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Même si le Canada a un roi comme chef d’État, quelques centaines de Canadiens ont affiché samedi leur solidarité avec les Américains participant aux manifestations baptisées « No Kings » (« Pas de rois »), dénonçant l’autoritarisme et la corruption.
Au pays, des rassemblements sous la bannière No Kings se sont notamment déroulés samedi à Ottawa, Toronto, Vancouver et Halifax.
Dans la capitale néo-écossaise, des citoyens, dont quelques Américains ayant immigré au Canada, se sont donné rendez-vous près des Commons.

Un participant à la manifestation de samedi, à Halifax.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Aux États-Unis, deux premières manifestations No Kings ont eu lieu en 2025.
La troisième, en ce 28 mars, visait, selon les organisateurs, à dénoncer des assauts contre la liberté d’expression, les droits civiques et l’accès au vote.

Des participants à la manifestation « No Kings », le 28 mars 2026, près des Commons, à Halifax, en Nouvelle-Écosse.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Un événement plus récent, la guerre en Iran, lancée exactement un mois plus tôt par les États-Unis et Israël, s’ajoute aux doléances. Le mouvement No Kings la qualifie de guerre illégale et catastrophique qui nous met en danger et fait monter nos coûts.
ICE et ses 5 bureaux au Canada
Pourquoi une telle manifestation au Canada?
C'est une façon de reconnaître qu'on n'est pas à l'aise avec ce qui se passe aux États-Unis et dans notre ordre mondial, a déclaré samedi une participante, Gabrielle Bardall, professeure adjointe de sciences politiques à l'Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse.
Des manifestants s’inquiètent aussi du fait que des membres de l’agence américaine d’exécution des lois sur l’immigration, ICE, sont actifs dans cinq bureaux au Canada.

Des participants à la manifestation « No Kings » déambulent sur un trottoir le long de la rue Cogswell, le 28 mars 2026, à Halifax, en Nouvelle-Écosse.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Ils sont à Ottawa, Montréal, Toronto, Calgary et Vancouver, selon le site web du gouvernement américain.
Avec la présence de ces bureaux de l'ICE, même s'il s'agit d'une présence au sein d'ambassades ou de consulats et que ces agents n'ont pas l'autorité de faire des arrestations au Canada, il y a peut-être des craintes légitimes d'une trumpisation de la politique migratoire canadienne, a affirmé en entrevue samedi Roromme Chantal, spécialiste en relations internationales et professeur agrégé de science politique à l’École des hautes études publiques de l’Université de Moncton, au Nouveau-Brunswick.
D’après le reportage de Stéphanie Blanchet


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