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Le chanteur Dïe Morg, originaire de La Montagne, inaugure la nouvelle scène Hellcity, 100 % unplugged, qui accueille 16 artistes du mercredi 17 au dimanche 21 juin.
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Par Marion Vallée Publié le 17 juin 2026 à 13h53
Peux-tu décrire ton univers musical ?
Je suis un one-man band folk-rock. Je joue des compositions et des reprises réarrangées, entouré de différentes guitares, toujours folk, avec une grosse caisse au pied et ma voix rauque. La musique est une chose, mais ce qui caractérise surtout le projet, c’est l’énergie développée sur scène et la communication permanente avec le public.
Ton parcours en quelques mots ?
Je joue de la batterie depuis l’âge de 7 ans. La guitare est arrivée bien plus tard, mais elle a rapidement pris une place omniprésente dans ma vie d’ado. Je suis devenu intermittent du spectacle en 1999 et je n’ai jamais quitté la scène depuis, en enchaînant les groupes, des plus renommés aux plus intimistes. J’ai lancé ce one-man band en 2017 pour retrouver un contact plus direct avec les gens, quelque chose qu’on perd souvent sur les grosses scènes. Être seul permet aussi de voyager plus facilement, ce qui m’a offert l’opportunité de faire de très belles tournées internationales au Québec, aux Antilles, à La Réunion, en Allemagne, etc. Cette année, j’ai dépassé les 500 concerts. La scène est le seul endroit où je me sens vraiment bien.
Tu montes pour la première fois sur une scène du Hellfest ?
Oui et non ! Comme j’habite la région et que j’ai beaucoup joué dans des groupes de rock, j’ai déjà travaillé plusieurs fois pour le Hellfest, notamment sur la scène Cult ou lors de soirées privées pour les mécènes et les bénévoles. En solo, j’ai été tête d’affiche du OFF l’année où deux grandes scènes avaient été installées, et l’an dernier, j’étais également tête d’affiche avec mon groupe de reprises de Nirvana, Teen Spirit. Mais oui, en tant qu’artiste solo, c’est la première fois que j’intègre la programmation officielle du Hellfest. Je jouerai le mercredi 17 juin, de 19 h 30 à 20 h 10, sur la scène HellCity.
Quel répertoire prépares-tu pour cette date ?
Je ne sais pas encore ce que je vais jouer. Je construis toujours mon set quelques minutes avant de monter sur scène. J’imagine que je mettrai mes compositions les plus rock… ou peut-être pas du tout. J’adore les contre- pieds.
Participer au Hellfest, est-ce une forme d’aboutissement ?
Absolument pas ! On me prend parfois pour un blasé quand je dis ça, mais j’ai déjà joué dans tellement de gros festivals que cela ne m’atteint plus du tout de la même manière aujourd’hui. Et puis là, il s’agit d’une toute petite scène, avec un temps de jeu très limité. Il n’y a vraiment pas de quoi se la raconter !
Comment te prépares-tu pour un événement comme celui-ci ?
Je ne me prépare pas du tout. Je préfère garder de la fraîcheur. Et puis je joue en moyenne trois concerts par semaine toute l’année, donc si l’on peut parler de préparation, c’est celle-là.
Qu’attends-tu de ce moment ?
Rien du tout. Je le considère comme il doit l’être : un concert parmi d’autres. Il n’a pas à avoir plus d’importance qu’un autre.
As-tu déjà participé au Hellfest en tant que spectateur ?
Oui, mais très peu. J’y ai surtout travaillé en tant que sonorisateur et technicien plateau pendant cinq ou six ans. J’ai donc pu me balader dans le public lors de mes rares pauses. Cela dit, ce n’est pas forcément mon kiff. Je trouve l’événement trop grand, et il est parfois compliqué d’accéder aux concerts que l’on souhaite voir.
As-tu quelques souvenirs ou anecdotes marquantes liés au Hellfest ?
Quand j’y travaillais comme technicien, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs musiciens qui ont bercé mon adolescence, et ça, c’était plutôt cool. J’ai notamment échangé quelques mots avec Phil Anselmo et Vinnie Paul (Pantera), Nicko McBrain (Iron Maiden) ou encore Dusty Hill (ZZ Top). J’ai aussi pu photographier Lemmy (Motörhead), qui est passé à un mètre de moi en montant sur scène pour son dernier concert au Hellfest. Ce qui m’a toujours amusé aussi, c’est le contraste entre l’image et la réalité. Je travaillais sur les scènes Temple et Altar, dédiées aux musiques extrêmes. On voyait parfois des artistes afficher une attitude très agressive, presque méchante sur scène, alors qu’en coulisses ils étaient souvent adorables, souriants et extrêmement gentils.
Dïe Morg sera à l’affiche du Hellfest le mercredi 17 juin 2026, de 19 h 30 à 20 h 10, sur la scène HellCity.
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