La banque Cramer & Cie ne viendra pas allonger pas la liste des établissements suisses ayant été condamnés dans le cadre du gigantesque cas de corruption commis au Brésil, l’affaire Petrobras, nom de la compagnie pétrolière semi-publique du pays. La banque privée sise à Genève, Zurich et Lugano, a bénéficié d’un classement de la part du Ministère public de la Confédération (MPC) qui soupçonnait un «défaut d’organisation» en lien avec du blanchiment d’argent pour avoir accueilli des pots-de-vin – pour 32,5 millions de dollars – appartenant à six anciens fonctionnaires de Petrobras. C’est la succursale tessinoise de l’établissement qui était concernée.
Ce classement, rendu en janvier mais révélé jeudi par «Gotham City», n’équivaut pas à un acquittement, le parquet fédéral considérant que les «conditions objectives» du blanchiment sont réalisées, écrit-il dans son ordonnance émise en italien que Le Temps s’est procurée. D’ailleurs, aucune indemnité n’est allouée à la banque pour sa défense. En revanche, le MPC prend à sa charge les frais de la procédure. Sollicités, les avocats de Cramer & Cie, Mes Carlo Lombardini, Alain Macaluso et Garen Ucari, n’ont pas souhaité commenter. Une procédure distincte contre un ancien membre du conseil d’administration de la banque et l’un de ses gérants a également été classée en début d’année.


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