Que retenir de la Coupe du monde 2026, si ce n’est un magnifique parcours de l’équipe de Suisse, cette Nati qui nous rassemble? Hélas, son côté business exacerbé, comme si les Etats-Unis faisaient tout pour américaniser un sport né en Europe. Et le pire, c’est que le président de la FIFA, ce Suisse qui ne rassemble personne, a totalement accepté que la fédération qu’il dirige se fasse dicter sa loi par cette grande puissance au sommet de laquelle trône son ami, avec lequel il partage un goût certain pour l’autocratie. Et pour lequel il a, rappelons-le, créé un prix de la paix, alors qu’il est responsable d’une profonde crise au Moyen-Orient, renforçant au passage le régime sanguinaire des mollahs en Iran.
Dans l’idée que le temps de cerveau disponible des consommateurs est une denrée précieuse, le Mondial 2026 a inventé les pauses pub, dites officiellement «pauses hydratation», qui cassent le rythme des matches et sont destinées non pas au bien-être des joueurs, mais à celui des annonceurs. Et cette fin de semaine, on apprenait que la finale du 19 juillet, qui se tiendra à New York dans le stade des Jets et des Giants, deux franchises de football américain, comportera un halftime show.


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