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  • Menacé et traité de « nabot » par Philippe Tabarot, Eric Ciotti saisit la Cour de ...

Le maire de Nice accuse le ministre des Transports de menaces et d'insultes, en marge de la visite du Premier ministre indien. Après une lettre envoyée mardi à Sébastien Lecornu, Eric Ciotti annonce ce mercredi déposer une requête contre Philippe Tabarot devant la Cour de justice de la République.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 09:14 | mis à jour aujourd'hui à 09:54 - Temps de lecture :

Le ministre des Transports Philippe Tabarot et le maire de Nice Éric Ciotti. Photos Sipa Le ministre des Transports Philippe Tabarot et le maire de Nice Éric Ciotti. Photos Sipa

Le maire de Nice, Éric Ciotti (UDR), affirme déposer ce mercredi une requête contre le ministre des Transports, Philippe Tabarot (LR), devant la Cour de justice de la République, « la seule à même de pouvoir poursuivre des ministres ». « Je dépose plainte devant la Cour de justice de la République », a-t-il indiqué sur TF1. 

Ce mardi, il a dénoncé à la justice des propos proférés selon lui par Philippe Tabarot, qui l’aurait menacé de le « faire disparaître » en lui « envoyant des Géorgiens ». Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a confirmé avoir reçu « un signalement » et dit rester « dans l’attente d’une plainte éventuelle pour apprécier la suite à donner ».

« J’attends une réponse du Premier ministre »

L’échange musclé entre les deux hommes, selon Le Canard enchaîné qui a révélé l’information, a eu lieu dimanche, lors de la visite du président indien, Narendra Modi, et du président Emmanuel Macron au salon Bharat Innovates à Nice. Dans une lettre au Premier ministre, qu’il a postée sur le réseau social X, le maire de Nice dénonce des « comportements d’une gravité exceptionnelle » et demande à Sébastien Lecornu de « mettre fin aux fonctions ministérielles de Monsieur Philippe Tabarot ».

« Il était dans l’exercice de ses fonctions, il m’a menacé de mort, c’est d’une extrême gravité », relance-t-il sur TF1. Mais il indique ne pas avoir eu de réponse de Sébastien Lecornu. « J’attends en effet une réponse du Premier ministre et que ce personnage soit exclu du gouvernement. » 

« Monsieur Tabarot m’a interpellé publiquement et m’a déclaré qu’il allait "me faire disparaître" en m'"envoyant des Géorgiens". Ces propos, constitutifs de menaces avec préméditation au sens de l’article 222-17 du Code pénal, ont été tenus sans aucune provocation de ma part, devant plusieurs témoins », a écrit mardi Éric Ciotti, qui ajoute que le ministre l’aurait aussi traité publiquement de « nabot ».

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Tabarot conteste et dénonce lui aussi des menaces

Une version contestée par l’entourage de Philippe Tabarot, qui a indiqué que « le ministre a répondu dans le cadre d’un échange personnel avec Éric Ciotti, qu’il connaît depuis 30 ans, à une énième provocation de celui-ci, qui, en marge du déplacement du président [Emmanuel Macron], lui a indiqué "vouloir [le] faire disparaître du Sénat" et maintenant du gouvernement ». Selon l’entourage du ministre, « cela s’inscrit dans une série d’invectives proférées par Éric Ciotti en public et en privé ces dernières semaines au sujet notamment du transport des supporters de l’OGC Nice pour la finale de la Coupe de France et de la perte par Nice des Jeux olympiques d’hiver, qui valent à Philippe Tabarot d’être pris pour cible ». La même source reproche à Éric Ciotti de rechercher la polémique « à des fins purement politiciennes et personnelles à l’approche des élections sénatoriales dans les Alpes-Maritimess ».

Ce nouvel incident intervient sur fond de guerre des droites dans les Alpes-Maritimes, Éric Ciotti ayant quitté en 2024 LR, qu’il présidait alors, pour s’allier au Rassemblement national. Deux jours auparavant, Philippe Tabarot avait accusé Éric Ciotti d’avoir « en quelques jours, gâché la fête de milliers d’enfants » par ses réticences à accueillir les épreuves sur glace des JO-2030, qui seront finalement transférées à Lyon.

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