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C'est le cas de le dire, Maxime Kenny est heureux comme un poisson dans l'eau. Le nageur âgé de 21 ans a connu une progression fulgurante avec une saison qui a été couronnée par cinq médailles aux championnats de natation du Sport universitaire de l'Atlantique (SUA).
Maintenant, le plus grand défi de l'athlète originaire de Losier Settlement sera les championnats canadiens U Sports, à Markham, en Ontario.
J'ai vraiment hâte de pouvoir y aller, parce que là, je pourrai voir et compétitionner avec seulement les meilleurs universitaires au pays, lance Maxime Kenny.

Maxime Kenny se sentait bien lors de ses courses, notamment dans celle du 50 m dos.
Photo : Gracieuseté : UNB
Son entraîneuse, Marta Belsh, dit que la préparation se passe bien. Elle explique que la compétition sera féroce. Les conditions peuvent parfois déstabiliser des athlètes moins bien préparés.
C'est un différent niveau de compétition, explique celle qui dirige le programme de natation de l'Université du Nouveau-Brunswick (UNB) depuis sept ans.
Le bassin de nageurs élites est plus grand qu'au SUA et on connaît peu les autres compétiteurs du reste du Canada. La pression et les attentes sont plus élevées en raison de ses récents succès.

Maxime Kenny écoute attentivement le conseil de Marta Belsh lors d'un entraînement.
Photo : Radio-Canada / François Le Blanc
Lors des championnats de l'Atlantique, à la mi-février, le porte-couleurs des Reds a gagné deux médailles en or (50 m et 100 m dos), une en argent (100 m papillon) et une de bronze (50 m papillon). Il a aussi aidé à remporter une médaille d'argent aux 400 m quatre nages, en relais par équipe.
Il a aussi battu un record de UNB lors de deux courses de nage sur le dos.
Je suis fier d'avoir réalisé tout ça devant ma famille et mes proches, dit-il, un peu ému.

Maxime Kenny, au centre, a devancé Oliver Dawood (à gauche) et Quinn Nolan (à droite), tous les deux de l'Université Dalhousie, lors de l'épreuve du 50 m dos aux Championnats du SUA.
Photo : Gracieuseté : UNB
Kenny vise maintenant une place parmi les 20 meilleurs dans les épreuves auxquelles il participera : le 50 m dos, le 100 m dos, le 50 m papillon et le 100 m dos.
J'aimerais faire au moins des finales B, ce serait plaisant, espère-t-il.

Lors des championnats du SUA, le 13 février, Maxime Kenny a aussi remporté l'argent au 100m papillon.
Photo : Gracieuseté : UNB
Les finales A sont celles où on distribue des médailles, les autres sont des séances de consolation et de classement, qui permettent de donner des points lors de la compétition par équipe.
À mon avis, pour pouvoir performer bien, il faudra que j'utilise bien mes entraînements d'ici au début de la compétition pour bien me préparer mentalement et physiquement, soutient le nageur de la Péninsule acadienne.
Une lourde tâche
Heureusement, les derniers entraînements à la piscine Sir Max Aitken, à UNB, ont lieu pendant la semaine de relâche. Il peut se concentrer uniquement sur la nage.

Maxime Kenny, avant sa course au 100 m dos.
Photo : Gracieuseté : UNB
Lorsqu'on a beaucoup de choses à faire à la maison, avec les études, avec les travaux et tout le reste, notre mental ne va pas être capable de pousser notre corps autant qu'il le faudrait, explique Maxime Kenny.
L'étudiant consacre habituellement une trentaine d'heures, chaque semaine, à ses cours et aux travaux universitaires en génie électrique.
Puis, le nageur se rend à la piscine de six à neuf fois par semaine. En plus, il y a les séances de musculations, de préparation mentale et de yoga. Un total de 30 heures d'entraînement.

Marta Belsh surveille de près la technique de départ de Maxime Kenny, lors d'un entraînement à la piscine Sir Max Aitken, à UNB.
Photo : Radio-Canada / François Le Blanc
Et c'est sans compter que quatre de ces séances de natation ont lieu à 5 h du matin.
Ça demande une grande discipline et beaucoup d'habileté à s'organiser, ajoute Mme Belsh.
Maxime Kenny n'a pas de difficulté à se lever tôt pour aller nager.
C'est surtout de pouvoir commencer la journée sur un bon pied, dans un moment où je peux me mettre dans un bon état mental, explique-t-il.
L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, selon l'expression populaire. Il en fait son affaire.
Le matin je trouve, c'est beaucoup plus simple de me motiver parce qu'il n'y a pas vraiment d'autres choses que je pourrais faire, sinon de m'entraîner. C'est vraiment un moment où je peux venir, me mettre dans la piscine, puis de me concentrer seulement sur ça.
Progression
Marta Belsh est l'une des privilégiées qui a vu grandir Maxime Kenny dans son sport.
Je me souviens de lui, aussi loin qu'à son adolescence, à 13 ans. Je peux vous dire qu'il n'avait pas l'air du nageur qu'il est devenu. J'ai vu sa progression, relate-t-elle.
De le voir atteindre ce niveau et d'avoir des aspirations d'aller encore plus loin, c'est incroyable. On ne voit pas cela souvent.

Marta Belsha est très fière de son équipe cette saison. Deux femmes et quatre hommes, dont Maxime Kenny, participeront aux championnats U Sports.
Photo : Radio-Canada / François Le Blanc
Ça en dit long sur le travail accompli. La mentore aime l'éthique de travail et le dévouement du jeune athlète.
Aux championnats SUA, je visais un top 3, dit Maxime Kenny. Mais j'étais surpris de finir en première position, ce qui me fait dire que je suis capable de gagner.
L'avenir est donc prometteur.
Les championnats nationaux U Sports commencent jeudi matin, à la Piscine Pan-Am de Markham en Ontario.


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