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Imaginez la scène digne d’un film comique mais malheureusement réelle. Un député se lève au Parlement du Nouveau-Brunswick. Il commence son discours. Puis, sans ciller, il lit à voix haute : « Here’s a more natural flowing version of that section that reads like a legislative speech rather than a series of short points. » ou : Voici une version plus fluide et plus naturelle de ce passage, qui se lit davantage comme un discours devant une assemblée législative que comme une simple succession de points. Gênant n’est-ce pas !
C’était le 9 juin 2026. Bill Oliver, député progressiste-conservateur, venait de révéler malgré lui que son texte sortait d’une intelligence artificielle. Les prompts étaient restés dans les notes imprimées. Pire, personne dans la salle n’a bronché sur le moment. Un véritable troupeau de moutons, d’incompétents notoires.
Pourtant la vidéo a explosé partout. On y voit clairement Bill Oliver, l’homme de 78 ans enchaîner les consignes d’amélioration de style sans même s’en rendre compte : iIl ne sait même pas ce qu’il lit ! Plus tard il a reconnu l’erreur, trop tard. Selon lui le fond restait personnel. Mais l’humiliation était cuisante et définitive. On est gouvernés par des pitres.
D’ailleurs les critiques n’ont pas tardé. Des collègues ont dénoncé un manque de respect envers les électeurs. Certains réclament même l’interdiction pure et simple des discours générés par IA. Les chiffres montrent d’ailleurs une nette progression : l’usage de ces outils dans les interventions parlementaires a grimpé en flèche ces dernières années.
Les députés et politiques français font de même
En réalité cette affaire dépasse le simple gag. Elle pose une question simple. Qui parle vraiment quand un élu ouvre la bouche ? Les citoyens méritent mieux qu’un texte collé-collé sorti d’une machine. Le scandale Bill Oliver restera comme un moment de vérité embarrassant pour la politique canadienne. On imagine bien entendu que c’est exactement la même chose en France d’autant qu’il y a déjà eu des scandales de copier-coller et recyclages de discours. Jean Messiha en avait fait les frais au RN en recyclant des notes qu’il faisait facturer grassement…

On se souviendra de ce moment comme le début de la prise de pouvoir de l’IA sur les décisions humaines. La symbolique du parlement est effrayante car c’est le centre même du pouvoir, le centre de la rédaction des lois ! Aujourd’hui on a un élu sénile qui fait encore croire que l’humain contrôle la prise de décision, demain ce sera directement le processeur qui le fera…


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