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Par Aurélie Collas
Publié aujourd’hui à 06h00Article réservé aux abonnés
HistoireLa guerre menée par Abd El-Krim et ses troupes entre 1921 et 1926 a marqué un tournant. Dans le royaume chérifien, elle se trouve au cœur d’un contentieux mémoriel toujours vif entre la région berbère du Nord et le makhzen.
Le défilé du 14-Juillet sous l’Arc de triomphe, en présence du sultan du Maroc, Moulay Youssef, et du chef de l’Etat, Gaston Doumergue (respectivement 2ᵉ et 3ᵉ à partir de la gauche), ainsi que du maréchal Philippe Pétain (tout à droite), à Paris, en 1926. Jamais parade militaire n’avait attiré autant de monde ; jamais n’avait-on vu pareil enthousiasme depuis le grand défilé de la victoire de la fin de la première guerre mondiale. En ce 14 juillet 1926, les troupes françaises de retour du Maroc défilent à Paris, place de l’Etoile, au milieu d’acclamations sans fin. Devant l’Arc de triomphe sont réunis les vainqueurs de la guerre du Rif, qui s’est achevée deux mois auparavant.
Immortalisées dans un célèbre cliché, les plus hautes autorités de la IIIe République – le chef de l’Etat, Gaston Doumergue, le président du Conseil et ministre des affaires étrangères, Aristide Briand, le président de la Chambre des députés, Edouard Herriot – posent aux côtés du maréchal Philippe Pétain, général en chef de l’armée, du général Miguel Primo de Rivera, chef d’Etat espagnol, et de Moulay Youssef, sultan du Maroc. Ce dernier ne manquera pas, pour son premier voyage dans l’Hexagone, de remercier la France, « protectrice du Maroc », pour « son œuvre de civilisation et de progrès ».
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