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L'Espagne, l'une des favorites pour le titre au Mondial, a eu toutes les peines du monde à l'emporter 1-0 sur le Portugal et Cristiano Ronaldo, qui a peut-être disputé son dernier match international à 41 ans, lundi, en huitièmes de finale au Stade de Dallas.
La Roja, championne du monde en 2010, a marqué dans le temps additionnel de la seconde mi-temps grâce à Mikel Merino (90e+1), tout juste entré en jeu.
Tous les matchs, on va souffrir, ce sont les meilleures sélections du monde, et il y a des moments où tu dois subir, des moments où ils ont des occasions, et d'autres moments où tu dois attaquer, leur faire mal. Pour moi, l'équipe a montré une maturité très importante, a réagi le capitaine espagnol Rodri.
Le Portugal est probablement la sélection qui ressemble le plus à la nôtre dans la manière de jouer, a-t-il indiqué, avant d'ajouter que c'est difficile de casser ses lignes, ils défendent très bien, très serrés, tandis qu'on savait qu'il fallait attendre le bon moment et il est arrivé, même si eux aussi ont eu des occasions pour gagner le match.
Longtemps ennuyeuse, l'Espagne s'est sortie du piège par l'entremise de Ferran Torres et de Merino, le passeur et le buteur, tous deux sortis du banc pour redynamiser une attaque bien décevante.
L'arbitre de touche venait tout juste d'annoncer la durée des arrêts de jeu quand Torres a glissé un ballon à ras de terre dans la surface vers le milieu de terrain, plein de sang-froid pour déjouer Diogo Costa.
Un bien cruel épilogue pour le gardien portugais, qui a repoussé quelques attaques intéressantes en tout début de match et n'a pas eu grand-chose à faire ensuite.
Ronaldo a pour sa part fait ses adieux en Coupe du monde. Le célèbre no 7 de la Seleçao a été impuissant et isolé, malgré le soutien très bruyant de ses admirateurs, qui l'ont poussé et acclamé du début à la conclusion.
Une triste fin pour la légende portugaise, au visage marqué par l'émotion après le coup de sifflet final.
La vérité, c'est que c'était ma dernière Coupe du monde, mais pour le reste, j'aurai le temps d'y réfléchir, d'être avec ma famille, de ne pas prendre de décisions à chaud et je vais continuer ma vie, a déclaré le capitaine portugais.
Le meilleur buteur des Portugais, qui détient aussi le record de sélections, jamais sacré au Mondial, a disputé son sixième et dernier tournoi. Sa 233e rencontre internationale, au Texas, a été pauvre en frissons et pourrait bien être sa dernière également.
Naturellement, je suis triste de sortir de la Coupe du monde comme ça, mais comme je l'ai dit [dimanche] en conférence de presse, j'ai tout donné, j'ai fait de mon mieux, et je pars la conscience tranquille. C'est le soccer, c'est la vie d'un joueur de soccer : parfois on gagne, parfois on perd, et il faut continuer.
Le quintuple vainqueur du Ballon d'or a déclenché un tir puissant en coin (12e), puis une reprise moins appuyée, du bout du pied et dos au but, attrapée sans trop de frayeur par Unai Simon (37e), et c'est à peu près tout.

Mikel Merino a inscrit le seul but du match entre l'Espagne et le Portugal en huitièmes de finale du Mondial.
Photo : Getty Images / Alex Slitz
Les deux gardiens ont volé la vedette au cours de la première période, impériaux sur chaque frappe, tandis que Nuno Mendes, impassable derrière et dangereux devant, a globalement éteint Lamine Yamal, avec tranquillité et autorité.
Mendes a mis le feu en attaque par ses chevauchées, par ses centres et par son tir puissant, que le défenseur Pedro Porro a dévié de la tête sur la barre transversale (41e).
Malheureusement pour lui et son équipe, le jeune défenseur de 24 ans s'est blessé sur l'une des rares actions où Yamal l'a pris de vitesse, et il a dû céder sa place avant l'heure de jeu.
L'Espagne a quant à elle produit du jeu par éclipses, en intermittence d'un spectacle longtemps avare en occasions franches.
La première demi-heure avait pourtant été prometteuse grâce à Dani Olmo, pourvoyeur de bons ballons en profondeur vers Mikel Oyarzabal (9e) et Yamal, frustré par un joli tacle glissé de Renato Veiga (29e).
La Roja a aussi fait chauffer les gants de Diogo Costa deux fois dans la même action, sur une frappe de Yamal, puis une autre, encore plus dangereuse, signée Alex Baena et écartée d'une belle parade de la main opposée (16e).
Il a fallu attendre ensuite une petite éternité pour voir les Espagnols redevenir ambitieux dans le jeu. Il y a eu cette frappe de Pedri au-dessus du filet (61e), ce coup franc direct de Yamal effectué en coup de pied de coin (73e) et ce tir de Dani Olmo intercepté d'un tacle par Ruben Dias (78e).
La lumière est finalement venue du banc, l'un des plus riches du Mondial.
Les Espagnols affronteront en quarts de finale la Belgique, qui a aisément défait les États-Unis 4-1 au Stade de Seattle.


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