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Vers 10h40 GMT en Europe, les Bourses s’enfonçaient : Francfort reculait de 4,11% et Milan 4,73%.
Mardi difficile pour les Bourses mondiales. Les places financières creusent leurs pertes mardi matin, lestées par la flambée des prix du pétrole au quatrième jour de la guerre israélo-américaine contre l'Iran, qui ravive les craintes d'une inflation généralisée. Vers 10h40 GMT en Europe, les Bourses européennes s’enfoncent : Paris perd -3,18%, Francfort -4,11% et Milan -4,73%. La veille, les principales places européennes avaient déjà cédé environ 2%.
En Asie, à la Bourse de Séoul, où reprenaient les échanges après un lundi férié, l'indice Kospi a terminé sur une chute de 7,24%. À Tokyo, l’indice vedette Nikkei a chuté de 3,06% et l’indice hongkongais Hang Seng a terminé en baisse de 1,12%.
«Lorsque les primes de risque (sur le pétrole) liées au détroit d'Ormuz augmentent, la Corée (grand importateur d'énergie, NDLR) absorbe. La hausse du brut se transmet directement aux balances commerciales, aux anticipations d'inflation, à la pression sur la devise», explique Stephen Innes, gérant de SPI AM. «Le conflit ne montre aucun signe d'apaisement», résume Jim Reid, économiste de la Deutsche Bank.
Le pétrole s’envole aussi, le marché de la dette souffre
Une attaque de drones a touché mardi l'ambassade des États-Unis en Arabie saoudite au quatrième jour du conflit, Israël continuant pour sa part ses bombardements intensifs sur Téhéran et le Liban. Interrogé sur une éventuelle riposte, le président américain Donald Trump a déclaré : «Vous le découvrirez bientôt». Israël a de son côté étendu ses opérations au Liban, y menant des frappes meurtrières et massives, en réponse à une attaque lundi du mouvement chiite Hezbollah soutenu par Téhéran.
À l'ouverture du marché pétrolier lundi, le Brent s'était envolé de plus de 13%. «Bien que significatif», ce mouvement «reste inférieur aux variations extrêmes observées lors de la crise financière mondiale (de 2008), des turbulences liées au Covid ou encore de certains événements géopolitiques» comme la guerre en Ukraine, tempère Jim Reid.
Les investisseurs «se délestent des obligations d'État depuis le début de la semaine, anticipant les conséquences potentielles d'une crise géopolitique prolongée susceptible de maintenir les prix du pétrole à des niveaux élevés et d'alimenter l'inflation», souligne Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill Group. Interrogé sur les conséquences du conflit armé avec l'Iran, Philip Lane, chef économiste de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré au quotidien britannique Financial Times que «l'ampleur de l'impact et les implications pour l'inflation à moyen terme dépendront de l'étendue et de la durée du conflit. La BCE suivra de très près l'évolution de la situation.»
Le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans, considéré comme la référence européenne, évoluait à 2,78% vers 09H10 GMT contre 2,71% lundi à la clôture. Son équivalent français s'établissait à 3,39% contre 3,29% lundi, et l'italien à 3,46% contre 3,35%. Le rendement britannique à 10 ans évoluait quant à lui à 4,48% contre 4,37% lundi à la clôture.


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