NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
C’était une frappe à la fois déchaînée et mesurée, envoyée au filet avec toute la puissance de 90 minutes de tension, mais aussi délicatement placée à l’angle du poteau et de la pelouse. Stephen Eustáquio ne marque pas souvent, mais il a choisi son moment – en quelque sorte.
On ne voit pas bien le cadran dans ce stade, je me fiais aux pauses d’hydratation pour savoir combien de temps il restait… mais quand j’ai marqué, je savais que c’était vers la fin, a affirmé le no 7 canadien après la rencontre.
Chaque personne qui a vu ça se souviendra d’où elle était quand c’est arrivé, a ajouté le défenseur Alistair Johnston.
C’était une frappe salvatrice, surtout. Une frappe qui propulse cette victoire de 1-0 du Canada contre l’Afrique du Sud au panthéon des grands moments de sport canadien, au lieu de le reléguer au cimetière des occasions ratées.
Les modèles statistiques des applications accessibles au grand public, de FotMob à la toute nouvelle Futi, donnent l’avantage au Canada dans la physionomie de ce choc contre l’Afrique du Sud. Les buts attendus, les tirs cadrés, les grosses occasions, les attaques dangereuses… toutes les catégories allaient aux Rouges.

Alistair Johnston (à gauche) avec Stephen Eustáquio (à droite)
Photo : AFP / ETIENNE LAURENT
Toutefois, après 91 minutes, c’était toujours 0-0. Le Canada s’était procuré assez d’occasions pour se mettre à l’abri. Au moins trois phases arrêtées franchement intéressantes en première mi-temps, pour Derek Cornelius, Tani Oluwaseyi et Moïse Bombito, et autant de ratages ou de sauvetages sur la ligne. Cette double tentative d’Oluwaseyi et de Jonathan David, vers la 65e minute, quand le bloc sud-africain s’est fait prendre dans son dos.
Malgré tout ça, les Bafana Bafana n’étaient qu’à une action réussie de se sauver vers les huitièmes de finale, de faire en sorte que cette Coupe du monde canadienne en soit une de regrets. Après que l’équipe unifoliée eut raté la possibilité de jouer ses premiers matchs éliminatoires à domicile, s’il avait fallu qu’elle rentre à la maison bredouille après avoir senti que ce match des 16es de finale était à sa portée…
Elle ne rentre pas à la maison. Pas tout de suite. Elle s’en va à Houston – avec un détour par Monterrey, pour le sélectionneur Jesse Marsch, qui ira observer les Pays-Bas et le Maroc, lundi, avant que son équipe affronte l’un de ces deux pays en huitièmes de finale, le 4 juillet.
C’est le genre de moment où l'on se dit : “pincez-moi quelqu’un”, on vient de gagner un match éliminatoire à la Coupe du monde, a reconnu Alistair Johnston. Nous sommes encore dans la danse. Le public a été formidable, et je m’attends à ce que les Canadiens soient encore plus nombreux à Houston.
C’était le premier match éliminatoire des hommes canadiens dans une Coupe du monde. La victoire est historique pour eux et, dans une certaine mesure, pour la région. Les équipes de la zone CONCACAF, avant dimanche, avaient gagné très exactement quatre rencontres éliminatoires au Mondial, dont une, en 2002, qui mettait aux prises les États-Unis et le Mexique. Le centre de la carte de bingo, en somme.
La cinquième aura été obtenue au pic et à la pelle contre une équipe sud-africaine souvent passive avec le ballon, qui semblait attendre les prolongations. Elle a bien mis à l’épreuve les jambes de Bombito, titulaire surprise, à quelques occasions, et Maxime Crépeau a dû s’emparer d’une poignée de ballons plus ou moins commodes.
Puis, il est arrivé. Celui qu’on n’attendait presque plus, la ruse, le leurre.
Alphonso Davies a remplacé Tajon Buchanan pour le dernier quart d’heure, et tout a changé. À son premier match depuis le 23 mars 2025, quand il s’était blessé au genou sur cette même pelouse à Los Angeles, le latéral gauche, utilisé à l’aile dimanche, n’a pas pris quelques minutes avant de montrer ses qualités. Il a pris quelques secondes.

Alphonso Davies (à droite) est revenu au jeu pour le Canada contre l'Afrique du Sud.
Photo : Getty Images / Emilee Chinn
Une première passe dangereuse vers Promise David, qui a tenté sa chance au but, et les Sud-Africains ont soudain semblé plus nerveux. S’ils sont parfois parvenus à quitter leur tiers défensif, ils n’avaient plus la même ardeur, la même confiance qu’ils pouvaient gérer les moments qui suivent immédiatement la perte du ballon. Même si Davies n’avait pas l’air tout à fait à son aise, sa seule présence dans le couloir gauche refroidit l’adversaire.
Les trois premiers matchs, j’étais sur les lignes de côté. Je voulais tellement aller sur le terrain, a soutenu Davies. Ces 15 minutes sur le terrain, puis de pouvoir célébrer le but avec les gars, ça veut dire beaucoup pour moi.
Je me suis très bien senti. Ça prend du temps à reconstruire sa confiance, mais c’était très bien.
Forcément, c’est du côté droit qu’est venu ce but providentiel, avec une combinaison entre Luc de Fougerolles, Niko Sigur et Jacob Shaffelburg, puis un centre de ce dernier dégagé vers Eustáquio. Trois remplaçants qui s’unissent avant le but de celui qui portait le brassard de capitaine avant l’entrée en scène de Davies, mais qui n’a pas besoin du bout de tissu pour s’afficher en meneur d’hommes.
Ses coéquipiers le lui ont bien rendu, avec des célébrations à la hauteur du moment, jusqu’au blessé Ismaël Koné.
Même lui, il était en train de sauter avec moi, s’est faussement indigné Bombito. Je lui ai dit : “Mais qu’est-ce que tu fais? T’as une jambe!”
Je suis tombé, a simplement avoué Maxime Crépeau. Il restait, quoi, trois minutes au match? Alors, on savait tous qu’il restait trois petites minutes pour passer à l’histoire.
Quand nous jouons les uns pour les autres, des trucs spéciaux comme celui-ci peuvent se produire, a pour sa part analysé Eustáquio. Je suis au septième ciel, mais en même temps, je ne veux pas dire que le travail est terminé.
Au septième ciel, ce soir. Et samedi prochain, en huitièmes de finale d’une Coupe du monde.


10 hour_ago
24



























.jpg)






French (CA)