«Et voilà, une logorrhée, comme d’habitude… Bonne chance pour retranscrire cela!» Après une bonne heure de conversation, Gérald Herrmann – qui vient de publier le recueil Dernier album avant l’IA. 40 ans de dessin de presse – s’amuse à l’idée qu’il va nous falloir résumer son flot de paroles en 6000 caractères, espaces compris. Il rit de bon cœur, et ce n’est que justice, depuis le temps qu’il nous amuse avec ses dessins et caricatures, publiés depuis plus d’un quart de siècle par la Tribune de Genève. «J’ai appris récemment que j’avais un TDAH [trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité]. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais deux-trois fois je me suis un peu perdu en moi-même…»
On a remarqué, en effet, et d’une certaine manière c’est cela qui a rendu la discussion passionnante, tant Herrmann, de son nom d’artiste, est capable d’aller de A à B en passant par M et Z, ce qui lui a permis – loin des discours formatés et ennuyants – de nous fournir une foultitude d’informations sur son métier, son parcours et sa vision du monde, lui qui démarre ses journées avec trois heures de lecture – The New York Times, Le Temps, le Tages-Anzeiger…


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