NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Depuis plusieurs mois l’ostéopathie chez les nouveau-nés est remise en cause. D’abord par l’Académie nationale de médecine puis par la Société française de pédiatrie. Les ostéopathes ont, de leur côté, défendu l’intérêt de leur discipline auprès des nourrissons. Quels sont les arguments avancés par chacun ?
En partenariat avec Destination Santé - Hier à 17:00 - Temps de lecture :
-
De plus en plus de parents auraient recours à l’ostéopathie pour leur nourrisson. Accouchement difficile, syndrome de la tête plate, (plagiocéphalie positionnelle), torticolis, coliques, troubles du sommeil… les motifs de consultation sont nombreux. Mais depuis plusieurs mois, les pédiatres et l’Académie de médecine remettent en question le bien-fondé de l’ostéopathie chez les bébés.
Photo Adobe Stock
-
-
Récemment, le pédiatre Arnaud Pfersdorff s’est prononcé contre l’ostéopathie pédiatrique avant 6 mois sur le plateau de la Maison des Maternelles. « Nous-mêmes, pédiatres, nous voyons des enfants de 3 semaines, 1 mois qui arrivent pour une première consultation au cabinet de pédiatrie. Pourtant, ils ont vu 1 voire 2 fois l’ostéopathe alors qu’ils vont bien », regrette-t-il. Alors que les consultations en ostéopathie pour le syndrome de la tête plate sont fréquentes, le pédiatre poursuit : « un crâne, c’est mou et heureusement ! Les sutures ne sont pas fixes et vont se fixer avec le temps. [A la naissance], il peut y avoir des crânes un peu mal formés, selon la façon dont le bébé sort, se présente. Après, on va faire de la kinésithérapie, de l’ostéopathie pourquoi pas après 6 mois, de l’accompagnement sur le plan neuromoteur, mais la plupart du temps ça rentre dans l’ordre tout seul, donc on inquiète les parents [pour rien] ».
Photo Adobe Stock
-
Rembobinons pour comprendre la polémique. En décembre 2024, l’Académie nationale de médecine estimait que les arguments en faveur de l’ostéopathie chez les nourrissons « reposent sur des affirmations non ou trop peu étayées par des études conformes aux normes en vigueur et par des évaluations objectives et scientifiques de leur efficacité et leur sécurité ». Non remboursées par l’Assurance maladie, ces pratiques font l’objet d’une « multiplication des annonces publicitaires, y compris au sein de maternités, qui aboutit à une offre croissante, faite aux parents, de ces pratiques coûteuses ».
Photo Adobe Stock
De plus en plus de parents auraient recours à l’ostéopathie pour leur nourrisson. Accouchement difficile, syndrome de la tête plate, (plagiocéphalie positionnelle), torticolis, coliques, troubles du sommeil… les motifs de consultation sont nombreux. Mais depuis plusieurs mois, les pédiatres et l’Académie de médecine remettent en question le bien-fondé de l’ostéopathie chez les bébés.
Récemment, le pédiatre Arnaud Pfersdorff s’est prononcé contre l’ostéopathie pédiatrique avant 6 mois sur le plateau de la Maison des Maternelles. « Nous-mêmes, pédiatres, nous voyons des enfants de 3 semaines, 1 mois qui arrivent pour une première consultation au cabinet de pédiatrie. Pourtant, ils ont vu 1 voire 2 fois l’ostéopathe alors qu’ils vont bien », regrette-t-il. Alors que les consultations en ostéopathie pour le syndrome de la tête plate sont fréquentes, le pédiatre poursuit : « un crâne, c’est mou et heureusement ! Les sutures ne sont pas fixes et vont se fixer avec le temps. [A la naissance], il peut y avoir des crânes un peu mal formés, selon la façon dont le bébé sort, se présente. Après, on va faire de la kinésithérapie, de l’ostéopathie pourquoi pas après 6 mois, de l’accompagnement sur le plan neuromoteur, mais la plupart du temps ça rentre dans l’ordre tout seul, donc on inquiète les parents [pour rien] ».
