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  • « C’est comme aller au supermarché » : Tadej Pogacar revient sur son contrôle ...

Tadej Pogacar a remporté un cinquième Tour de France, rejoignant au palmarès les légendes Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Bernard Hinault et Miguel Indurain. Son entrée dans le club des cinq, le Tour d’Espagne, son contrôle antidopage subi en pleine nuit… Il s’est exprimé, ce dimanche soir, quelques heures après son triomphe à Paris.

Propos recueillis par Julien Morin, à Paris - Hier à 23:07 - Temps de lecture :

Tadej Pogacar savourait sa victoire dimanche soir sur les Champs-Élysées. Photo Sipa/Luca Bettini Tadej Pogacar savourait sa victoire dimanche soir sur les Champs-Élysées. Photo Sipa/Luca Bettini

Tadej, que s’est-il passé dans le final de la dernière étape, avec Mathieu van der Poel ?

« On n’a pas vraiment communiqué ensemble, on a juste roulé très fort dans le final. De mon côté, je n’avais plus beaucoup d’énergie, mais je savais qu’il fallait y aller à fond. Je ne gagne pas, mais c’est une super victoire (pour van der Poel), je trouve. »

Qu’est-ce que ça vous fait de gagner un cinquième Tour de France, et donc d’entrer dans l’histoire ?

« Pour l’instant, je veux juste profiter du moment, d’avoir gagné le Tour de France. Que ce soit le premier ou le cinquième, ça m’est égal. Je ne pense pas à l’histoire ou à un club que j’intègre ou même à quoi que ce soit d’autre. Je veux retourner à la maison et profiter des choses simples de la vie. Je suis super fier d’avoir gagné un cinquième tour, mais chacun d’entre eux a une histoire, une émotion, une signification différente. Ils sont tous aussi incroyables les uns que les autres. »

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La Vuelta ? « Aujourd’hui, j’ai envie de vous dire non »

Quels sont vos plans dans les jours et les semaines qui viennent ?

« Je vais rentrer à la maison demain (lundi), déjà. Puis j’aurai des devoirs à faire. J’aurai le Pogichallenge dans ma ville, en Slovénie, le week-end prochain avec des invités spéciaux dont certains viennent du Tour de France. J’aurai aussi des choses à faire pour ma fondation (Fundacija Tadeja Pogačarja). Ensuite, j’espère pouvoir faire des étapes du Tour de France Femmes pour voir Urska (Zigart, sa compagne) courir. »

Allez-vous disputer le Tour d’Espagne (22 août-13 septembre) ?

« Aujourd’hui, j’ai envie de vous dire non. Mais d’ici deux semaines, je pourrai décider. »

Comment vous sentez-vous après trois semaines de course intense ?

« Je dois avouer qu’il est 21h45 et que j’ai sommeil (rires). Mais on a un diner prévu avec l’équipe, les coureurs et les sponsors. On va passer un bon moment ensemble et se raconter ce qu’on a vécu sur le Tour de France. »

« Beaucoup de jeunes arrivent, c’est très bon pour le cyclisme »

Avez-vous senti de la suspicion du fait que vous dominez tant la course ? Notamment en lien avec ce contrôle antidopage au milieu de la nuit ?

« Mon opinion c’est que le contrôle de Jonas (Vingegaard) à 2 heures du matin, c’est fou. Moi, quand j’ai été contrôlé à 5 heures du matin, c’est un peu étrange mais certainement pas le contrôle le plus étrange que j’ai subi depuis que je dispute le Tour de France. On a déjà eu des contrôles bizarres avant les étapes reines de quasiment tous les Tours, avant 7 heures du matin. C’est bizarre, mais ils (les contrôleurs) font leur job. Moi, ça fait partie de ma vie. Quand on frappe à ma porte, maintenant, je pense : ‘’tiens, c’est un contrôle’’. C’est comme aller au supermarché pour moi : ça n’a plus rien d’inhabituel. »

L’année dernière, vous aviez révélé après la course avoir eu des problèmes au genou pendant le Tour de France. Avez-vous eu un souci de santé que vous avez caché cette année ?

« Non, pas du tout, j’ai eu la chance de vivre un super Tour de France. Mais, dans l’équipe, il y a eu quelques problèmes gastriques. Brandon (McNulty) a été malade, Tim (Wellens) ne s’est pas senti très bien non plus. On court pendant trois semaines en peloton, c’est normal que les maladies se répandent vite, mais on a survécu en équipe. C’est dommage que Brandon ait dû abandonner, mais je veux dire que j’ai un immense respect pour toute mon équipe. »

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Vous avez eu une grande rivalité avec Jonas Vingegaard qui a dû abandonner en cours de Tour de France. Il y a des jeunes qui arrivent, vous allez vous battre avec eux, maintenant ?

« Oui, il y a de la rivalité avec les jeunes. (Il se tourne vers Isaac Del Toro, à sa droite) On joue devant la caméra qu’on est amis, mais en réalité on est des rivaux avec Isaac (rires). Non, la nouvelle génération est très forte, je suis content de pouvoir être comme un mentor pour quelqu’un comme Isaac qui est déjà très intelligent. Il y a beaucoup de jeunes qui arrivent, très forts, c’est très bon pour le cyclisme. »

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