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L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) alerte sur une hausse des cas de rage chez les animaux en Europe centrale depuis 2021. Deux variants du virus circulent désormais dans la région, dont un nouvellement introduit, faisant craindre une propagation accrue si les mesures de prévention ne sont pas renforcées.
En partenariat avec Destination Santé - Hier à 07:00 - Temps de lecture :
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« Après plusieurs décennies de recul, la rage réapparaît dans plusieurs pays d’Europe centrale depuis 2021, alerte l’Anses dans un communiqué mercredi 10 juin. Au sein de l’Union européenne, on observe une augmentation du nombre de cas chez les animaux sauvages et domestiques en Pologne, Roumanie, Hongrie et Slovaquie. »
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Les analyses menées par le laboratoire de référence de l’Union européenne (LRUE) pour la rage, basé à Nancy (Meurthe-et-Moselle), ont permis de mieux comprendre cette résurgence. Grâce à des échanges d’échantillons entre pays, les chercheurs ont identifié la circulation de deux groupes de virus. L’un d’eux, appelé groupe C, est un variant qui n’avait jamais été détecté dans l’Union européenne, alors qu’il est généralement présent dans le sud de la Russie, près du Kazakhstan, et dans l’est de la Turquie. Il s’ajoute à un autre variant déjà présent en Europe depuis les années 1990.
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L’Anses souligne que la majorité des cas recensés se situent à proximité des frontières avec l’Ukraine et la Moldavie. L’Agence met en avant l’impact possible du contexte géopolitique sur cette situation. « La recrudescence de la rage en Europe est une illustration de l’impact des conflits armés sur la santé et la faune sauvage, souligne Emmanuelle Robardet, directrice du LRUE. Le virus circulait en Ukraine avant la guerre mais on sait que le nombre de cas a augmenté depuis. Il est possible d’imaginer que les moyens pour surveiller et contrôler la maladie ont été fortement perturbés. À titre d’exemple, la vaccination de la faune sauvage, qui se fait par largage du vaccin en avion, a été interrompue ou est réalisée manuellement et est donc plus difficile à mettre en œuvre. »
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« Après plusieurs décennies de recul, la rage réapparaît dans plusieurs pays d’Europe centrale depuis 2021, alerte l’Anses dans un communiqué mercredi 10 juin. Au sein de l’Union européenne, on observe une augmentation du nombre de cas chez les animaux sauvages et domestiques en Pologne, Roumanie, Hongrie et Slovaquie. »
Les analyses menées par le laboratoire de référence de l’Union européenne (LRUE) pour la rage, basé à Nancy (Meurthe-et-Moselle), ont permis de mieux comprendre cette résurgence. Grâce à des échanges d’échantillons entre pays, les chercheurs ont identifié la circulation de deux groupes de virus. L’un d’eux, appelé groupe C, est un variant qui n’avait jamais été détecté dans l’Union européenne, alors qu’il est généralement présent dans le sud de la Russie, près du Kazakhstan, et dans l’est de la Turquie. Il s’ajoute à un autre variant déjà présent en Europe depuis les années 1990.
Un contexte géopolitique défavorable
L’Anses souligne que la majorité des cas recensés se situent à proximité des frontières avec l’Ukraine et la Moldavie. L’Agence met en avant l’impact possible du contexte géopolitique sur cette situation. « La recrudescence de la rage en Europe est une illustration de l’impact des conflits armés sur la santé et la faune sauvage, souligne Emmanuelle Robardet, directrice du LRUE. Le virus circulait en Ukraine avant la guerre mais on sait que le nombre de cas a augmenté depuis. Il est possible d’imaginer que les moyens pour surveiller et contrôler la maladie ont été fortement perturbés. À titre d’exemple, la vaccination de la faune sauvage, qui se fait par largage du vaccin en avion, a été interrompue ou est réalisée manuellement et est donc plus difficile à mettre en œuvre. »
Autre hypothèse : la faune sauvage est affectée par le conflit en raison de la destruction des habitats et des ressources alimentaires, ce qui peut entraîner sa dispersion et celle du virus.
Un appel à la coopération internationale
La vaccination des renards reste aujourd’hui le moyen le plus efficace pour limiter la propagation de la maladie. La circulation du virus semble désormais sous contrôle en Pologne, en Hongrie et en Slovaquie, grâce à la vaccination des renards roux. En revanche, l’arrêt de ces campagnes en Roumanie suscite des inquiétudes quant à une possible augmentation des cas.
Rappelons que la rage demeure une maladie extrêmement grave. Transmise principalement par morsure, elle est presque toujours mortelle chez l’être humain une fois les symptômes déclarés. En 2025, un homme est décédé en Roumanie après avoir été infecté par un chien errant. Il s’agissait du premier décès humain dû à la transmission de la rage par un animal terrestre dans l’Union européenne depuis 2012. « La coopération internationale est essentielle pour préserver les progrès accomplis et éliminer la rage en Europe », conclut l’Anses.


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