La semaine dernière, la mort de deux pères de famille innocents victimes du narcotrafic a relancé le débat autour de la sécurisation du quartier des Moulins, à Nice (Alpes-Maritimes). Depuis de très longs mois, la cité est le théâtre d'une guerre entre clans liée au narcotrafic. Et l'ombre de la DZ Mafia plane sur plusieurs affaires particulièrement sombres.
À chaque semaine son lot de drames humains dans le quartier des Moulins, à Nice. La semaine dernière, deux pères de famille innocents ont perdu la vie, victimes du narcobanditisme, et un commerce a été attaqué à l'explosif et à l'arme lourde. Le procureur de la République de Marseille qui a repris le dossier, doit tenir un point presse ce lundi, à l’issue des gardes à vue de 4 personnes, dont le tireur présumé, interpellées jeudi dernier.
Derrière ces sombres affaires plane l'ombre d'une organisation bien connue. "Il y a des éléments qui nous laissent penser que cette DZ Mafia veut s'étendre. On s'interroge : quel est son rôle, son impact ? Rien n'est sûr, mais on a des éléments qui nous permettent d'orienter l'enquête", soutient Laurent Martin de Frémont, secrétaire départemental du syndicat de police Unité Alpes-Maritimes.
"Nous déstabilisons le trafic", martèle le préfet des Alpes-Maritimes
Le véhicule utilisé lundi dernier avait été volé à Marseille, mais aucune piste n'est écartée, rappelle le représentant des forces de l'ordre. "Règlement de compte ou guerre de territoire, tout est envisageable. C'est ce qu'on constate sur le terrain. L'idée, c'est de récupérer des points de deal qui vont rapporter parfois 25.000, voire même 30.000 euros par jour", répète-t-il.
Au quartier des Moulins, une dizaine de ces points de deal ont été démantelés mais deux d'entre eux subsistent encore. "Manifestement, nous déstabilisons le trafic. Je rappelle qu'ici, 100 personnes ont été incarcérées ces derniers mois dans la lutte contre le trafic de stupéfiants", martèle le préfet Laurent Hottiaux.
Enfin, les syndicats réclament davantage de moyens. En trois ans, Nice a perdu près de 90 enquêteurs et un groupe anti-stupéfiants a été dissous.


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