les entrepreneurs en déneigement font face à une demande sans précédent, mais sont limités par un manque de main-d'œuvre.
À Baie-Comeau, le propriétaire de Travaux Côte-Nord, Samuel Pouliot, entame sa première saison à la tête de sa compagnie de déneigement. Il a été surpris par l’arrivée hâtive de la neige dans la région cette année.
Alors que ses contrats débutaient officiellement le 15 novembre, une tempête a frappé la région deux jours plus tôt. Son tracteur n'avait même pas encore été livré lors de cette première bordée.
La neige est arrivée très tôt cette année, je n'étais pas prêt.

Samuel Pouliot a lancé son entreprise après avoir peiné à trouver un service de déneigement l'an dernier.
Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin
Pour Samuel Pouliot, c'est un besoin personnel qui l’a poussé à se lancer en affaires. L'année dernière, il n'arrivait tout simplement pas à trouver une compagnie pour déneiger le service de garderie de sa conjointe. Constatant le potentiel, il a décidé de créer sa propre entreprise.
Pénurie de déneigeurs
Dès sa première année, son carnet de commandes affiche complet, on refuse des clients, admet-il. À l’avenir, Samuel Pouliot aimerait faire grandir son entreprise et acheter plus de tracteurs, mais il peine à trouver des employés.
Selon ses discussions avec d'autres entrepreneurs, le secteur du déneigement est freiné par le manque d'opérateurs. D’après lui, environ 400 cours résidentielles auraient été refusées cette année.
Un constat partagé par le propriétaire d'Entreprise TRD, Éric Tremblay. Il précise que, malgré la volonté de développer son activité, le contexte économique et l'explosion des coûts incitent à la prudence, surtout dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre.
Avant d'acheter un tracteur, je dois trouver l'opérateur, parce que c'est de plus en plus difficile d'avoir de la main-d'œuvre.

Éric Tremblay affirme avoir signé des contrats de déneigement dès le mois de mai.
Photo : Radio-Canada / Benoit Jobin
Du travail à revendre
Éric Tremblay opère une flotte de quatre tracteurs et assure ne jamais avoir vu de demande aussi forte pour les contrats de déneigement.
J'ai commencé à signer des contrats déneigement au mois de mai. Il faisait 30 degrés dehors, j'étais en bermudas, raconte-t-il, soulignant que les gens, inquiets de se retrouver sans service, ont pris les devants très tôt.
Pour lui, le rythme de travail est effréné. Lors des tempêtes, les journées dépassent facilement la dizaine d'heures. Samuel Pouliot confirme travailler sept jours sur sept, partageant son temps entre le déneigement, l'entretien mécanique et la gestion administrative lorsque la neige cesse de tomber.
Les deux propriétaires demandent à la population d’être patiente et compréhensive durant l’hiver, compte tenu des réalités du métier et des défis auxquels les déneigeurs doivent faire face.
D’après les informations Laurana Genest


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