Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

«Sur le fil» : les humains au-delà de la fiction

3 hour_ago 31

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Mettant en lumière le quotidien d’un centre d’aide en itinérance, la série Sur le fil, en tournage, suscite de nombreuses attentes du milieu communautaire. Le Devoir s’est entretenu avec certains organismes pour recueillir leurs espoirs et leurs inquiétudes.

« Il y a beaucoup de préjugés à défaire. On espère que Sur le fil va aller au-delà des enjeux de consommation et de santé mentale », mentionne Etienne Desgagnés, responsable des communications pour la Mission Old Brewery, l’une des principales ressources en itinérance au Québec et au Canada. Malgré quelques craintes, il se dit « excité » à l’idée de regarder la fiction qui sera diffusée cet automne à Radio-Canada.

« Ce qu’on constate sur le terrain, c’est que les profils sont de plus en plus variés ; il n’y a pas deux personnes pareilles. Les besoins sont aussi différents », explique Etienne Desgagnés. D’où l’importance de ne pas généraliser, selon lui.

Le bureau de M. Desgagné est situé dans le centre de crise de la Mission Old Brewery à Montréal. Par l’entremise de refuges d’urgence, de services de santé et de logements communautaires, cet organisme vient en aide aux personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir. « Depuis la pandémie, on voit vraiment que l’itinérance se rajeunit, se féminise et se régionalise », précise M. Desgagnés.

« Le milieu communautaire peut être méfiant parce qu’il y a une grosse représentation, particulièrement dans les médias, des personnes en situation d’itinérance comme étant une masse homogène de gens intoxiqués en conflit avec les autorités », explique Pascale Renaud-Hébert, l’autrice de Sur le fil. Elle souligne que les personnages mis en avant dans sa série sont loin des clichés et ont une diversité de bagages et surtout d’histoires.

La scénariste a elle-même été sensibilisée tôt aux réalités des personnes en situation d’itinérance, car ses parents ont fondé il y a 37 ans un organisme communautaire à Saint-Eustache leur venant en aide. Son père s’est lancé en politique quelques mois plus tard, et c’est sa mère qui en tient les rênes depuis.

« Ce qui est vraiment important pour moi, c’est d’humaniser des gens qui sont marginalisés, fait valoir Mme Renaud-Hébert. Je ne me dis pas : “Je dois faire quelque chose qui va avoir une portée sociale”, ça me vient naturellement, car ça fait partie de mes valeurs. »

Avant d’écrire le scénario, Pascale Renaud-Hébert raconte avoir fait une importante recherche, autant sur Internet que sur le terrain. « J’ai écouté beaucoup de témoignages de personnes en situation d’itinérance », dit-elle. Les acteurs ont également rencontré, pour s’en inspirer, les gens qui travaillent au centre d’aide de sa mère.

Rechercher la « sincérité »

« Il faut qu’il y ait une sincérité dans la manière dont les comédiens vont livrer le texte », soutient Eve Ferreira-Aganier, conseillère aux relations publiques et au marketing à l’Accueil Bonneau, une référence en matière d’aide aux personnes en situation d’itinérance.

« Les interventions dans le milieu communautaire, ce sont des relations humaines d’abord et avant tout, ce n’est pas de dire à quelqu’un quoi faire, c’est surtout de travailler sur un lien de confiance », explique Mme Ferreira-Aganier.

Annie Archambault, qui est consultante pour la série, connaît bien cette dynamique, car elle est intervenante de proximité pour les personnes en situation d’itinérance. Elle a pu outiller l’autrice tout au long du processus créatif.

La première saison de la fiction explore entre autres la réalité des femmes et des jeunes issus des centres jeunesse qui se retrouvent dans la rue, ainsi que les contrecoups de la crise du logement. Il allait de soi, selon Etienne Desgagnés, que ce fléau immobilier serait présent dans le scénario, car l’éviction constitue une des principales causes de l’itinérance visible dans la province.

Au Québec, il y aurait plus de 12 000 personnes sans-abri, selon le plus récent dénombrement, mais « l’itinérance, ça ne commence pas quand tu es dans la rue », rappelle Mme Ferreira-Aganier.

La culture, « un vecteur de changement »

« Une série comme Sur le fil, ça peut aller rejoindre des gens qui, d’emblée, n’auraient pas été portés à s’informer sur le sujet », se réjouit Etienne Desgagnés. Estimant que « la culture est un vecteur de changement au Québec », il espère qu’un tel projet engendrera chez les spectateurs davantage de tolérance.

« C’est encourageant qu’on parle des personnes en situation d’itinérance, en s’intéressant aussi à ceux qui interviennent auprès d’eux et les accompagnent », souligne Eve Ferreira-Aganier. « La culture est un reflet de notre société, car il y a dix ans ou vingt ans, on n’aurait jamais pensé faire une série qui traite de ce sujet, estime-t-elle. Ce n’est pas juste un divertissement, ça nourrit des façons de penser. »

Même si les documentaires présentent un reflet plus cru de la réalité du milieu que le feraient des séries de fiction, Mme Ferreira-Aganier est d’avis que ces dernières, étant « plus regardées », peuvent produire un effet plus important. Mais, elle croit qu’il faut faire attention, car « avec une série dramatique, on cherche souvent le drame, alors qu’au quotidien, dans un centre d’aide, il n’y a pas toujours des situations exceptionnelles ».

« Je veux que 80 % [du scénario] soit réaliste et 20 % soit de la télévision. Pour que mon histoire avance, je vais devoir faire des entorses à la réalité », avoue Pascale Renaud-Hébert. Elle estime que la force d’une fiction est justement de faire vivre des émotions aux téléspectateurs.

« La tristesse, la colère, le rejet, l’amour, ce sont des émotions auxquelles on peut se rattacher et à travers lesquelles on peut se reconnaître, peu importe le milieu dans lequel on évolue », dit-elle. Être capable de rire et de pleurer avec des personnages, « c’est aussi une manière de faire œuvre utile », selon l’autrice.

Ensemble, soutenons la réflexion

Média rigoureux et lucide, Le Devoir ne se contente pas de relater les faits.
Nos journalistes vous offrent les clés pour mieux comprendre l'actualité
d'ici et d'ailleurs. En soutenant notre mission, vous assurez la pérennité
d'un journalisme indépendant, exigeant et engagé.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway