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L’événement inédit, prévu les 9 et 10 septembre à Dallas, vise à resserrer les rangs du Parti républicain avant le scrutin législatif décisif de novembre qui pourrait compliquer les deux dernières années de mandat du président américain.

Une militante républicaine, lors d’un évènement électoral le jour de l’élection présidentielle américaine, à Edinburg (Texas, Etats-Unis), le 5 novembre 2024. Une militante républicaine, lors d’un évènement électoral le jour de l’élection présidentielle américaine, à Edinburg (Texas, Etats-Unis), le 5 novembre 2024.

Donald Trump mobilise ses troupes avant les élections de mi-mandat (midterms) prévues en novembre. Le président américain a annoncé, mardi 30 juin, la tenue d’une convention exceptionnelle du Parti républicain, en septembre au Texas, au milieu de son second mandat, alors qu’il cherche à renforcer sa formation avant ce scrutin législatif de haute importance.

Les deux principaux partis politiques américains, les républicains et les démocrates, tiennent habituellement des conventions à l’approche des élections présidentielles, organisées tous les quatre ans – la prochaine aura lieu en 2028. Mais Donald Trump a décidé d’organiser également une convention pour son parti à Dallas, deux mois avant un scrutin législatif à l’issue duquel nombre de républicains craignent de perdre le contrôle du Congrès.

« Ce sera fantastique ! Cela n’a jamais été fait avant, et ce sera un événement vraiment historique », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, précisant que la convention se déroulerait les 9 et 10 septembre.

Les démocrates ont renoncé à un projet similaire

Le fait d’organiser l’événement au Texas met en lumière la course au Sénat de ce grand Etat américain du Sud, qui oppose le candidat démocrate James Talarico au républicain Ken Paxton. Ce dernier a battu, avec le soutien de Donald Trump, le sénateur républicain sortant John Cornyn lors des primaires en début d’année. Mais les dirigeants républicains du Sénat craignent que le passé du procureur général de l’Etat, entaché de scandales – notamment une liaison extraconjugale, une procédure de destitution et une affaire de fraude boursière qui n’a pas abouti à une condamnation – ne compromette sa candidature et ne transforme une élection à sa portée en un gouffre financier pour le parti.

Le Texas est également un Etat hautement symbolique, en étant le premier sur lequel Donald Trump a fait pression afin d’obtenir un redécoupage électoral dans l’optique de garantir davantage de sièges aux républicains lors du vote des midterms.

Les démocrates avaient envisagé de planifier une convention similaire avant les élections de mi-mandat, mais ils ont finalement rejeté l’idée, en raison notamment du risque que fait courir l’organisation d’un tel événement sur les finances du parti, déjà fragilisées par des collectes de fonds insuffisantes et un endettement de plusieurs millions de dollars.

La crainte d’une procédure de destitution pour Trump

Donald Trump semble accorder une importance croissante aux élections de mi-mandat, alors que certains craignent que sa faible popularité, plombée par la guerre avec l’Iran et par l’augmentation du coût de la vie, ne pénalise le Parti républicain.

Si les démocrates reprennent le contrôle de l’une ou l’autre chambre, ils seront habilités à bloquer le programme du président américain et à lancer des enquêtes sur son administration pendant les deux dernières années de son mandat. Le républicain de 80 ans a averti que les démocrates pourraient engager une troisième procédure de destitution contre lui s’ils reprenaient le contrôle du Congrès, et a affecté plusieurs collaborateurs clés de la Maison Blanche à l’organisation de la campagne républicaine.

Plus tôt, mardi, la Cour suprême des Etats-Unis a levé les restrictions sur les montants que les partis politiques peuvent dépenser en coordination avec chaque candidat, une décision qui pourrait profiter aux républicains lors des élections de mi-mandat.

Le Monde avec AP et AFP