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Ces quelques cas questionnent le corps médical qui n'avait, jusqu'à présent, vu cette bactérie que sur les animaux, mais qui depuis décembre 2025 touche quelques hommes.
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Par Tessa Biscarrat Publié le 13 juin 2026 à 13h54
C’est une première et les scientifiques ne s’y attendaient pas. Entre décembre 2025 et mars 2026, neuf hommes se sont présentés dans des cliniques à Barcelone avec à chaque fois les mêmes symptômes : des lésions cutanées modérées, sous la forme de papules (c’est-à-dire en relief), sous la forme de nodules (comme des boules) ou de plaques rouges dans la zone génitale, l’aine, les cuisses ou au niveau de la barbe.
Après une suspicion de mycose, les analyses microbiologiques ont montré que ces bactéries ressemblaient à celles de la Dermatophilus congolensis, également appelée « la gale de la boue ». Habituellement, ce sont les chevaux ou le bétail qui contractent cette infection et qui leur provoque des lésions croûteuses sur le dos. Les rares cas humains ont été en contact avec des animaux.
Quelques cas en France
Pourtant, aucun de ces patients barcelonais n’a déclaré avoir été en contact avec du bétail ou des animaux sauvages. D’après la revue Emerging infectious diseases, parmi ces hommes, huit ont déclaré avoir développé ces symptômes après avoir fréquenté un sauna. Leur autre point commun est que tous ont eu des relations sexuelles entre hommes.
Comme l’indique Le Parisien, plusieurs cas ont été signalés en France et notamment à Lyon. Mais pas de panique, tous les patients ont guéri sans complications et grâce à des antibiotiques, et les cas restent encore faible. Ce que les scientifiques retiennent, c’est que la dermatophilose pourrait être une infection sexuellement transmissible.
« Les cliniciens devraient donc suspecter une dermatophilose chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) présentant une éruption pustuleuse de type folliculite touchant les organes génitaux ou les zones adjacentes, et envisager un traitement antibiotique oral ainsi qu’un dépistage complet des IST », conclut la revue.
La cause de cette infection, sans contact avec des animaux, reste encore à déterminer.
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