« On fait croire aux parents que la naissance est un traumatisme »
Rembobinons pour comprendre la polémique. En décembre 2024, l’Académie nationale de médecine estimait que les arguments en faveur de l’ostéopathie chez les nourrissons « reposent sur des affirmations non ou trop peu étayées par des études conformes aux normes en vigueur et par des évaluations objectives et scientifiques de leur efficacité et leur sécurité ». Non remboursées par l’Assurance maladie, ces pratiques font l’objet d’une « multiplication des annonces publicitaires, y compris au sein de maternités, qui aboutit à une offre croissante, faite aux parents, de ces pratiques coûteuses ».
Dès le lendemain, l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes alertait « sur le non-respect fréquent de la réglementation en vigueur ». Que dit la loi ? Selon un décret en vigueur depuis 27 mars 2007, l’ostéopathe est habilité à effectuer des manipulations du crâne, de la face et du rachis chez les nourrissons de moins de 6 mois, seulement après un diagnostic établi par un médecin attestant l’absence de contre-indication médicale à l’ostéopathie. Au Monde la présidente de l’Ordre Pascale Mathieu déclarait : « on fait croire aux parents que la naissance est un traumatisme ».
Le 6 décembre, contre-attaque de la Société européenne de recherche en ostéopathie périnatale et pédiatrique. « L’ostéopathe formé en ostéopathie périnatale et pédiatrique est apte à reconnaître les signaux de désorganisations du nourrisson (tels que les troubles digestifs fonctionnels, les pleurs, les asymétries toniques, l’hypervigilance etc) et à y remédier par des techniques manuelles appropriées. Il est formé pour reconnaître les signes de gravité et référer à un médecin quand cela est nécessaire, avant une éventuelle prise en charge ostéopathique, comportant un diagnostic et un traitement ostéopathiques spécifiques ». Et d’affirmer que la littérature actuelle suggère au contraire une prise en charge précoce (comprendre : avant 6 mois) et ciblée dans certaines situations.
Une vulnérabilité des jeunes parents
Le 28 avril 2025, la Société Française de Pédiatrie (SFP) et le Syndicat de Médecine Manuelle Ostéopathie de France (SMMOF) enfonçaient le clou et se positionnaient « pour contre-indiquer la pratique de l’ostéopathie chez les nouveau-nés et les nourrissons en l’absence d’évaluation d’efficacité, et surtout devant le risque auxquels sont exposés les nouveau-nés qui font l’objet de ces manipulations, au mieux inutiles ». Alors que le nombre d’ostéopathes a doublé en 10 ans, passant de 20 000 en 2014 à 40 000 en 2024, la SPF et le SMMOF regrettent l’absence d’évaluation objectif. Ils pointent l’inquiétude des parents face à des signes fonctionnels bénins de leur nourrisson et un manque de temps des professionnels de santé pour expliquer, accompagner et rassurer. « Ce recours à l’ostéopathie semble se diffuser, avec une vulnérabilité des jeunes parents démunis qui cherchent des solutions. Il y a besoin d’une clarification », expliquait dans les colonnes du Monde, la Pre Agnès Linglart, présidente de la SPF.
Deux études Françaises contrôlées randomisées, l’une réalisée au CHU de Nantes, l’autre au CHU de Montpellier, portant sur la pratique de l’ostéopathie néonatale n’ont ainsi pas montré l’intérêt de cette approche qui ne devrait donc pas être indiquée à la lumière de ces résultats. Aucun effet secondaire n’avait été observé.
De son côté, l’Unité pour l’ostéopathie (UPO) a réagi, regrettant que ni l’Académie de médecine, ni la SFP ne mentionnent de nombreuses publications disponibles et appelait à une collaboration scientifique avec les SFP.


23 hour_ago
16



























.jpg)






French (CA)