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TOPS/FLOPS - Le gros match d’Oyarzabal, les éclairs de Yamal ou Infantino omniprésent : retrouvez ce qui a retenu l’attention de la rédaction après la victoire de l’Espagne contre l’Arabie saoudite (4-0) à la Coupe du monde 2026.
TOPS
Yamal, Il n’y a de pas de mal
Blessé à la cuisse gauche fin avril, Lamine Yamal est arrivé incertain à la Coupe du monde 2026. Il n’avait pu jouer que 20 minutes contre le Cap-Vert lundi (0-0), et avait reconnu ne toujours pas pouvoir disputer 90 minutes en amont du match contre l’Arabie saoudite. Il n’en a effectivement joué que 45, et c’était largement suffisant. La Roja a vite déroulé (3-0 après 24 minutes) en grande partie grâce à son prodige de 18 ans.
Ses dribbles dès la 1re minute ont fait frissonner les 70.000 personnes dans les tribunes d’Atlanta. Buteur en renard des surfaces (10e), le Barcelonais a failli être passeur décisif pour Alex Baena (13e). Sa frappe lointaine et puissante a donné du boulot à Mohamed Al-Owais (36e). Si Lamine Yamal est toujours gêné physiquement, ça ne s’est pas vu.
Oyarzabal dans tous les bons coups
L’homme du match, à n’en pas douter. Son centre d’une précision chirurgicale a permis l’ouverture du score de Lamine Yamal (10e). Puis il a marqué de lui-même, deux fois, toujours en bout de chaîne (21e et 23e). Mikel Oyarzabal serait reparti avec un triplé si son tir de l’extérieur du gauche, consécutif à une énorme erreur de relance, n’avait pas ricoché sur la barre (36e). Disponible et altruiste, le Basque est lui aussi sorti à la mi-temps. Mieux vaut l’économiser pour les grands rendez-vous.
FLOPS
L’Arabie saoudite éparpillée
Il y a quatre ans, l’Argentine, future championne du monde, avait été vaincue par les Faucons verts (2-1). Ce dimanche, l’Espagne n’a vu que des oisillons en face d’elle. Au-delà des chiffres (29% de possession de balle en 1re période, 3 tirs au total, un seul ballon touché dans la surface adverse), l’impression visuelle a été terrible.
L’Arabie saoudite a été contrainte à défendre presque toute la partie, du moins tant qu’il y avait un semblant de suspense. Asphyxiée, sans idée pour relancer, fuir le pressing ou construire une action, elle a vécu un cauchemar. Le lob de 60 mètres tenté par Abdulelah Al-Amri (35e) a illustré l’impuissance des joueurs du Golfe, qui s’en étaient déjà remis aux exploits de leur gardien Mohamed Al-Owais contre l’Uruguay (1-1).
Infantino un peu trop filmé
Le patron est là, et il faut le montrer. Gianni Infantino, président de la Fifa, a assisté au festival espagnol ce dimanche. On sait qu’il était là, puisque la réalisation l’a montré à trois reprises en tribunes, entouré de l’ancien joueur français Youri Djorkaeff, et des Espagnols Fernando Herrio et Michel Salgado. Une fois aurait suffi. À croire qu’il est parfois plus intéressant de regarder l’ami de Donald Trump, qui multiplie les vols en jet privé pour être un peu partout, plutôt que de voir le terrain.
Une fin de match interminable
Les six minutes de temps additionnel s’annonçaient déjà longues et franchement inutiles, tant les joueurs avaient levé le pied. Il y en a finalement eu huit, à cause d’un but de Ferran Torres refusé pour hors-jeu avec l’assistance-vidéo. Le problème, c’est que trois minutes se sont écoulées entre le but et le moment où l’arbitre brésilien, Raphael Claus, l’a refusé.
On pensait que de tels délais n’arriveraient plus avec le hors-jeu semi-automatique, introduit au Mondial 2022. On avait tort. Les 70.000 spectateurs ont ainsi retenu leur souffle pour savoir si l’Espagne allait s’imposer avec quatre ou cinq buts d’écart. Oui, on sait, le moindre but peut avoir de grandes conséquences au classement. Mais ni les joueurs espagnols, ni les joueurs saoudiens n’avaient envie de faire durer la partie. Un peu plus de bon sens dans l’arbitrage ne ferait pas de mal.


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