NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Le président américain va autoriser Kiev à produire ce système de défense antiaérienne, indispensable pour intercepter les missiles balistiques.
Sur le même thèmeArméeDonald TrumpGuerre en Ukraine
Par Léa Giandomenico Publié le 8 juil. 2026 à 21h46
Le président américain Donald Trump a indiqué ce mercredi 8 juillet 2026 qu’il allait autoriser Kiev à fabriquer des missiles Patriot, indispensables pour intercepter les missiles balistiques russes qui frappent l’Ukraine, lors de sa rencontre avec Volodymyr Zelensky en Turquie.
« Nous allons vous donner une licence pour fabriquer des Patriot », a déclaré Donald Trump à l’issue du sommet de l’Otan à Ankara.
« De cette façon, vous ne pourrez pas vous plaindre qu’on ne vous en fournit pas assez », a-t-il lancé au président ukrainien, assis à ses côtés, sur un ton nettement plus conciliant que lors de précédents entretiens avec Volodymyr Zelensky.
Kiev très visée par des attaques de missiles
L’Ukraine réclame à ses alliés d’augmenter leurs livraisons de missiles Patriot, de fabrication américaine, sur lesquels dépend principalement sa défense antiaérienne contre les attaques de missiles balistiques russes, intenses ces dernières semaines.
Kiev est particulièrement visée par des attaques de missiles balistiques Iskander ces dernières semaines. Deux attaques massives depuis le début du mois ont fait plus de 50 morts au total. Ce mercredi, une nouvelle frappe sur Kiev a fait trois morts, selon le maire de la capitale, Vitali Klitschko.
« Plutôt cool »
Le président américain n’a pas précisé sous quelles conditions ni à quelle échéance une telle autorisation serait accordée. Il n’est pas clair si l’Ukraine dispose des capacités pour fabriquer ces coûteux missiles à court terme.
« Nous n’en avons pas encore informé l’entreprise, mais ça va s’arranger », a indiqué Donald Trump, qui a qualifié l’annonce de « plutôt cool ».
« Je compte sur nos équipes pour assurer un suivi rapide de tous les points discutés aujourd’hui », a déclaré plus tard le président ukrainien dans un message sur X.
C’est quoi le Patriot ?
Le MIM-104 Patriot est un système de missiles sol-air à moyenne portée produit aux Etats-Unis et utilisé par l’armée américaine et plusieurs pays de l’OTAN et d’Asie. C’est donc un système de défense antiaérienne de haute et moyenne altitudes, qui assure le rôle d’antimissile balistique, donc.
« Il combine un système avancé de missile d’interception antiaérienne et l’un des radars les plus performants du monde », selon le site spécialisé military.com.
Les Etats-Unis, donc, utilisent ce système, mais aussi l’Allemagne, la Suisse, l’Espagne, le Japon, ou encore l’Arabie Saoudite et Israël.
Plusieurs années de fabrication
La Russie exploite son avantage en missiles balistiques et les difficultés d’approvisionnement en missiles Patriot pour viser principalement Kiev, a estimé l’analyste militaire Serguiï Zgourets auprès de l’AFP.
« Cela permet à l’adversaire d’utiliser de telles attaques comme moyens de pression psychologique », a-t-il ajouté.
Mais la production de missiles Patriot sur le sol ukrainien prendra nécessairement plusieurs années et ne peut répondre aux besoins immédiats de Kiev, alors que la guerre au Moyen-Orient a épuisé les stocks.
Selon le centre de réflexion américain FPRI, il faut compter 24 mois pour la production d’un missile PAC-3 MSE, et 30 mois pour la production de son moteur.
Bonnes relations
L’Ukraine a également intensifié ses frappes en profondeur sur le territoire russe, en représailles aux bombardements russes quotidiens depuis le début de l’invasion à pleine échelle en février 2022.
Pour le président américain, ces frappes, qui ont notamment déstabilisé la production et l’approvisionnement en carburants, sont « une escalade » mais « qui peut aider à mener vers une fin » du conflit.
Donald Trump et Volodymyr Zelensky ont longtemps entretenu des relations houleuses, mais le président américain a semblé avoir adopté une attitude bien plus cordiale lors de cette longue intervention devant la presse.
« On a en fait développé de bonnes relations. C’est dur à croire, n’est-ce pas, depuis le bureau oval à aujourd’hui », a-t-il dit sur le ton de la plaisanterie.
La déclaration du sommet de l’Otan, qui a pris fin mercredi à Ankara, a également traduit ce changement de ton.
Avec AFP
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


7 hour_ago
56



























.jpg)






French (CA)