Invité exceptionnel de la Grande Interview Europe 1 - CNews, Boualem Sansal est revenu sur l'emprisonnement du journaliste français Christophe Gleizes en Algérie. "Le gouvernement français devrait se montrer très intraitable sur le sort de Christophe Gleizes", confie-t-il.
Boualem Sansal est revenu sur l'emprisonnement du journaliste français Christophe Gleizes en Algérie. "Le gouvernement français devrait se montrer très intraitable sur le sort de Christophe Gleizes", a-t-il affirmé lors de la Grande Interview Europe 1 - CNews.
"Libérer Christophe Gleizes avant toute discussion"
Concernant le cas de Christophe Gleizes, Boualem Sansal estime qu'un geste rapide des autorités algériennes est indispensable pour crédibiliser le rapprochement diplomatique avec Paris.
"Le premier geste, c'est de libérer Christophe Gleizes avant de discuter du reste", a-t-il insisté. "Si le gouvernement algérien veut prouver qu'il est dans une démarche vertueuse, il faut libérer Christophe Gleizes tout de suite", martèle-t-il.
L'auteur sort "La Légende", aux éditions Grasset, un ouvrage sur son emprisonnement pendant un an en Algérie et dont le titre de l'ouvrage reprend le surnom des prisonniers pour qualifier l'écrivain de 80 ans.
L'écrivain a également évoqué sa propre situation et ses accusations contre le pouvoir algérien. "Moi, il était dès le départ dans mes intentions d'attaquer un jour M. Tebboune pour séquestration, kidnapping", a-t-il lancé au sujet d'Abdelmadjid Tebboune.
"Je le considère comme un dictateur"
Boualem Sansal a refusé de reconnaître Abdelmadjid Tebboune comme président légitime de l'Algérie. "Je ne lui reconnais pas ce titre de président. Il n'a pas été élu, il a été imposé par l'armée. Il se comporte comme un vulgaire dictateur", a déclaré l'écrivain.
Se disant lui-même "otage" des autorités algériennes, il affirme n'avoir jamais vu de preuves concernant les accusations portées contre lui. "On ne m'a administré aucune preuve de ce dont on m'accusait : terrorisme, espionnage, atteinte à la sûreté de l'État…", a-t-il expliqué, dénonçant une "barbouzerie politique".


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