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L'année 2025 a été riche en actualités, mais elle a aussi été parsemée d'événements qui ont fait sourire. Entre phénomènes naturels étranges et succès viraux, Radio-Canada a compilé quelques-unes des nouvelles les plus insolites survenues en Saskatchewan au cours des 12 derniers mois.
Le phénomène Chappell Roan, un coup de projecteur inattendu
L'attention soudaine portée à la Saskatchewan par la chanteuse pop américaine Chappell Roan a marqué beaucoup d’esprits en 2025.
La vedette a généré un élan d'enthousiasme envers la province canadienne après avoir sorti sur les plateformes sa chanson The Subway, où on retrouve la phrase désormais culte : I’m movin’ to Saskatchewan (Je déménage en Saskatchewan).
Propulsée au 3e rang du prestigieux palmarès américain Billboard Hot 100, la chanson a permis à la Saskatchewan de savourer son moment de gloire. Une vidéo promotionnelle montrant des champs de canola et une plaque d'immatriculation Land of Living Skies a relancé de plus belle l'engouement autour de la province canadienne.
Cette effervescence a aussi conquis le champ politique. Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, s'est joint à la vague pour lancer une invitation officielle à la musicienne.

Des camions mobiles affichant la publicité ont aussi fait le tour des salles de concert où jouait Chappell Roan. (Photo d'archives)
Photo : Skyscanner
L'agence de voyages numérique Skyscanner a même lancé une campagne publicitaire en Californie pour convaincre Chappell Roan d’effectuer le déplacement.
L'artiste, dont le style est fortement influencé par la culture drag queen, a rapidement promis qu'elle viendrait en Saskatchewan.
Je n'y suis jamais allée, mais je promets que je m'y produirai un jour. Il est temps que la Saskatchewan soit reconnue à l'échelle mondiale.
Un poisson qui tombe du ciel
Marie Ahlstrom, une habitante du village de Turtle Lake, est loin d’oublier sa mésaventure. En rentrant chez elle le 19 septembre dernier, un poisson est littéralement tombé du ciel avant de violemment fracasser son pare-brise.

La chute de l’animal a endommagé le pare-brise ainsi que le rétroviseur de la voiture. (Photo d'archives)
Photo : Fournie par Marie Ahlstrom
J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait d’une pierre, raconte-t-elle, avant de voir l’empreinte des écailles et le sang sur son véhicule.
Ce phénomène rare, mais connu à Turtle Lake, est causé par des oiseaux qui lâchent des proies trop lourdes. L'auteur et naturaliste Trevor Herriott n'exclut pas non plus l'hypothèse d'une trombe marine pour expliquer la mésaventure de Marie Ahlstrom.
Tout est bien qui finit bien, puisque les dégâts de l’incident ont finalement été réglés avec l'assurance.
La perruche fugueuse
Le ciel de la Saskatchewan a produit en 2025 une histoire d'oiseaux inhabituelle. Au centre du scénario se trouve Bleu, une perruche à collier d’Inde appartenant à Rhys MacLean et sa famille.
En mai dernier, l'oiseau s'est échappé de la maison familiale de Torquay, un petit village situé près de la frontière américaine. Selon la famille MacLean, le changement d’environnement dû à récent un déménagement aurait pu influencer le comportement de Bleu.
Elle a fait deux tours de victoire dans le garage et s’est envolée. On pensait qu’on ne la reverrait jamais. Mon beau-père s’en est énormément voulu, se souvient Rhys MacLean.
Un mois plus tard, grâce à un message Facebook suivi de la mobilisation d'une communauté en ligne, Bleu a été finalement retrouvée... à Prince Albert, soit à plus de 500 kilomètres de son lieu de départ.

La perruche Bleu s’est échappée de son domicile à Torquay avant d'être retrouvée un mois plus tard à 500 kilomètres de là, à Prince Albert.
Photo : Radio-Canada
Elle est revenue comme si elle sortait du service militaire : maigre, le plumage décoloré par le soleil, un peu choquée, raconte Rhys MacLean.
Depuis, Bleu a retrouvé la quiétude de son foyer et ses propriétaires.
La fin d'un monument historique subaquatique
Le retrait d'une excavatrice des lacs Quill, en septembre dernier, n’a pas laissé les habitants de la zone indifférents.
Tombée dans le lac gelé en mars 2014, la machine était restée submergée pendant plus d'une décennie. Elle était même devenue un monument touristique insolite, répertoriée comme un ancien lieu historique sur Google Maps.

L’entreprise Raptor Picker Services & Hotshots a retiré l’excavatrice des eaux le 30 juillet dernier. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Fournie par Nikita Lantz
Pendant cinq jours, une équipe de repêchage a utilisé des grues lourdes et des camions à plateau pour sortir l’excavatrice de l'eau. L'opération était devenue nécessaire pour des raisons environnementales, les autorités craignant que le carburant ne nuise à l'eau des lacs.
Avant cette opération, huit personnes avaient déjà tenté de repêcher le véhicule, sans succès.
Certains résidents locaux, comme Janice Reynolds, ont vu le départ de l'excavatrice avec une certaine mélancolie. Le véhicule était devenu un symbole réconfortant pour les agriculteurs victimes d'inondations.
Beaucoup de monuments disparaissent. Nous vivons dans un pays plat où il n'y a pas grand-chose à voir, conclut Janice Reynolds.


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