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Par Le Figaro avec AFP
Le 2 juillet 2026 à 09h28
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Sans se prononcer sur le fond de l’affaire, cette formation spécifique de la Cour de cassation peut annuler l’arrêt de la cour d’assises si elle estime que des éléments nouveaux faisant naître un doute sur la culpabilité de Dany Leprince sont apparus depuis le procès.
Passer la publicité Passer la publicitéDans une rarissime décision, la Cour de révision a annulé jeudi la condamnation à la prison à perpétuité de Dany Leprince et ordonné qu’il soit rejugé pour un quadruple meurtre dans la Sarthe en 1994, un coup de théâtre dans ce célèbre dossier criminel.
«La Cour de révision et de réexamen juge que deux des éléments susceptibles d’avoir été retenus à charge par la cour d’assises se trouvent fragilisés par des éléments inconnus de la juridiction, ce qui est de nature à faire naître un doute sur la culpabilité de Dany Leprince», a déclaré son président Nicolas Bonnal, une décision accueillie les larmes aux yeux par Dany Leprince, 69 ans, qui est tombé dans les bras de ses proches.
Aujourd’hui libre après 18 ans passés derrière les barreaux, l’ancien employé d’une usine de boucherie clame son innocence des meurtres en 1994 de son frère, sa belle-soeur et deux de leurs filles dans leur maison de Thorigné-sur-Dué, voisine de la sienne.
«Il reste des zones d’ombre aujourd’hui»
Le 4 septembre 1994, Christian Leprince, sa femme et deux de leurs filles, âgées de 7 et 10 ans, sont retrouvés tués à l'arme blanche dans leur pavillon. Solène, 2 ans, est la seule rescapée. «Je suis brisée d'avoir perdu mes parents et mes soeurs, mais aussi en colère qu'il reste des zones d'ombre aujourd'hui», a déclaré, émue, la survivante à la Cour de révision le mois dernier, devant laquelle elle est venue appuyer la demande de son oncle.
Accusé par sa femme Martine Compain - dont il est depuis divorcé - et sa fille aînée Célia, Dany Leprince, 37 ans au moment des faits, avoue le meurtre de son frère aux policiers et au juge d'instruction avant de promptement se rétracter. De «faux aveux» pour ses défenseurs. La cour d'assises de la Sarthe l'a condamné en décembre 1997 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.
Dany Leprince ne pouvait pas à l'époque faire appel, ce que la loi n'a rendu possible aux assises qu'à en 2001. En 2011, la Cour de révision a rejeté une première requête du condamné et ordonné son retour en prison, dont Dany Leprince avait été libéré peu avant. En 2026, la défense de Dany Leprince estime qu'une cour d'assises doit être saisie pour statuer à nouveau sur son cas.


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