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Parmi les 70 centres Point vision installés en France, le Jura en compte deux : à Champagnole et Lons-le-Saunier. Dans la ville préfecture, la structure accueille près de 180 patients par jour, grâce à une organisation bien rodée sur place et en amont.
Vincent Durand - Hier à 19:00 - Temps de lecture :
À Lons-le-Saunier, ils sont près de 180 patients par jour à franchir les portes de cet établissement. Situé rue Louis-Rousseau, le centre d’ophtalmologie Point vision dispose d’une méthode particulière dénommée ici « le travail aidé », glisse Jonathan Charlot, le coordinateur des opérations sur les sites de Lons-le-Saunier, Champagnole, Oyonnax et Chalon-sur-Saône.
Comprendre : chaque patient passe d’abord devant un orthoptiste avant de voir l’un des médecins du centre. « Durant la première étape, l’orthoptiste fait les premiers examens, de sorte que le médecin puisse se concentrer sur l’observation de ces examens et qu’il puisse faire des ordonnances pour de futurs traitements. Il se préoccupe ainsi de la santé plutôt que des examens », développe Jonathan Charlot.
Dix-sept professionnels, dont six médecins
L’organisation, plutôt bien rodée, s’appuie d’abord sur le personnel de l’établissement : dix-sept professionnels en tout, dont six médecins fixes. Parmi eux, un chirurgien qui pratique des opérations deux jours par semaine à la clinique du Jura, située à quelques mètres.
Mais c’est aussi (et surtout) en amont des consultations que Point vision dispose d’un réel avantage, avec la mise en place d’une procédure simple et rapide. Terminé les délais d’attente à rallonge : « Les prises de rendez-vous sont ouvertes à deux mois seulement », indique Jonathan Charlot.
« Pas d’“open bar” sur le calendrier »
Un mode de fonctionnement qui permet à la structure « de suivre nos patients malgré parfois les difficultés de prise de rendez-vous ». « Il y en a certains pour qui nous devons assurer un suivi régulier. Nous y arrivons, aussi parce qu’il n’y a pas “d’open bar” sur le calendrier. Si nous avions fait le choix de tout ouvrir sur un an par exemple, ça se serait rempli, c’est certain. Et alors on peut se dire que l’affaire marche. Mais dans les faits, ce n’est pas du tout une bonne chose pour les patients. »
Une population vieillissante
Résultats : des disponibilités qui s’ouvrent jour après jour et un établissement « qui ne désemplit jamais », souffle Jonathan Charlot. Un vrai plus pour la ville : « Il n’y a pas beaucoup de centres d’ophtalmologie dans le coin. Et la population ici est plutôt vieillissante, il y a donc beaucoup de maladies à traiter et nous parvenons à le faire sans qu’il y ait des délais trop longs ».


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