Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Près de 200 euros d’aide publique engloutis par passager : la CRC révèle qu’un quart des vols Le Puy-Paris ont servi à seulement 77 personnes, dont 8 élus

9 hour_ago 26

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Sept ans de rapports accablants n’y auront rien fait : la ligne aérienne entre Le Puy-en-Velay et Paris continue d’engloutir l’argent public pour une poignée de voyageurs. La chambre régionale des comptes (CRC) d’Auvergne-Rhône-Alpes a mis des chiffres précis sur cette anomalie budgétaire dans un rapport publié en 2022 : 77 passagers représentent 25 % des vols, avec un taux de remplissage moyen de seulement 7 passagers par vol sur 19 places disponibles entre 2017 et 2019. Une clientèle captive, largement composée d’élus locaux, qui fait voler à moitié vide un avion financé à coups de centaines de milliers d’euros par les collectivités.

À retenir

  • Combien coûte vraiment chaque siège occupé dans cet avion financé par les deniers publics ?
  • Pourquoi la chambre des comptes recommande-t-elle l’arrêt pur et simple depuis 2022 ?
  • Quels noms se cachent derrière les passagers réguliers d’une ligne à taux de remplissage de 7 places sur 19 ?

Sommaire

  1. Une ligne sous perfusion depuis 40 ans
  2. Le désaveu clair de la Cour des comptes
  3. Wauquiez, l’argument politique qui coince
  4. Un symptôme, pas un cas isolé

Une ligne sous perfusion depuis 40 ans

Le diagnostic de la chambre des comptes ne laisse guère de place au doute. L’activité de la ligne Le Puy-en-Velay – Loudes / Paris Orly est structurellement faible, avec une baisse régulière du nombre de passagers avant même la crise sanitaire, et sa fréquentation est concentrée sur un nombre limité de passagers. Depuis quatre décennies, la trajectoire ne s’améliore pas. La fréquentation de la ligne ne progresse pas depuis plus de 40 ans et tend même à décroître, tandis que son impact économique reste très incertain et que le territoire a connu un déclin démographique sur la même période. : la promesse de désenclavement économique censée justifier la dépense ne se vérifie pas dans les faits.

Le montage financier révèle un déséquilibre qui saute aux yeux. Les ressources institutionnelles constituent 90 % des produits du syndicat gestionnaire (contributions des membres et versements de taxe d’aéroport), tandis que les subventions de fonctionnement représentent plus de la moitié des charges de gestion. En clair, l’aéroport de Loudes ne vit quasiment que de la solidarité des collectivités, et l’essentiel de cet argent sert à combler le trou creusé par une seule ligne commerciale.

Le chiffre le plus frappant reste celui du coût par voyageur. La seule compensation versée à la compagnie aérienne Twin Jet s’élevait ainsi à 190 € par passager en 2017-2018, pour une moyenne observée de 69 € sur les autres lignes d’aménagement du territoire. Trois fois plus cher que la moyenne nationale des lignes comparables, pour desservir une préfecture dont la population décline. L’Association des Usagers des Transports d’Auvergne n’a pas manqué de s’en emparer, jugeant la ligne « la plus coûteuse de France » avec cette même subvention de 190 euros par tête.

Le désaveu clair de la Cour des comptes

Face à ce constat, la CRC n’a pas mâché ses mots. Elle a carrément invité les collectivités à envisager l’arrêt pur et simple de l’exploitation. D’autres solutions peuvent être envisagées pour permettre un désenclavement moins coûteux et plus concret du territoire, profitant au plus grand nombre, comme le renforcement de la liaison en bus du Puy-en-Velay vers la gare TGV de Saint-Étienne. Une recommandation limpide, jamais suivie d’effet.

Pour resituer la place de cet aéroport dans le paysage régional : Le Puy-en-Velay-Loudes est le plus petit des six aéroports commerciaux de la région, avec 6 700 passagers par an en moyenne de 2016 à 2019, et la ville du Puy-en-Velay est située à 5h30 de Paris, par route ou par train. C’est justement cet isolement relatif qui sert d’argument politique récurrent pour maintenir la ligne coûte que coûte, alors même que des solutions alternatives existent, notamment vers le réseau TGV stéphanois.

La crise sanitaire a porté un coup fatal à une fréquentation déjà chancelante. La chute a été si sévère que l’exploitant a fini par jeter l’éponge : le 16 avril 2024, le dernier avion de la compagnie Twin Jet a quitté la piste de Loudes, faute de passagers suffisants. Les chiffres de fréquentation racontent un effondrement continu, passant d’environ 5 700 voyageurs en 2019 à un peu plus de 3 500 en 2023. La ligne a rouvert en septembre 2024, sous un nouveau contrat de délégation de service public courant jusqu’en 2028, mais le mal structurel demeure : à peine cinq passagers en moyenne montent aujourd’hui dans chaque appareil de 19 places.

Wauquiez, l’argument politique qui coince

Impossible d’évoquer cette ligne sans mentionner son parrain politique. Le Puy-en-Velay est le fief électoral de Laurent Wauquiez, maire de la ville de 2008 à 2016, aujourd’hui député de Haute-Loire et toujours « conseiller spécial » auprès de son successeur à la mairie. L’ancien président de la région se rend au Puy-en-Velay chaque fin de semaine, ce qui alimente les soupçons de clientélisme chez ses opposants. En mars 2025, la région Auvergne-Rhône-Alpes a doublé le budget annuel dédié à la ligne, le faisant passer de 300 000 à 1 million d’euros, avant qu’une rallonge supplémentaire de 204 000 euros ne soit votée, selon des révélations du média Mediacités.

Le Rassemblement National, par la voix de son président de groupe régional Andréa Kotarac, a dénoncé cette générosité au regard d’une fréquentation qui reste sous les 4 000 passagers annuels, soit à peine une dizaine par aller-retour chaque jour. La région, de son côté, justifie ces subventions par une mission de service public et un enjeu de désenclavement territorial pour ses habitants les plus ruraux. Un argument qui peine à convaincre quand on sait que la ligne figure aujourd’hui, avec une compensation avoisinant les 470 euros par passager, parmi les plus subventionnées de France.

Un symptôme, pas un cas isolé

Le Puy-Paris n’est que l’exemple le plus documenté d’un problème bien plus large. Un rapport de la Cour des comptes consacré aux aéroports « intermédiaires » français a établi que huit aéroports sur dix ont bénéficié de subventions publiques de fonctionnement pour boucler leur budget. Au total, ces perfusions représentent chaque année entre 90 et 95 millions d’euros toutes collectivités confondues, pour un réseau aéroportuaire français qui reste, de loin, le plus dense d’Europe rapporté à sa fréquentation réelle. La question n’est plus de savoir si la ligne du Puy est un cas isolé, mais combien de temps les collectivités françaises pourront encore justifier ce type d’arbitrage budgétaire face à des rapports d’audit qui, années après années, disent tous la même chose.

Sources : mediascitoyens-diois.info | ccomptes.fr

L'équipe Sciencepost

Rédigé par L'équipe Sciencepost

Toute l’équipe de rédaction Sciencepost vous éclaire sur les découvertes et innovations qui façonnent notre monde. Espace, santé, environnement, technologies ou phénomènes étonnants : nous analysons l’actualité scientifique avec rigueur et pédagogie pour rendre la science accessible, compréhensible et passionnante au quotidien.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway