De Bailly à Zaric, l’exposition d’œuvres de la Collection d’art de la ville de Lausanne (CAL), qui se tient actuellement au Musée historique (MHL), commence en réalité en ville. Ainsi, depuis l’esplanade de la cathédrale, on voit cette bâche immense et chatoyante signée Maya Rochat. Elle habille de ses couleurs et de ses formes organiques la façade d’un grand magasin du centre-ville. Si on tourne la tête et plonge le regard dans les jardins de l’ancien évêché, siège du musée, on aperçoit deux sculptures de Zaric, Baigneuse appuyée et Ours assis (2000-2001). Un peu plus bas, autour du Rôtillon, du même Zaric, on croisera une femme-renarde à la valise et un homme-cheval.
Si, par hasard, on est passé par l’avenue du Théâtre ou le parc Mon-Repos pour rejoindre le musée, on n’aura pas manqué les nus de pierre opulents de Milo Martin, Aurore et La Baigneuse. Cette dernière sculpture est, d’ailleurs, la première des œuvres commandées par un fonds municipal, créé en 1932, dans le double but de soutenir les artistes et d’embellir la ville. C’est avec La Baigneuse que démarre ce qui deviendra plus tard la CAL, qui compte, aujourd’hui, environ 1800 œuvres de quelque 550 artistes. En mémoire de ces débuts, on peut voir dans l’exposition un Torse de femme en bronze, signé Milo Martin, comme une déclinaison miniature de La Baigneuse.


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