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Alors que le combattant québécois de l’UFC Aiemann Zahabi se dirigeait vers l’octogone de la Maison-Blanche pour le combat le plus médiatisé de sa carrière, des huées assourdissantes ont retenti dans ce lieu historique.
Zahabi a finalement été battu par Sean « Suga » O’Malley, ancien champion des poids coqs et favori du public, par K.-O. au deuxième round.
La soirée de combat de dimanche s’inscrivait dans le cadre de l’UFC Freedom 250, marquant le 250e anniversaire de la fondation des États-Unis et célébrant le 80e anniversaire du président américain Donald Trump.
L’événement a été présenté comme une célébration pour tous les Américains. Il s’est déroulé dans un monde fracturé, marqué par de profondes divisions politiques aux États-Unis, et alors que les droits de douane et les menaces d’annexion de Trump bouleversent la géopolitique.
Le président américain est toujours empêtré dans une guerre impopulaire en Iran qui a entraîné une hausse des prix de l’essence et des inquiétudes concernant l’inflation. Avant les combats de l’UFC de dimanche, Trump a annoncé qu’un accord avait été conclu avec l’Iran et qu’il avait autorisé la levée du blocus américain dans le détroit d’Ormuz.
La réaction au combat de Zahabi a montré que les relations tendues entre le Canada et les États-Unis continuent de se répercuter dans le monde du sport.
Trump a enfilé une casquette blanche « USA » avant le combat, au cours duquel Zahabi s’est concentré sur des coups de pied bas, tandis qu’O’Malley martelait le Lavallois avec des coups puissants. Pendant le match, quelqu’un a crié : « Le Canada est le 51e État. »
Zahabi, présenté comme le négligé dans ce duel, a dû faire face aux railleries de dizaines de milliers d’amateurs présents à proximité, à The Ellipse. Des chants bruyants de « USA » ont retenti lorsque le poing droit d’O’Malley a atteint la mâchoire de Zahabi, mettant définitivement fin au combat.
La réaction des spectateurs contrastait fortement avec celle observée lors des combats précédents, où le Brésilien Diego Lopes et Mauricio Ruffy avaient été applaudis lorsqu’ils avaient battu leurs adversaires américains. Lopes et Ruffy sont tous deux des combattants bien connus, et la défaite de Zahabi fut la première d’un athlète étranger contre un Américain sur cette carte.
Dans une vidéo diffusée avant le combat, Zahabi a déclaré que c’était un honneur pour lui d’être le seul Canadien à participer à cet événement. Le combattant âgé de 38 ans a déclaré que c’était une bonne occasion de se faire connaître, en affrontant un combattant populaire comme O’Malley.
Il a ajouté qu’il souhaitait « ramener une victoire de la Maison-Blanche pour Équipe Canada ».
Zahabi a déclaré avoir entendu certains Canadiens se plaindre de sa participation à l’événement, dans un contexte marqué par la rhétorique du président sur le « 51e État » et les droits de douane.
Le combattant avait auparavant apporté son soutien à Trump, affirmant que c’était parce qu’il avait promis d’être un « président de la paix ». Le combattant canadien est depuis revenu sur cette position.
Il avait précédemment déclaré à La Presse canadienne que le fait de combattre à quelques pas du Bureau ovale ne constituait pas une prise de position politique.
« Cela ne veut pas dire que je soutiens tout ce que Trump dit et fait, a-t-il évoqué. Je considère cela comme une occasion de m’exprimer et de faire entendre la culture et les valeurs canadiennes. »
Avec la contribution de Daniel Rainbird à Montréal et de l’Associated Press


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