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Après la décision du patron du bar de nuit de Bernay de fermer définitivement son établissement, le président de l'intercom et la maire réagissent sur la question de l'insécurité.
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Par Coralie Maux-Renard Publié le 30 juil. 2026 à 14h00
Le président de l’Intercom Bernay Terres de Normandie (IBTN), Nicolas Gravelle, était présent, tout comme Louis Choain, vice-président en charge du développement économique et de l’attractivité du territoire, et la gendarmerie, lors de la réunion entre le sous-préfet et Aurélien Hoareau, le patron du Ink bar, le mercredi 22 juillet 2026, à Bernay (Eure).
Les deux élus ont défendu l’établissement de la rue Général-Leclerc. « Le Ink bar est, certes, un bar de nit, mais il en faut. De l’extérieur, on peut croire que c’est un lieu mal fréquenté, mais ce n’est pas du tout le cas. Pour moi et pour la mairie, c’est un endroit où, au contraire, il y a du vivre ensemble, où les gens se rencontrent et viennent boire un verre calmement. C’est un lieu convivial, social et nécessaire », souligne Nicolas Gravelle.
Un soutien total au bar
« On pense, et on affirme, qu’Aurélien tient très bien ce bar. Depuis qu’il est là, et notamment depuis le partenariat avec la mairie pour l’utilisation du square, cela a redonné de l’attrait à ce quartier, soutient le président de l’IBTN. Avec la mairie, nous avons à cœur de voir le commerce se développer au-delà de Sainte-Croix. »
Faisant référence aux commerçants installés au Pont-Ravet, comme Le Comptoir des Halles, La Palette de thé ou encore l’Herboristerie, il met en avant sa bonne dynamique. « Nous ne voulons absolument pas qu’elle retombe et surtout à cause de deux ou trois individus qui viennent faire leur loi. »
Aurélien Hoareau « a toujours été là, à faire en sorte que cela se passe bien et qu’il n’y ait pas de problème. En tant que collectivité, nous affirmons que le Ink bar n’est pas un souci, mais plutôt une solution par rapport au quartier. » À la suite de son rendez-vous avec le sous-préfet, le gérant de l’établissement a décidé de le fermer définitivement.
Une décision que regrette Nicolas Gravelle : « Il ne faut pas que ce lieu très dynamique disparaisse de Bernay, mais je me mets à sa place aussi. Il ne peut pas, à lui seul, gérer la sécurité. » La maire de Bernay, Marie-Lyne Vagner, est du même avis : « Je ne souhaite pas voir cet établissement fermer, il est important à la vie bernayenne. »
Lutter contre l’insécurité
« Nous avons demandé au préfet et aux gendarmes de faire en sorte que ce quartier ne soit pas perturbé par deux ou trois individus qui viennent faire le bazar, appuie le président de l’intercom. Nous leur demandons de maintenir la sécurité et que, surtout, on ne se laisse pas emmerder par deux ou trois individus. Ce ne sont pas les victimes qui vont se transformer en coupables, ou inversement. »
Concernant un potentiel trafic de drogue, Nicolas Gravelle ne se prononce pas. « Personne ne peut l’affirmer, la gendarmerie va investiguer et rendra ses conclusions », indique-t-il. Le président de l’intercom souligne l’importance des témoignages des habitants lors de faits.
« Il faut qu’ils signalent, pas seulement à la mairie, mais aussi aux autorités. La police municipale et la gendarmerie ne peuvent pas être partout. Il faut des moyens de justice », insiste Nicolas Gravelle.
De son côté, Marie-Lyne Vagner, a publié sur sa page Facebook le jeudi 23 juillet un message appelant les témoins d’actes de violence ou de trafics à les signaler, à la suite de la pétition mise en ligne pour défendre le Ink Bar.
À l’heure du bouclage du journal, mardi 28 juillet, elle avait atteint plus de 1 500 signatures. « Elle prend corps et a beaucoup de signataires : cela montre que les gens tiennent à ce lieu et qu’à Bernay, il y a aussi une vie nocturne et des gens qui ont envie de s’amuser calmement et surtout en sécurité », met en lumière Nicolas Gravelle.
Y-a-t-il un climat d’insécurité à Bernay ? La première édile nuance : « Comme la gendarmerie l’a rappelée lors de son passage en conseil municipal en mai 2025, Bernay n’est pas en situation d’insécurité généralisée, il n’y a pas une inquiétude particulière à avoir quant à notre situation mais bien une vigilance collective. »
« Ce n’était donc pas un message à portée alarmiste mais bien citoyenne pour inviter la population à se rendre à la gendarmerie ou à la police municipale s’ils sont témoins d‘incivilités ou d’actes répréhensibles pour ainsi aider les autorités à avancer plus rapidement dans leur enquête. Comme je l’écrivais, chaque information, même si elle apparaît anodine, peut contribuer à faire avancer une enquête. Plus précisément, les faits préoccupants auxquels je faisais référence ont un lien avec la situation d’il y a quelques jours au niveau de la rue du Général-Leclerc. »
Bientôt un dispositif de participation citoyenne
Selon la première magistrate, les services de gendarmerie sont bel et bien présents sur Bernay, tout comme la police municipale. « Depuis notre premier mandat, nous avons notamment renforcé continuellement le dispositif de vidéoprotection, même si certains me le reprochent parfois, par idéologie ou recherches d’économies. Nous avons à présent cinq agents de police municipale pleinement formés et équipés et nous avons encore un poste en recrutement », indique-t-elle depuis son lieu de vacances.
Le dispositif de participation citoyenne sera également mis en place à Bernay : une réunion de présentation aura lieu courant septembre et chacun pourra y participer pour en savoir plus, et s’inscrire dans ce dispositif de vigilance collective.
« Avec l’équipe municipale, nous n’avons jamais pris les questions d’incivilités et de sécurité à la légère et nous allons continuer ainsi sur les années à venir. Néanmoins, je tiens à rappeler que ces moyens sont toujours au service de la population et que chaque témoignage sera traité avec égard et considération. Soyons toutes et tous acteurs du bien vivre ensemble ! », conclut Marie-Lyne Vagner.
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