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Malgré une économie exsangue et la lassitude de la population, le président russe maintient ses exigences maximalistes à l’égard de l’Ukraine, refusant toute option diplomatique pour mettre fin à la guerre.
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Vladimir Poutine, lors du congrès de son parti, Russie unie, à Moscou, le 28 juin 2026. Une « période difficile ». Devant la foule de ses fidèles, réunis pour le congrès de son parti, Russie unie, à Moscou, Vladimir Poutine admet avec un art certain de la litote, le 28 juin, l’impasse dans laquelle se trouve son pays. « On peut affirmer qu’il s’agit d’un moment charnière », déclare le chef du Kremlin, sans jamais prononcer le mot « guerre ».
C’est pourtant l’offensive militaire lancée en février 2022 pour s’emparer de l’Ukraine, qui a précipité les difficultés économiques de la Russie, étranglée par les sanctions internationales : déficit budgétaire, chute des investissements, raréfaction du crédit, inflation, manque de main-d’œuvre, faillites d’entreprises… « Le coût de la guerre est devenu extrêmement élevé pour la Russie. Les dépenses militaires ont représenté les deux tiers des recettes budgétaires russes entre janvier et mars », souligne Linas Kojola, professeur associé à l’institut des relations internationales et des sciences politiques de l’Université de Vilnius.
A Moscou comme en province, nul ne peut plus prétendre ignorer ce conflit. Pas même Vladimir Poutine. Les attaques de drones ukrainiens ont affecté les 16 plus grosses raffineries de Russie, provoquant des pénuries d’essence dans 40 des 89 régions que compte le pays. La parade du 9 mai, qui célèbre la victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie lors de la Grande Guerre patriotique, a été réduite pour des raisons de sécurité. Le 3 juin, des panaches de fumée noire se sont élevés au-dessus du port de Saint-Pétersbourg, en plein forum économique, à la suite d’une attaque de drones ukrainiens.
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