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À Samois-sur-Seine, depuis mi-mars, un nouveau piège est testé contre les frelons asiatiques. Plus sélective, la nasse coréenne vise à préserver les autres insectes.
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Par Geoffrey Faucheux Publié le 13 mai 2026 à 18h02
Depuis le 15 mars, à l’initiative de Nathalie Daoulatian, apicultrice amateur, la commune de Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne) expérimente un nouveau piège contre les frelons asiatiques à pattes jaunes (dénomination officielle) : la nasse coréenne. Objectif : capturer les gynes, femelles fécondées qui peuvent créer des colonies. Le tout grâce à une méthode sélective qui permet d’éviter d’attraper d’autres insectes. Mais selon la présidente de l’association Jardin-Forêt, ce qui compte avant tout, c’est de travailler en équipe.
« Capturer les reines frelons asiatiques sans piéger d’autres insectes »
« Le principe initial est de poser la nasse sur un corps de ruche, mais nous l’avons adaptée pour que les citoyens puissent l’utiliser sans posséder de ruches. Quand les frelons rentrent par le bas pour aller prendre du miel ou tuer des abeilles, ils remontent vers la lumière, passent dans le cône de la nasse et se retrouvent piégés dedans », explique ainsi Nathalie Daoulatian.
Un nouvel outil qui, grâce à sa sélectivité, s’inscrit parfaitement dans la stratégie de piégeage de printemps mené annuellement à Samois depuis plusieurs années.
« Le but, c’est de capturer les reines frelons asiatiques, sans piéger d’autres insectes. Malheureusement, les autres pièges efficaces contre les frelons asiatiques, et notamment les bouteilles contenant un appât (1/3 de vin blanc, 1/3 de sirop rouge et 1/3 de bière brune, ndlr), capturent aussi d’autres insectes. Ce qui n’est pas le cas de celui-ci », souligne-t-elle.
Néanmoins, deux mois après leur mise en place, la vingtaine de pièges ont capturé 60 à 70 % moins de frelons asiatiques que les bouteilles. Rien d’alarmant, selon Nathalie Daoulatian : « Les autres pièges doivent impérativement être retirés au 15 mai pour protéger les insectes non ciblés pendant l’été. Alors que les nasses coréennes, en raison de leur sélectivité, peuvent être maintenues jusqu’à l’hiver. Il faudra donc faire un bilan à ce moment-là », précise-t-elle.
Mais au-delà de ce nouveau piège, ce que l’apicultrice amateur souhaite surtout mettre en avant, c’est la méthode utilisée à Samois, à savoir un travail d’équipe : « Pour qu’un piégeage soit efficace, il doit être collectif. Cela signifie qu’il doit y avoir un bon maillage du territoire avec suffisamment de piégeurs répartis sur la commune. Et il faut que ce soit coordonné avec un référent qui gère et explique », insiste-t-elle.

« Un combat au long terme »
Pour cause, nombreuses sont les personnes qui ne savent pas reconnaître un frelon asiatique ou utiliser correctement un piège : « Cela peut vite devenir contre-productif. Certaines personnes confondent les frelons asiatiques avec les frelons européens. D’autres oublient d’enlever leur piège et vont donc capturer beaucoup d’insectes qui ne sont pas ciblés », regrette Nathalie Daoulatian.
Outre cette force du collectif, ce qui importe, c’est aussi la régularité du piégeage : « Nous nous inscrivons dans la durée. Pour être efficace, il faut être au rendez-vous tous les ans, au printemps. C’est un combat au long terme », conclut-elle.
Une stratégie globale qui allie piégeage de printemps, mais aussi signalements et destructions des nids financés par la commune, ainsi que l’enrichissement de la biodiversité.
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