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Depuis le début de l’année, sur le marché des véhicules d’occasion, les ventes de motorisations diesel ont encore chuté de près de - 7%. Un phénomène qui n’est pas nouveau, mais qui est accentué par la flambée du prix du carburant diesel. Cette baisse marque la fin d’une domination historique, comme nous le rappelle une étude d’AutoScout24.
Nicolas Laperruque - 26 mai 2026 à 17:00 - Temps de lecture :
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Sur le marché de l’occasion, la part de marché des véhicules diesel, qui atteignait encore près de 68% entre 2012 et 2015, chute désormais de manière continue. Aujourd’hui, elle représente environ 43% versus 61% en 2019.
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Pendant plus d’un demi-siècle, cette motorisation a dominé le marché automobile français, soutenue par un avantage économique décisif à la pompe et l’encouragement des autorités à choisir ce carburant.
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“Notre pays a toujours été un grand amateur de diesel. La France dispose en effet du plus grand parc automobile diesel en Europe avec 19 millions de véhicules et près d'une voiture sur deux roule encore au gazole. Mais cette position s’érode très rapidement. La hausse durable des prix des carburants, qui réduit son avantage compétitif, s’ajoute aux évolutions fiscales, réglementaires et environnementales, ainsi qu’à sa quasi-disparition du marché du neuf”, selon AutoScout24, la plus grande plateforme de petites annonces digitales de véhicules en Europe et au Canada.
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Sur le marché de l’occasion, la part de marché des véhicules diesel, qui atteignait encore près de 68% entre 2012 et 2015, chute désormais de manière continue. Aujourd’hui, elle représente environ 43% versus 61% en 2019.
Pendant plus d’un demi-siècle, cette motorisation a dominé le marché automobile français, soutenue par un avantage économique décisif à la pompe et l’encouragement des autorités à choisir ce carburant.
Une voiture sur deux roule encore au gazole
“Notre pays a toujours été un grand amateur de diesel. La France dispose en effet du plus grand parc automobile diesel en Europe avec 19 millions de véhicules et près d'une voiture sur deux roule encore au gazole. Mais cette position s’érode très rapidement. La hausse durable des prix des carburants, qui réduit son avantage compétitif, s’ajoute aux évolutions fiscales, réglementaires et environnementales, ainsi qu’à sa quasi-disparition du marché du neuf”, selon AutoScout24, la plus grande plateforme de petites annonces digitales de véhicules en Europe et au Canada.
Le diesel disparaît maintenant du marché de l’occasion
L’ensemble de ces facteurs accélère un basculement structurel : le diesel disparaît progressivement du cœur du marché de l’occasion pour se concentrer sur les véhicules les plus anciens. Depuis une décennie, la part du diesel baisse. Sur le marché des véhicules neufs, la part du diesel est passée de 77 % des immatriculations en 2008 à 34 % en 2019, avant de chuter à environ 5 % aujourd’hui. En l’espace de 18 ans, cette motorisation a ainsi perdu près de 70 points de part de marché.
Une part de marché en chute libre
En mars, les véhicules diesel sur le marché du neuf ne représentaient que 2,6 % des ventes. Sur le marché de l’occasion, la part de marché des véhicules diesel, qui atteignait encore près de 68% entre 2012 et 2015, s’érode désormais de manière continue, pour s’établir autour de 43% aujourd’hui, versus 61% en 2019.
Des prix en baisse
Sur AutoScout24.fr, l’offre de véhicules diesel a fortement reculé, avec un volume d’annonces quasiment divisé par deux depuis 2021. Cette contraction découle directement de la baisse des immatriculations de véhicules neufs diesel, qui limite le renouvellement de l’offre en seconde main. Si personne n’achète de diesel neuf, ils ne se retrouvent jamais en occasion. Les prix des diesel poursuivent leur baisse, avec un recul moyen de - 5,7 % sur un an. Cette évolution reflète un double mouvement : vieillissement de l’offre et demande moins dynamique.
La chute profite aux véhicules électriques et hybrides
Cette baisse d'intérêt pour le diesel profite aux motorisations électrifiées, avec un niveau record d’immatriculations de véhicules électrifiés d’occasion. En mars, le 100% électrique et l’hybride non-rechargeable ont fait respectivement un bond de +43,2% et 28,2% en volume. Une dynamique qui s’inscrit dans une transformation plus large du marché automobile.
« Si le marché du diesel semble aujourd’hui atteindre une forme de stabilisation en volume, les prix continuent de s’ajuster à la baisse (-5,7 % sur 1 an). Cela traduit une demande moins dynamique face à une offre encore importante mais vieillissante. En l’absence de renouvellement par le marché du neuf, le diesel devrait continuer à perdre progressivement du terrain sur le marché de l’occasion, en se concentrant sur des véhicules plus anciens et des usages spécifiques. La flambée des prix du diesel, alimentée par les tensions géopolitiques liées au conflit en Iran freine et reporte directement les intentions d’achats Parallèlement, les automobilistes qui tournent le dos au diesel se dirigent de plus en plus nombreux vers les motorisations électrifiées. Une dynamique qui s’inscrit dans une transformation plus large du marché automobile », commente Vincent Hancart – Directeur Général d’AutoScout24 France.


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