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  • 7 ans après une ablation du sein, elle apprend qu'elle n'a jamais eu de cancer

La biopsie qui a conduit cette femme à subir une mastectomie n'était pas la sienne. Une méprise qui pourrait être liée à une erreur d'étiquetage. La quinquagénaire a décidé de poursuivre l'hôpital en justice et espère obtenir réparation pour sept ans de souffrances inutiles.

Le Progrès - Aujourd'hui à 07:15 - Temps de lecture :

C'est lors d'un dépistage de routine que les médecins ont remarqué des microcalcifications mammaires. Une anomalie qui nécessite généralement des examens plus poussés pour confirmer ou pas les suspicions de cancer. Photo illustration Yves Salvat

C'est lors d'un dépistage de routine que les médecins ont remarqué des microcalcifications mammaires. Une anomalie qui nécessite généralement des examens plus poussés pour confirmer ou pas les suspicions de cancer. Photo illustration Yves Salvat

L'horreur du diagnostic, la peur de mourir, la douleur physique... Elle croyait avoir laissé le pire derrière elle. Cette Italienne de 51 ans avait bien tort. 

Sept ans après avoir subi une ablation du sein, elle a découvert qu'elle n'avait jamais eu de cancer. Pire, celui dont elle croyait souffrir était celui d'une autre. C'est l'histoire que relate le Corriere Della Sera.

A l'automne 2018, lors d'un dépistage de routine, à l'hôpital de Padoue, les médecins remarquent la présence de microcalcifications mammaires qui leur font suspecter la présence potentielle de cellules malignes.

Un forme agressive à un stade déjà avancé

Pour en avoir le coeur net, ils pratiquent une biopsie dont les résultats vont bouleverser la vie de la patiente : il s'agit d'un carcinome canalaire infiltrant de stade 3. Une forme agressive et en phase déjà avancée qui nécessite une mastectomie. Radicale, douloureuse... Mais elle accepte l'intervention pour sauver sa vie.

Les tests postopératoires vont la conforter dans sa décision : les tumeurs ont été éradiquées. Si un long parcours l'attend encore, la voilà soulagée.

Les échantillons ne correspondent pas

De 2021 à 2024, elle subit six interventions de reconstruction mammaire. Mais il y a toujours quelque chose qui cloche dans ses prélèvements tissulaires : ils ne correspondent pas à l'échantillon prélevé en 2018.

Un test ADN va enfin dévoiler la terrible vérité : la première biopsie était celle d'une autre patiente. Une erreur d'étiquetage pourrait être à l'origine de la méprise.

Passé le choc, la quinquagénaire a décidé de poursuivre l'hôpital de Padoue en justice. Et elle espère obtenir réparation. « On lui a volé une partie de son corps et sept années de sérénité », déclare son avocat. « Ce n'est pas seulement une erreur médicale. C'est une erreur administrative qui a eu des conséquences irréversibles sur l'intégrité physique d'une personne ».

L'histoire ne dit pas ce qu'il est advenu de la patiente qui a vraiment subi la biopsie initiale...

Des faux positifs mais rarement des erreurs de diagnostic

Les erreurs de ce type sont heureusement extrêmement rares. Il arrive qu'une mammographie donne ce que l'on appelle un « faux positif ». C'est-à-dire qu'elle révèle la présence d'anomalies qui, comme dans le cas de l'Italienne, demandent des examens plus poussés, pour confirmer ou pas le diagnostic.

La France fait partie des pays au plus fort taux d'incidence du monde pour ce qui concerne le cancer du sein. En 2023, 61 214 nouveaux cas ont été détectés. L'âge médian au moment du diagnostic est de 64 ans, mais une étude de 2025 indique une hausse chez les femmes jeunes.

Le carcinome canalaire infiltrant est le type de cancer du sein le plus commun. 

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